overbookeSi j'avais consulté mon agenda avant d'acheter mes billets de train, j'aurais donc eu 6 réunions en 4 jours dans le cadre de mes activités non professionnelles. Finalement, j'en aurai eu que 5 en trois jours, mais c'est quand même déjà pas mal. Trop même j'ai envie de dire parce que ce soir par exemple, j'aurais nettement préféré passer ma soirée tranquille sur mon canapé ou au cinéma. Mais comme le devoir m'appelle, je vais remettre le couvert une nouvelle fois.

 

Evidemment, toutes mes semaines ne ressemblent pas à celle-là. Je ne vais pas non plus joué le mec super overbooké, même si objectivement, j'ai quand même un emploi du temps extra-professionnel assez chargé. Et encore, j'ai déjà mis le holà à un certain nombre de sollicitations et j'hésite à répondre à d'autres, afin de préserver un minimum de liberté dans mon planning. J'en connais qui ont perdu toute vie personnelle en dehors du militantisme et je n'ai pas du tout envie de ressembler à ça.

Mais pourquoi me plaindre d'avoir ma semaine surchargée alors que personne ne m'a forcé à militer et à me faire élire conseiller municipal ? Je l'ai voulu, je l'ai eu... Globalement, je ne me plains pas en fait, c'est juste cette semaine qui se goupille mal. Mais il est vrai que ce n'est pas non plus la première fois que je traîne les pieds, que je n'ai pas envie, mais que j'y vais quand même puisque je suis quand même quelqu'un de plutôt consciencieux. Cependant une question demeure : pourquoi ?

Je pourrais évidemment répondre que je fais cela parce que j'estime que c'est mon devoir de citoyen de n’impliquer, que je fais ça par pur altruisme envers la collectivité et en particulier les plus fragiles de mes concitoyens, que mes convictions les plus profondes me poussent à vouloir changer le monde... Tout cela ne serait que du blabla. Non que cela soit sans fondement, mais je ne crois pas que l'on tient là l'étincelle qui a tout déclenché.

En effet, je ne crois pas avoir cela dans le sang. En effet, avant mon adhésion au PS, au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy (à prendre au sens littéral, puisque j'ai effectivement fait ça le lundi matin), je n'avais jamais eu aucune activité extra-scolaire ou professionnelle (hors les activités en école d'ingénieur, période un peu à part). Et quand je dis aucune, c'est aucune. Pas de club ou de cours quels qu’ils soient, à part pour apprendre à nager ou à conduire.

Mon engagement est venu à un moment de ma vie qui m'a amené à me poser. J'ai beaucoup déménagé dans ma vie et mon arrivée à Viroflay correspond à la première fois où je suis à un endroit sans savoir si et quand je vais en repartir. Je n'avais donc plus aucun obstacle à un investissement à long terme dans une activité.

Enfin, soyons honnêtes, à la base de toute activité, même celles qui semblent la plus altruiste, il y a une forme de plaisir un peu narcissique. Celui de se sentir utile, de s'entendre dire que l'on a besoin de soi, de récolter quelques bravos et quelques compliments admiratifs. Même les critiques quelque part flattent. Les gens importants sont souvent les plus critiqués. En plus, je m'implique dans un domaine qui n'est sûrement pas le dernier à rassembler des égo démesurés et c'est vrai que l'on a vite fait de se prendre au jeu et de se métamorphoser en sale con. Alors, tous ceux qui sortent du « mais non, je ne fais pas du tout ça pour ça » mentent forcément un peu, se mentent forcément un peu.

Mais après tout c'est humain... Et je compte bien le rester...

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