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LE BLOG SPORT

 

 

 

21/10/2007 : Au secours, je me sens rajeunir...

On devait assister à un début d'automne historique pour les équipes de France. Nos basketteurs, basketteuses, volleyeurs, volleyeuses, rugbymen devaient apporter moult titres et satisfactions... Mais voilà, dans la continuité, d'un mondial d'athlé raté, nous avons assisté à déception sur déception. Il est même paradoxal de constater que les seules à avoir vraiment été à leur niveau ont été les volleyeuses françaises dont on attendait peu, mais qui ont donné leur maximum et démontré de grands progrès dans un sport longtemps sinistré au niveau des équipes nationales.

Les années 90 nous avaient habitués à voir la France enfin triompher. Premiers titres de champions d'Europe pour les clubs, de champions du monde pour les sports collectifs, nous avons vécu une décennie de succès qui nous avait fait oublier un siècle de défaites glorieuses, de fiascos sublimes, de déroutes avec les honneurs... Beaucoup d'exploits aussi, mais isolés, en quarts et en demis, suivies de déceptions à la hauteur des espoirs suscités. 

Championne du Monde des matchs amicaux, élevée dans le mythe de Poulidor, loser magnifique, la France laissait à d'autres l'ivresse des titres et des lignes au palmarès. C'était un problème profondément culturel. Pour preuve, si on explique les mauvais résultats actuels des clubs français en Ligue des Champions par l'exil des meilleurs joueurs tricolores, comment expliquer plus de 30 ans de disette alors que tous les joueurs français jouaient dans l'hexagone ?

Évidemment, chaque sport, chaque équipe, chaque compétition a son histoire, et il faut bien veiller à ne pas la réécrire impunément. Si l'Anglais rate sa cuillère, si Clerc marque l'essai, je serai peut-être en train d'écrire un article sur notre titre de champion du Monde et tout ce qui est aujourd'hui reproché fait à Bernard Laporte ne serait que louanges. A posteriori, il est toujours facile de dire où l'on s'est trompé, même si rien ne prouve que cela aurait changé quoique ce soit.

Il est donc difficile de tirer la moindre conclusion de ces contre-performances en série. Les coïncidences existent et il est trop tôt pour dire si Poulidor a repris le pas sur Anquetil. On oublie trop souvent que le triomphe de 1998 est venu à peine seulement cinq ans après France-Bulgarie.

C'est pourquoi, je terminerai tout de même sur une note positive. Quelque part, le fiasco final de nos rugbymen redonne l'espoir. En effet, excepté en 1995, cette Equipe de France est la première (enfin la seconde en fait...) qui pouvait vraiment être championne du Monde. La Nouvelle-Zélande en 87, l'Australie en 99 et l'Angleterre en 2003 étaient objectivement plus fortes que nous et si nous avons à chaque fois fait des non-matchs contre eux, une victoire aurait été peu probable. Cette fois, l'Equipe de France avait le potentiel pour l'emporter. Du coup, il est vrai que les jugements en sont d'autant plus durs, la déception plus grande, ce qui engendre colère et amertume. Espérons que nous ne perdions pas ce potentiel pour les quatre ans à venir et que le triomphe tant attendu soit pour bientôt !

Enfin, une petite note de satisfaction personnelle... J'avais dit que la France pouvait être championne du monde...uniquement avec Michalak aux manettes. Il a mené les deux actions de classe des Bleus pendant la compétition, contre l'Irlande et la Nouvelle-Zélande, mais cela n'a pas suffit à faire de lui un titulaire... Bernard, tu aurais du m'écouter...

 

27/08/2007 : Pourquoi j'y crois !

Je ne vais pas ici affirmer que la France va être championne du monde de rugby dans un mois et demi ! Si j'étais intiment persuadé que l'on allait être champion du monde en 1998 et que je reste assez fier de l'avoir toujours clamé haut et fort même lorsque une tempête de critiques s'abattaient sur Jacquet, cette fois-ci, la victoire ne sera pas évidente. Mais elle est possible, ça j'en suis plus que certain !

Tout d'abord, nous jouons à domicile. L'histoire des sports collectifs est assez emplies de victoires de pays organisateurs pour savoir que, même si ce n'est en rien une assurance de victoire, cela constitue un plus indéniable.

Ensuite, cette confiance vient de la manière dont cette équipe a bâti les trois belles victoires qu'elle vient d'enchaîner en match de préparation. Elles s'appuie sur une défense comme le XV tricolore en a rarement connu. Et même si cela fait un peu recette toute faite et stéréotypée, les champions du monde (et pas qu'en rugby) sont le plus souvent ceux qui possèdent la défense la plus solide. Car qui dit défense solide, dit possibilités nombreuses de contre-attaques, arme absolue s'il en est !

Mais si la France a appris à défendre, elle possède toujours des joueurs capables de moments de pur génie en attaque. Et un homme en particulier peut insuffler ce génie bien français. Il s'agit de Frédéric Michalak... Pourtant, ce dernier ne sera peut-être même pas titulaire pour le match d'ouverture. Depuis la dernière Coupe du Monde, l'ouvreur toulousain a connu de très nombreuses blessures qui n'ont pas permis à son talent de s'épanouir comme il aurait du. Mais le potentiel est toujours là. S'il se réveille pendant la compétition, cela peut augurer une France réellement imbattable. Surtout que l'attaque française recèle un autre pur génie. Un joueur qui devrait être une des plus grandes stars du sport français mais dont le caractère réservé éloigne des feux médiatiques. Je veux parler de Yannick Jauzion ! D'ailleurs, quand l'Equipe a organisé l'élection du XV français du siècle, Michalak et Jauzion y figuraient malgré leur âge et une carrière qui reste encore à écrire longuement !

