lostVoilà, c’est fini… Jack, Kate, Sawyer, Locke et Hurley ne seront plus jamais Lost on the Island. Ca fait un peu bizarre, quand on a passé six ans avec de tels personnages, de se dire qu’ils ne feront plus jamais partis de notre vie. Bon ok, ce n’était qu’une série, mais pas n’importe laquelle. Auparavant, je n’avais ressenti qu’une seule fois cette impression si particulière, le jour de la fin de Friends…

Plus que toute autre série, les six saisons de Lost auront raconté une seule et même histoire en continue. Enfin une seule, c’est vite dit, vu qu’elle s’est toujours caractérisée par ses intrigues parallèles. Le découpage en saisons est ici largement artificiel, même si évidemment chacune d’elle se termine sur un cliffhanger encore plus terribles que d’habitude. C’est cette continuité qui a fait son immense succès car il a toujours laissé le spectateur avec sa frustration et son envie irrésistible de connaître la suite. C’est ce qui fait de cette série une expérience unique dans l’histoire de la narration et une série vraiment à part.

Lost est aussi une des rares séries ayant réussi à rebondir pour repartir de plus belle. Ce n’était pourtant pas évident d’arriver à changer les ressorts narratifs tout en gardant cette continuité. Les scénaristes y sont parvenus alors qu’à la fin de la saison 2, on pouvait vraiment craindre que la série soit vraiment partie pour tourner définitivement en rond. Ce ne fut pas du tout le cas par la suite, pour notre plus grand bonheur.

Tout cela a fait de Lost un vrai compagnon. C’est un peu le cas de toutes les séries, dont on attend fébrilement et avec impatience chaque nouvel épisode. On surveille les dates de sortie, on compte les jours, on hurle à la fin de chaque saison en pensant aux longs mois qui nous sépare de la reprise. Un peu comme les saisons (printemps, été, automne, hiver !!!!), les séries que l’on aime rythment notre vie. Elles constituent aussi un vrai sujet de discussion universel, une vraie culture qui a pris un fantastique essor ces dernières années, même si on oublie souvent que pendant longtemps les œuvres littéraires étaient publiées en premier lieu sous forme de feuilleton. Les séries ont crée leurs propres mythes, leurs propres codes, leurs propres références.

Lost aura largement contribué à cette montée en puissance de la série télévisée comme outil de narration. Son intrigue constitue surtout une des plus incroyables histoires jamais racontées. Bien sûr, sa conclusion (enfin on parle des 15 dernières minutes) n’est peut-être pas tout à fait à la hauteur du reste (cela pourrait constituer un débat à lui seul, mais franchement, j’ai pas la force de l’entamer là, tout de suite). Mais même si les adieux sont décevants, cela n’enlève rien à la légère tristesse d’être arrivé au bout d’une si belle aventure… Et Dieu qu’elle fut belle…

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