Ce soir, comme d’habitude, j’aimerais bien mourir
Pour devenir alors ton ange gardien
Pourvoir te contempler, te voir aimer et rire
Voler des souvenirs qui ne sont pas les miens

Pourtant j’aime la vie, noyée dans un peu d’eau
J’y plonge trop souvent, tentant de t’oublier
Mon amour malheureux, tu es mon lourd fardeau
Tu pèses sur ma vie, tu me rends fou à lier

Je ne sais pas comment me libérer de toi
Je te fuis, je t’évite comme un mal insidieux
Apportant la tristesse tout au fond de tes yeux

Ton bonheur est pourtant ce qui compte pour moi
Plus que tu ne le crois, je le jure devant Dieu
Mais pas assez, tu vois, pour ne pas dire adieu.