Mais les All Blacks me direz-vous ? Ils sont certes ultra-favoris. Mais comme en 1995 ou 1999, où Johah Lomu devait les rendre imbattables. Mais ils ont été par deux fois battus. Certes, ce genre de série est fait pour s'arrêter et les Néo-zélandais finiront bien par être champions du monde un deuxième fois, après leur victoire lors de la première édition en 1987. Peut-être sera-ce au Stade de France... Mais peut-être pas !

 

 

26/07/2007 : Faut-il en rire, en pleurer ?... ou s'en réjouir ?

De nombreuses voix s'élèvent depuis deux jours pour demander l'arrêt pur et simple du Tour de France 2007. Au nom, de la morale et de l'équité sportive ! En effet, le cyclisme est devenue scandaleusement pervertie par la tricherie, autant tout arrêter... Franchement, il y'a de quoi rire !

Le dopage est vieux comme le sport. Et dans le cyclisme, il est culturellement enraciné au plus profond des habitudes des coureurs. Et cela depuis toujours. Tom Simpson en est mort sur les pentes du Ventoux, Anquetil bien après la fin de sa carrière. Des champions comme Merckx et Fignon ont subi des contrôles positifs au cours de leur carrière et Pedro Delgado a vu le sien annulé pour de sombres histoires administratives et a pu terminer victorieusement et tranquillement le Tour de France 1988. Rien de très nouveau sous le soleil donc, même si le phénomène ne semble connu du grand public que depuis l'affaire Festina au milieu des années 90. Pauvre Virenque, victime sacrifié d'un peloton chargé comme une mule de divers produits. Puis vint Lance Armstrong, ses 7 Tours de France entachés de mensonge. Mais voilà, à l'époque les contrôles étaient rarement positifs et les sponsors et les télévisions parlaient d'un renouveau nécessaire, sans pour autant parler de se retirer.

Mais que croyaient-ils ? Que tout allait changer sans douleur ! Revenir sur un siècle de tradition ne se ferait pas du jour au lendemain ! Les multiples scandales de ces deux dernières années sont plutôt de formidables signes d'un progrès immense des techniques de détection du dopage ! Quand on améliore les moyens pour chercher, c'est naturel que l'on trouve d'autant plus et d'autant mieux !

La peur du bâton ne peut marcher que s'il s'abat sur les coupables. Le Tour 2007, dans le prolongement de l'affaire Landis, est la preuve que c'est enfin le cas. Qu'un Armstrong ne pourra plus gagner aussi impunément. C'était à ce moment là qu'il fallait arrêter de diffuser le Tour, pas maintenant où la justice s'exerce enfin. Cela nuit au spectacle télévisuel peut-être, mais certainement pas à la morale et à l'équité !

Nombreux étaient ceux qui, dans les années 90, prétendaient que la lutte anti-dopage était vaine puisque les dopés auraient toujours une longueur d'avance sur les techniques de détection. Les évènements de ces dernières 48h (et même de ces 2 dernières années) leur donnent tort. Espérons qu'il se taisent à jamais !

 

25/07/2007 : Oh non, pas Vino...

Vinokourov était un coureur que tout amateur de cyclisme aimait. D'un tempérament offensif, généreux dans l'effort, il était loin de tout ces coureurs "petits bras" qui peuplent le peloton. Et son palmarès si étoffé provient de ce moral de battant, de cette mentalité tournée vers l'attaque qui ravissait le spectateur. Mais depuis hier, on le sait, il provient également très certainement du dopage.

Bien sûr, en tant qu'ancien de la T-Mobile, époque Ullrich-Zabel, on pouvait se douter que Vinkourov n'avait pas toujours roulé qu'à l'eau claire. Mais comme tous les coureurs dirait-on. Cependant, lui avait le petit truc en plus qui fait les grands champions.

Tomber pour une tricherie aussi grossière est incompréhensible. Comment pouvait-il imaginer qu'il ne serait pas contrôlé positif ? Comment a-t-il pu prendre un risque si fort, au risque de perdre son aura, de devoir mettre fin brutalement à sa carrière et de ternir son honneur ? Vraiment, on a du mal à répondre à ces questions.

Mais pendant ce temps, Michael Rasmussen, l'homme qui disparaît un mois au Mexique et qui revient aussi vif que Speedy Gonzalez, et Alberto Contador, exclu du Tour l'année dernière pour ses liens présumés avec l'affaire Puerto (il a été certes mis hors de cause depuis, mais bon...), continuent à se battre pour les deux premières places...

Décidément, le cyclisme rime souvent avec cynisme !

 

08/07/2007 : Bravo Marion !

En atteignant la finale de Wimbledon, Mario Bartoli a réussi un des exploits les plus inattendus du sport français. Bien sûr, la victoire ne fut pas au rendez-vous mais le niveau de jeu de la française pendant toute la quinzaine, et même en finale, a atteint un niveau remarquable. La progression de Bartoli depuis un peu plus d'un an fut progressive. Trois tournois gagnés l'année dernière, des performances régulières, il ne lui manquait plus qu'une performance en Grand Chelem pour accéder à la notoriété et au gratin du tennis. Il y'a un mois, elle fut déjà la seule tricolore a quitté le tournoi, mais ce n'était qu'au stade des 8ème de finale. 

