retour à l'accueil

retour au sommaire "lecture"

 

CARREFOUR SANGLANT

 

 

Auteur : Caroline Carver

Éditeur : Livre de Poche

Date : 2001

C'est pas le plus grand des hasards que j'ai eu l'occasion de lire "Carrefour Sanglant" très peu de temps après "Cul-de-sac". Je n'ai pas été pris dans un trip « polar dans le bush australien ». Car là encore, l'histoire se situe dans le fin fond du pays des kangourous. De facture beaucoup plus classique, ce livre ravira tout de même les amateurs de roman policier.

La journaliste India Kane doit rejoindre Lauren, son amie d'enfance, à Cooinda au plein cœur de l'Australie. Mais elle y trouvera seulement le corps de son amie... et surtout une accusation pour meurtre. Heureusement, elle peut compter sur le soutien d'un flic local qui croit en son innocence, au contraire de sa hierarchie et de la population locale.

Si "Carrefour sanglant" ne révolutionne pas l'histoire du polar, il n'en est pas pour autant dénué de mérites. Tout d'abord, l'intrigue a beaucoup plus d'épaisseur que peuvent le faire penser les premières pages. Les éléments se superposent au fur et à mesure du récit, l'enrichissant et le complexifiant jusqu'au dénouement final. Aucun de ces éléments n'est particulièrement original, mais on appréciera tout de même que la romancière ne se soit pas contentée du minimum.

Le style est agréable, là aussi très classique pour du polar. L'intrigue reste claire même quand elle se complexifie. Comme les éléments sont délivrés les uns après les autres, le lecteur a tout le temps de les digérer. En tout cas, tout cela permet de garder l'intérêt du spectateur de la première à la dernière page. Un lecteur pas forcément débordant d'enthousiasme mais qui passe tout de même un bon moment.

Le seul point un peu décevant dans "Carrefour Sanglant", ce sont les personnages. S'ils ne sont pas plus originaux que ne l'est l'histoire, ils sont par contre quelque peu dénués d'intérêt. L'histoire d'amour qui se noue au fur et à mesure du récit est cousue de fil blanc. Bref, rien de marquant à ce niveau là. Mais heureusement tout cela ne vient que très peu alourdir le récit, largement consacré à l'intrigue policière proprement dite.

On appréciera enfin la petite note d'exotisme de "Carrefour Sanglant". L'Australie profonde est quelque peu dépaysante, même si on reste en Occident. L'intrigue laisse une part belle aux relations avec les Aborigènes, qui est un des éléments qui vient enrichir le récit. Les grands espaces jouent également un grand rôle dans ce livre et son abondamment décrits. Bref, on découvre aussi bien les habitants que les paysages du bush australien, ce qui est peut-être la seule vraie originalité de ce roman.

"Carrefour Sanglant" se laisse lire avec plaisir. Il est conseillé à tous les amateurs de polar. Ceux qui en lisent plus épisodiquement trouveront peut-être des oeuvres plus intéressantes à lire avant celle-là.

 

 

retour à l'accueil

retour au sommaire "lecture"