On peut s'interroger sur le réel niveau de Marion Bartoli. Sa performance de Wimbledon pourra-t-elle être rééditée ? Seul l'avenir le dira mais le niveau de jeu affiché n'est pas non plus arrivé par miracle et il n'y a pas de raison pour qu'il ne puisse pas être reproduit. La principale raison qui pousse à l'optimisme est les ressources morales dont la Française a su faire part. Par trois fois dans ce tournoi, elle fut menée un set à rien avant de remporter les deux suivants. Et contre les numéros 1 et 3 mondiales s'il vous plaît. Son niveau de jeu en finale malgré l'enjeu nouveau pour elle, son abnégation de tous les instants peuvent donner à penser qu'elle possède la solidité mentale qui fait si souvent défaut au tennismen et tenniswomen français.

Sa marge de progression est encore importante. Un physique plus affûté, un service plus fiable pourraient lui permettre de franchir la dernière marche qui la sépare des toutes meilleures. Toutes les qualités qui ont permis à Venus Williams de l'emporter ! Si elle les acquière et garde son formidable retour de service, cette puissance et cette précision, il ne fait aucun doute qu'un jour elle sera en mesure de remporter les plus grands titres. Mais cela est plus facile à dire qu'à faire !

 

03/07/2007 : En ce début d'été...

Cela fait un long moment que je n'ai pas abondé cette rubrique alors je vais me rattraper en faisant un point sur les évènements de ces derniers jours.

Le feuilleton de chaque début d'été, c'est bien sûr le roman des transferts footballistiques. Et cette année, la vedette, c'est bien sûr notre Titi national ! Son départ d'Arsenal semblait inévitable tant les ambitions sportives du club londonien sont chaque année un peu plus faibles. Et le départ probable d'Arsène Wenger d'ici peu ne l'a pas non plus incité à rester plus longtemps. Arsenal a fait le choix d'investir dans un stade flambant neuf au prix d'un lourd endettement et d'une compétitivité moindre sur le marché des transferts. Le choix se révèlera peut-être judicieux à long terme, mais pour l'instant Arsenal va ressembler à un géant sportif endormi. Quant à Thierry Henry, on peut préjuger qu'il connaîtra à Barcelone une réussite à la hauteur de son talent, tant la Liga semble tailler pour son jeu, surtout dans le club où le jeu offensif est le plus ancré dans les traditions.

Tony Parker et Laure Manaudou ont brillé ces dernières semaines. En termes purement sportifs, ils sont sûrement les deux plus grands champions français du moment. Ce qu'il y'a de plus étonnant, c'est qu'ils exercent dans deux sports où la France n'a jamais particulièrement brillé. Mais le talent est là, exceptionnel. La réussite de Manaudou après son départ en Italie est des plus rassurantes à un an des Jeux de Pékin. Elle sera prête, soyons en sûr !

L'autre bonne nouvelle est les bonnes performances de tennismen français entre les gouttes qui tombent sur Wimbledon, confirmant que le gazon est la surface où les Tricolores s'expriment le mieux. Bien mieux que sur la terre battue de Roland Garros en tout cas !

Un petit mot aussi sur Christophe Moreau qui vient d'enchaîner deux belles victoires, sur le Critérium du Dauphiné puis aux Championnats de France. Tout cela est naturellement très prometteur pour le Tour de France qui commence samedi.
Pour conclure, un petit mot d'encouragement pour nous rugbymen qui débutent leur préparation pour devenir Champion du Monde de rugby ! Bon, je suis un peu optimiste sur le coup, mais la victoire ce week-end de l'Australie sur les All Blacks prouvent bien bien que nul n'est invincible ! Alors tous derrière les Bleus !

 

14/06/2007 : La loi des plus forts

Le palmarès de Roland-Garros 2007 a un petit air de déjà-vu. 3 finalistes sur 4 étaient présents en 2006 et les deux vainqueurs sont les mêmes. Cela renforce la domination sans partage de Rafael Nadal et Justine Hénin.

Justine Hénin est bien la meilleure joueuse de tennis au monde et de loin. Lorsqu'elle n'est pas blessée, aucun grand titre ne lui échappe, ou alors rarement. La domination d'Amélie Mauresmo au classement n'aura duré que le temps que la Belge se remette définitivement des ses ennuis de santé. Sans ces derniers, son palmarès serait encore plus étoffé et on parlerait d'elle comme la successeur de Steffi Graf. Cela est d'autant plus remarquable que cela se produit alors que le tennis féminin présente une densité toujours croissante (il faut dire, il vient de loin et un grand chemin reste encore à parcourir par rapport à leurs collègues masculins).

La domination de Rafael Nadal ne touche elle que la terre battue. Mais il y règne en maître absolu, son lift dévastateur et son physique à toute épreuve lui assurant une large marge sur la concurrence. La comparaison avec Borg est évidente, même si il lui reste à glaner trois saladiers d'affilée pour rejoindre le maître suédois. Mais il lui reste surtout à conquérir des Grand Chelems en dehors de Paris pour vraiment s'installer dans le cercle des grands joueurs ayant marqué l'histoire du tennis. Mais, dans les autres Grand Chelem, ses armes sont infiniment moins efficaces pour contrer le talent et la classe de Federer. Ce dernier a raté son pari. Le titre de meilleur joueur de l'histoire lui échappe encore. Il n'a pour l'instant pas trouvé d'arme efficace contre le jeu de Nadal sur terre battue, l'épisode de Hambourg étant du surtout au fait que la terre battue allemande ressemblait plus à du dur qu'à la terre battue parisienne, très favorable aux spécialistes du lift. Rendez-vous l'année prochaine !

 

03/06/2007 : Bilan d'un après-midi sportif

Hier fut une après-midi très sportive. Je ne parle pas là de ma distribution de tracts le matin au marché, mais du reste de la journée que j'ai passé la télé allumée à regarder diverses manifestations sportives.

Le fil rouge fut la déroute des Français à Roland Garros. Bon, je suis un petit peu vache, car on va dire qu'ils n'ont pas démérité... La défaite avec les honneurs, une spécialité bien française. Plus sérieusement, il est vrai que les deux seuls qui aient vraiment à rougir de leur prestation sont malheureusement nos deux leaders, Richard Gasquet et Amélie Mauresmo. Pour le premier, c'est peut-être un mal pour un bien car il a enfin admis qu'il fallait peut-être qu'il se remette en question. Pour la seconde, la préparation tronquée ne peut pas expliquer le nombre impressionnant de doubles fautes. Elle reste une championne au mental trop fragile pour être une grande championne. Et les deux victoires en Grand Chelem de l'année dernière ne semble pas avoir résolu le problème. La pression, un mal bien français...

J'ai ensuite assisté à la défaite de mon cher Stade Toulousain en demi-finale du championnat de France de rugby. Un nouvel échec donc pour les rouges et noirs qui n'ont plus remporté le bouclier de Brennus depuis six ans. Les titres de champion d'Europe ne font pas oublier ce vide au palmarès qui s'éternise pour un club de ce calibre. Bien sûr, que pouvaient-ils faire face au talent d'Aurélien Rougerie ? Mais les approximations à répétition dans les dix dernières minutes ont montré une nouvelle fois que Toulouse n'est plus la machine à gagner implacable des années 90. Un nouvelle déception pour le Capitole qui commence sérieusement à s'impatienter.

La soirée se termina par la belle victoire de l'équipe de France de football face à l'Ukraine 2-0. Bien sûr, le jeu, notamment en première mi-temps, ne fut pas toujours très emballant, mais cela est très largement du à son adversaire. L'équipe d'Ukraine a été conforme à celle quart de finaliste de la dernière Coupe du Monde, solide mais sans génie, et impuissante face aux grandes équipes. Privée de son buteur Shevchenko, elle n'a jamais su développer le moindre jeu offensif digne de ce nom. En tout cas, cette victoire est une bonne nouvelle pour l'Equipe de France. Si elle est confirmée par une victoire face à la Géorgie ce mercredi, elle permettra aux Bleus d'envisager sereinement la fin des éliminatoires, notamment les voyages en Italie et en Ukraine, qui s'avèreraient nettement moins décisifs que prévu.

Mais mon vrai bonheur du jour vint de la finale du Championnat de France de basket entre Roanne et Nancy. Je me rappelle d'un temps, pas si lointain, où, le samedi, on pouvait régulièrement voir un match du ce championnat sur France 2. Une époque où je connaissais les noms et les visages de Michael Young ou Delaney Rudd, les stars de l'époque. Désormais, j'ai du attendre hier pour apprendre que le meilleur joueur du championnat s'appelle Dewarick Spencer et joue à Roanne. Le spectacle fut magnifique et l'on ne peut que regretter que l'on puisse si rarement le voir sur nos écrans. Ou alors il faut que reçoive une belle augmentation et que je m'abonne à Sport + et Eurosport... On peut toujours rêver !

 

28/05/2007 : Petit bilan de la saison

La saison de Ligue 1 vient tout juste de se terminer, c'est donc l'heure des traditionnels bilans. 

Ce qui l'histoire retiendra principalement de la saison 2006/2007, c'est bien évidemment le sixième titre consécutif de Lyon. Jamais la domination du club rhodanien n'a été si forte. Le championnat fut plié dès l'automne. Pourtant, cela n'a pas empêché les commentaires d'être les moins enthousiastes depuis le début de l'ère lyonnaise. Certes, la deuxième partie de saison fut un peu poussive, certes le grand exploit en Ligue des Champions n'a toujours pas eu lieu, certes Lyon a perdu la finale de la Coupe de la Ligue, mais il reste qu'aucune autre équipe française ne lui arrive à la cheville et qu'elle a prouvé en début de saison qu'elle avait le potentiel pour atteindre les sommets en Europe. Ce qui lui manque ? Peut-être un grand avant-centre, un peu de chance... et surtout à mon avis une plus forte opposition domestique. La démobilisation en championnat compréhensible dès après la trêve hivernale a sûrement nui à Lyon lorsqu'il a fallu se remettre à jouer à fond contre la Roma en quart de finale de Ligue des Champions. En tout cas, on voit pas aujourd'hui comment un septième titre pourrait lui échapper...

Derrière, la concurrence fut réduite à portion congrue. Le rôle du dauphin revient à un OM inconstant mais qui a tout de même réussi une superbe fin de saison, malgré la défaite en finale de Coupe de France. Mais avec trois joueurs de niveau mondial comme Ribery, Cissé et Nasri, on ne pouvait guère attendre moins de Marseille, surtout au vu des naufrages parisiens et monégasques. Cependant, si Nasri est parti pour rester, les deux autres devraient quitter le navire phocéen et il est peu probable que l'OM puisse se payer des joueurs du même calibre.

Toulouse est un surprenant troisième... Je ne reviendrai pas sur l'incident des trois points sur tapis vert. Ses concurrents directs avant la dernière journée avaient tous leur destin entre leurs mains, mais aucun d'eux n'a su gagner. Lens, Bordeaux et Rennes doivent surtout s'en prendre à eux-mêmes. Certes le destin fut particulièrement cruel envers les Bretons avec le but égalisateur lillois à 93ème minute, mais c'est aussi ces moments qui font la beauté du football. 

Parmi les autres bonnes surprises, on peut noter la magnifique saison de Sochaux, qui devrait permettre à leur entraîneur, Alain Perrin, de s'asseoir sur le banc lyonnais la saison prochaine. Le Mans a confirmé qu'il était un acteur solide de Ligue 1 et Lorient a cette fois montré un niveau de jeu suffisant pour espérer un long séjour dans l'élite.

Monaco et le PSG sont passés tout près du bide du siècle. Mais la très bonne deuxième moitié de saison des deux clubs peut leur faire espérer un rang digne de leur statut l'année prochaine.

Enfin, le dernier mot sera pour Nantes qui quitte l'élite qu'il fréquentait depuis 40 ans. La direction du club a depuis quatre saisons prouvé à mainte reprises son incompétence notoire et a plongé ce taulier du football français dans un désarroi inimaginable avant leur arrivée. Formation en berne, recrutement risible ont entraîné irrémédiablement le club vers la Ligue 2. Espérons qu'une nouvelle équipe dirigeante arrivera et redonnera très vite son rang au FCNA.

 

21/05/2007 : Vivement Roland !

Le Roi de la terre battue vient de tomber de son trône. Après 81 victoires d'affilée sur cette surface, Rafel Nadal a perdu un match de tennis. Et quoi de plus logique que ce soit le Roi du tennis tout court qui réussisse enfin à le faire chuter. Si les dernières semaines avaient semé le doute sur le niveau de jeu du Suisse, la finale de dimanche à balayé toute les inquiétudes. Personnellement, j'ai allumé la télé à un set à rien pour Nadal et deux balles de break pour lui. Je pensais que l'hégémonie du Majorquin allait se poursuivre. Et puis, je ne sais pas si c'est ma présence qui a tout changé, mais le cours du match s'est inversé, et j'ai assisté à un 11 sets à 1 pour Federer.

Cette magnifique victoire met donc l'eau à la bouche avant Roland-Garros. Le monde entier attend une revanche en finale. Une victoire de Federer le assurerait sans conteste le titre de meilleur joueur de l'histoire. Une victoire de Nadal transformerait Hambourg en simple accident et confirmerait sa suprématie absolue sur terre battue. Bref, une victoire de l'un des deux renforcerait un des deux royaumes. Reste à savoir lequel. Réponse le 10 juin !

 

14/05/2007 : M... le Maudit

Bon promis, pour ce billet, je vais laisser de côté mon côté supporter du PSG de base pour garder une vraie objectivité. 

Depuis donc près de 15 ans, l'Olympique de Marseille n'a pas gagné le moindre titre. Il n'est pourtant pas passé loin à plusieurs reprises dont la dernière ce week-end, en finale de la Coupe de France face à Sochaux. L'OM se présente souvent comme le plus grand club français de l'histoire, alors cette situation commence à faire tâche. Cependant, à l'échelle de la décennie, l'OM a quand même montré une certaine constance au plus haut niveau. On ne dispute pas deux finales de Coupe d'Europe pour rien. Certes, il y'a eu des saisons catastrophiques, mais c'est le lot des grandes équipes françaises, souvent caractérisées par l'inconstance. Et comme pour le PSG, ces saisons là marquent plus les esprits que les saisons globalement réussies... comme cette saison d'ailleurs, où l'OM est peut-être sur le point de devenir le dauphin de l'inaccessible Lyon. Pourtant, les commentaires d'après finale semblaient être ceux sur une équipe dont la saison est marquée du signe de l'échec. Perdre une finale de Coupe de France aux tirs aux buts face au 5ème du championnat n'est pourtant pas une infamie. Mais voilà, la critique est un art si facile...

Voilà, j'ai presque dit du bien de l'OM. Je crois que je vais aller me coucher après cet effort surhumain !

 

22/04/2007 : La force de l'habitude

Lyon, champion pour la sixième fois consécutive... l'exploit est grand. Surtout que rien ne laisse présager que la série est sur le point de s'arrêter. Le fossé creusé avec ses poursuivants est abyssal, que ce soit au niveau de la qualité de l'effectif ou des structures du club. Mais bon, une équipe de foot est un équilibre fragile qui peut se briser au moment où on l'attend le moins.

En tout cas, l'Olympique Lyonnais ne peut qu'inspirer félicitations et respect. Les critiques lancés à l'égard du club depuis le début de l'année ne peuvent rien contre ce fait incontestable. En France, c'est l'Olympique Lyonnais devant et les autres loin derrière !

 

21/04/2007 : Le bonheur des uns...

Ce soir, je suis très heureux vu qu'après sa très belle victoire sur le FC Nantes 4 à 0, le PSG a quasiment assuré son maintient en L1, ce qui semblait mal engagé il y'a encore 4 journées. Mais avec 3 victoires et un nul en 4 matchs, le club parisien semble avoir assuré l'essentiel. Paul Le Guen a enfin trouvé ses 11 titulaires et un fond de jeu. Il y'a quelques semaines, je pensais que le retour de Gallardo allait être la clé. Finalement, ce fut celui de Clément, permettant ainsi à Rothen de retrouver son rôle offensif. 

Mais ce soir, je suis aussi un peu triste. Ayant vécu deux ans à Nantes, aimant beaucoup cette ville magnifique, j'ai tout de même un petit pincement au cœur en pensant que cette victoire du PSG place un orteil de plus du FCNA en L2. Je ne vois plus ce qui pourrait sauver les Canaris. Un miracle est toujours possible mais les raisons d'espérer sont minces. L'effectif compte peu de joueurs de haut niveau quand le banc du PSG comptait Gallardo, Kalou et Mendy, trois internationaux confirmés. Nantes était en ce début de saison le club celui qui comptait le plus d'années d'affilée au plus haut niveau. A priori, l'année prochaine, ce titre reviendra... au PSG !

 

09/04/2007 : Vive la Coupe Davis !

Certes la France a perdu contre la Russie pour la 4ème fois de suite ! Mais quel spectacle, trois matchs en cinq sets super serrés, du suspense, des reversements de situations, des renaissances surprenantes ! Un vrai bonheur !

La Coupe Davis a un parfum particulier qui rend cette épreuve unique. Elle réunit les émotions propres aux sports collectifs et celles engendrées habituellement par les sports individuels. Affrontement d'homme à homme sur le terrain, mais de deux équipes sur le week-end, la Coupe Davis a peu d'équivalent.  Cette épreuve continue de garder une grande importance, malgré le désamour que lui vouent certains grands champions, Federer en tête. Et oui, aimer la Coupe Davis, c'est préférer la gloire sportive à sa gloire personnelle. Les Nord-américains ont depuis longtemps dédaigné cette épreuve, tellement loin de leur culture sportive. L'Europe et l'Amérique latine résistent encore. Espérons que ça dure !

 

06/04/2007 : Ca c'est du foot !

Samedi soir, Bordeaux-Lyon, finale de la Coupe de la Ligue, match insipide où les équipes ont eu autant d'ambitions dans le jeu qu'il y'a de chance de voir Olivier Besancenot devenir notre prochain Président de la République ! Mardi et mercredi, quarts de finales de la Champion's League, quatre matchs, quatre superbes spectacles, pas seulement dus à la qualité des stars sur le terrain, mais aussi à leur entrain offensif ! Le contraste fut saisissant. Il l'est d'autant plus que Lyon et Bordeaux ont participé à cette même compétition mais l'ont quittée lors des tours précédents. En comparant les matchs de ces derniers jours, cela n'a rien d'étonnant. Le Championnat de France est un championnat où la frilosité tactique est de mise, plongeant très souvent le spectateur dans un ennui profond. Le manque de compétitivité des clubs français ne vient qu'en petite partie du manque de talent des joueurs, les plus grandes stars évoluant dans d'autres championnats. Les performances récentes de Porto et du PSV Eindhoven ont prouvé que cela n'était en rien rédhibitoire. Retrouvons une vraie ambition dans le jeu et les soirées de championnat ressembleront un peu plus aux soirées de Champion's League, attireront plus de spectateurs, augmenteront les recettes des clubs, ce qui leur permettra de se payer de meilleurs joueurs. Et les résultas en Coupe d'Europe s'amélioreront ! Bref, tout le monde sera content, alors à l'abordage les enfants !

 

06/04/2007 : Concours de superlatifs

Tous les compliments possibles et imaginables ont été employés pour saluer les Championnats du Monde de Laure Manaudou. Je ne m'étendrai donc pas trop longuement. Mais je tenais à saluer ce talent unique dans le sport français. Si le personnage ne m'inspire aucune sympathie, on ne peut qu'être admiratif de la championne. D'habitude nos champions étaient des losers sympathiques. Là, on a une boulimique de victoires antipathique, ça change. Et on ne va pas s'en plaindre !

 

 

15/02/2007 : Nettoyage par le vide

Ce pauvre Jan Ullrich aura donc été la seule victime du "scandale Puerto", l'affaire qui devait faire trembler le monde du cyclisme... et qui vient d'être classé sans suite par la justice espagnol. Tous les autres protagonistes ont retrouvé une équipe, Ivan Basso en tête. Le cyclisme continue de connaître ce genre d'affaire avec une régularité désespérante sans que les mœurs du milieu ne semble le moins du monde évoluer. 

Le dopage est une tradition séculaire dans le cyclisme. A peu près tous les grands champions ont à un moment ou à un autre subi des contrôles positifs. Jacques Anquetil en est même mort. Je ne comprends vraiment pas pourquoi on a l'air de jouer les vierges effarouchées devant les scandales à répétition. Ces affaires ne démontrent pas l'extension de la pratique, qui a toujours exister, mais plutôt les progrès des contrôles. On ne peut plus faire semblant de ne rien voir !

Que doit donc faire le cyclisme pour retrouver un semblant de crédibilité ? La question est délicate car le mal est profond. Les pratiques de dopage y sont tellement culturelles, que cela sera difficile de tout changer du jour au lendemain. Pourtant si les coureurs cyclistes veulent continuer à gagner l'argent des sponsors et du public, ils ne pourront poursuivre longtemps cette logique. Gagner à tout prix va surtout conduire les coureurs à gagner pour des clopinettes. Et je doute qu'ils seront nombreux à grimper l'Alpe D'Huez en plein cagnard pour des clopinettes...

 

12/02/2007 : Grandir dans la défaite

Les rêves de Grand Chelem du XV de France se sont envolés dimanche après-midi à Twinckenham. L'Equipe de France est renvoyée à ses doutes, les mêmes soulevés à l'automne dernier lorsqu'elle s'est fait atomisée par la Nouvelle-Zélande. Cependant, je pense le plus honnêtement du monde que cette défaite n'est pas du tout du même registre. 

L'Equipe de France a complètement raté son match et l'Angleterre a étonnement réussi le sien. Pourtant, on a bien senti par moment, que le talent était du côté français. Mais en face, les Anglais ont répondu par un courage, un engagement et une volonté de gagner de tous les instants, ces éléments étant capitaux dans un sport de combat comme le rugby. Bref, les Anglais ont compensé avec leur cœur et leur tête le talent qu'il manque à leurs mains.

On peut espérer que le cœur des Français battra comme celui des Anglais quand il s'agira de jouer des matchs de Coupe du Monde à domicile. Et là, le talent des mains vaincront tous les cœurs du monde. Honnêtement, les Anglais jouaient leur honneur et voulaient à tout pris éviter l'humiliation dimanche. L'Equipe de France s'est sûrement vue trop belle et avait déjà un peu la tête à sa Coupe du Monde. Bref, les niveaux de motivation étaient trop différents pour que le XV tricolore ait une chance de l'emporter.

Il faut donc espérer que cette défaite servira tout simplement de leçon. Celle contre la Nouvelle-Zélande était trop monstrueuse pour être riche d'enseignements. Celle-là peut l'être ! Tout est une question de volonté...

 

07/02/2007 : Les marches étaient trop hautes

Les quarts de finale de la Ligue des Champions se joueront donc sans club français. La déception est immense, surtout que les phases de poules nous avaient donné de réels espoirs puisque les trois clubs français avaient à leur niveau, même Bordeaux éliminé certes, mais après avoir battu Galatasaray et le PSV Eindhoven à domicile. Lyon notamment avait particulièrement impressionné permettant d'espérer le couronnement suprême en fin de saison.

Mardi soir, Lyon est tombé sur plus fort que lui, c'est net. La victoire romaine ne souffre d'aucune contestation, les joueurs italiens ayant été supérieurs dans tous les domaines. Si un regret doit être formulé, c'est sur le match aller, à la portée des Lyonnais. Il est clair que ce 8ème de finale est arrivée à un moment où l'équipe tourne moins bien qu'en début d'année. Les deux effectifs se valent, c'est la dynamique collective qui a fait la différence. Gagner la Ligue des Champions, c'est aussi une question de chance car la moindre baisse de régime au moment des matchs à élimination directe se révèle fatale, contrairement à un championnat. Lyon finirait sûrement devant l'AS Rome dans le cadre d'un championnat, mais sur ces deux matchs, c'est largement Rome qui était la meilleure équipe. C'est la loi du sport et de la compétition.

Le cas de Lille est totalement différent, même si des regrets peuvent être formulés également sur le match aller. Les Lillois n'ont pas à rougir de leur défaite de ce soir. Dans le jeu, ils ont été largement à la hauteur, voire supérieur à Manchester. Mais voilà, si un collectif brillant peut palier à un manque de talent individuel, il reste que les grands joueurs font souvent la différence (sinon ce ne serait pas des grands joueurs...). Le but mancunien est l'œuvre d'une action de classe de Cristiano Ronaldo et Henrik Larsson, deux des plus grandes stars du football européen. Le courage et l'organisation collective ne peuvent pas toujours contrer le talent et la classe purs. Lille a joué sa chance à fond mais cela n'a pas suffit, la différence de qualité des effectifs était trop grande.

Cet échec du football français est-il révélateur d'un recul de la qualité de notre championnat sur l'échiquier européen ? Je ne pense pas. Lyon est la seule équipe française vraiment capable de lutter à armes égales avec les autres grands clubs sur le plan européen. Sa réussite sur ces cinq dernières années dans la plus prestigieuse des compétitions européennes est une réussite unique dans l'histoire du football français. Il lui manque une performance comme celle de Monaco, finaliste en 2004. Mais derrière le club de la Principauté a plongé. Lyon a la régularité pour lui, qualité qui a toujours manqué aux grand clubs français. Or ce n'est que sur cette base que l'on peut espérer bâtir un vrai palmarès et une vraie culture de victoire. Si Lyon garde cette présence régulière à ce niveau, il y'aura forcément une saison où le petit plus de chance et de réussite qui lui a pour l'instant échapper lui sourira et lui permettra de soulever la Coupe aux grandes oreilles. La saison prochaine peut-être ! Quant à Lille, le potentiel d'en faire un club comparable à Lyon est réel. Cela prendra encore plusieurs années, mais cela est réalisable. Ce club commence à posséder une expérience réelle de la Ligue des Champions et ses progrès y sont constants. Le projet à long terme dans lequel s'inscrit le club est très intéressant et représente un exemple à suivre pour d'autres ! Pour toutes ces raisons, je crois que ces deux échecs ne doivent pas faire sombrer le football français de club dans un pessimisme et une dévalorisation systématique dans lequel il sombre trop souvent. Or, la victoire réside souvent dans la manière dont on se persuade qu'elle a notre portée. Les clubs français ont tout pour remporter régulièrement des Coupes d'Europe et je pense sincèrement qu'ils y parviendront à nouveau dans les années qui viennent.

 

 

04/02/2007 : Les raisons d'espérer

Bon évidemment, en tant que fervent supporter du PSG, ce week-end, ce n'est pas la grande joie footbalistique (heureusement y'a bien d'autres raisons de se réjouir, voire mon journal). Mais bon, allez, il est important dans la vie de positiver ! Je reste donc persuadé que le cataclysme qui s'annonce ne se produira pas. Le PSG est connu pour ses crises internes, ses clans, ses joueurs qui se tirent dans les pattes...là cette année, le club possède un groupe sain et soudé, et cela va encore plus mal que d'habitude. C'est à n'y rien comprendre ! Surtout que l'effectif est très certainement le meilleur depuis près de dix ans. Mais le football est ainsi fait, si imprévisible et où tout équilibre est, par définition, fragile. 

Former une équipe est bien différent d'accumuler des individualités. Rien cette fois dans l'environnement extérieur du club, n'empêche cet effectif de se transformer en machine à gagner ! Et franchement, je crois très fort en Paul Le Guen pour réussir cela. Je sais que le temps lui est fort compté, mais je ne doute pas que la réussite sera au bout. Et puis, il y'a un homme qui a été absent lors des défaites de ces derniers jours, c'est Marcello Gallardo. Son apport à l'équipe est immense et son absence a renvoyé l'équipe du PSG a sa médiocrité du début de saison. Heureusement, sa blessures est assez anodine, son retour est tout proche et je suis sûr que cela peut tout changer. Ou du moins changer assez les choses pour que l'on finisse au minimum 17ème !

 

25/02/2007 : Des raisons d'y croire !

Après la déroute de l'automne dernier face aux All Blacks, l'équipe de France de rugby est en train de rassurer tous ses supporters en réalisant une excellent début de tournoi, à quelques mois de l'ouverture de SA Coupe du Monde. Tout n'est pas encore parfait, mais le XV de France est en train de démontrer à nouveau qu'il est la meilleure équipe de l'hémisphère Nord. Elle a déjà démontré également à plusieurs reprises qu'en pleine forme, elle pouvait largement rivaliser avec les Géants de l'hémisphère Sud. 

Il est clair que la Nouvelle-Zélande est potentiellement l'équipe la plus forte au monde. En plus, elle met tous les moyens de son côté pour préparer au mieux la Coupe du Monde et il ne faut pas compter sur un collectif défaillant pour les battre. Les Blacks ne seront pas à la prochaine Coupe du Monde de rugby ce que les Brésiliens furent lors de la dernière Coupe du Monde de football. Pour les battre, il faudra que l'Equipe de France élève encore son niveau de jeu. Il faut espérer qu'une préparation adéquate pourra le lui permettre. Traditionnellement, les joueurs de l'hémisphère Nord s'investissent plus dans le rugby de club que leurs collègues du Sud et sont donc souvent moins performants au moment des tournées. Mais pour une Coupe du Monde, les longues périodes de préparation devait tout mettre à plat et nous permettre tous les espoirs !

 

12/02/07 : Merci Raphaël !

Ce dimanche Raphaël Poirée a remporté sa 18ème médaille en championnats du monde de biathlon quelques jours après avoir annoncé que ce seront ses derniers. Un palmarès rare dans le sport français pour un champion pas assez reconnu médiatiquement. Ces trois dernières médailles aux derniers championnats du Monde prouvent la qualité de ce champion à un moment où sa carrière semblait définitivement sur le déclin et où personne ne pensait qu'il était encore capable de telles performances. Mais ce qu'il aura vraiment manqué à Poirée pour devenir une star, c'est une consécration olympique. Il est d'ailleurs incroyable qu'avec un nombre si important de victoires, il n'ai jamais décroché l'or, se contentant d'une médaille d'argent et deux de bronze sur les deux olympiades où il faisait partie des favoris pour toutes les courses. Mais quand on y ajoute 3 coupes du monde individuelles, on se dite que malgré tout, Raphaël Poirée mérite de rentrer au panthéon des sportifs français

Maintenant qu'il peut goûter aux joies de la retraite, espérons qu'ils nous fassent, avec sa femme Liv-Grete, elle aussi ancienne championne du monde, plein de petits biathlètes. 

 

11/02/07 : Mémoire courte

Quelle déception ! La France a perdu face à l'Argentine au Stade de France. Pourtant, je ne vois pas ce qu'il y'a de si surprenant. Mais malheureusement, beaucoup de commentateurs du ballon rond ont encore les yeux tout embués par notre si belle finale de Coupe du Monde si injustement perdue face aux méchants Italiens. Mais tout ce petit monde, oublie que pendant une heure en quart de finale, l'Argentine a baladé l'Allemagne. Menant 1à 0, Pekerman, le sélectionneur argentin a alors effectué le choix malheureux de faire sortir ses créateurs offensifs (sûrement pour les préserver pour les demi-finales) pour le remplacer par des attaquants grands et costauds mais beaucoup plus faibles techniquement. Evidemment, en matière de footballers grands et costauds, il est souvent dur de lutter contre les Allemands. Ces derniers ont alors repris le contrôle du match qui leur échappait jusqu'alors, égalisé à quelques minutes de la fin puis remporté le match aux tirs au but, l'Argentine privée de ses atouts offensifs se trouvant dans l'impossibilité de reprendre le contrôle du ballon après l'égalisation allemande. Pour résumer, sans cette erreur tactique grossière, l'Argentine aurait sûrement remporté ce match... et aurait eu de grandes chances de remporter la compétition. Elle était, en valeur absolue, la meilleure formation de la dernière Coupe du Monde, comme l'avait prouvé sa démonstration contre la Serbie au premier tour (6-0).

Un petit mot enfin pour saluer la belle victoire du XV de France en Irlande au terme d'un magnifique match de rugby, disputé dans le meilleur esprit aussi bien sur le terrain qu'en tribunes. Un mot de félicitations aussi au PSG pour sa belle victoire contre Monaco (4-2), victoire un peu chanceuse, mais franchement fallait bien que la roue tourne un peu cette saison !

 

03/02/2007 : Les génies au pouvoir

Deux hommes ont dominé l'actualité sportive de ces dernières semaines. Deux vrais génies du jeu passé, présent et futur et dont la personnalité est à la hauteur des qualités sportives. Il s'agit de Roger Federer, en passe de mériter sans contexte le titre de meilleur joueur de l'histoire du tennis, et Michel Platini, nouveau président de l'UEFA.

Que manque-t-il encore à Federer pour dépasser définitivement Rod Laver, Bjon Borg et Pete Sampras ? Pour moi, ce manque a un nom : Roland Garros ! Si jamais le Suisse remportait ne serait-ce qu'une fois ce tournoi, plus personne ne pourrait lui contester le titre de meilleur joueur de l'histoire, même s'il n'arrivait pas à battre le record de Pete Sampras de victoire en Grand Chelem (13 victoires contre 10 pour Federer). De toute façon, sauf blessure, je ne vois pas pour quelle raison, lancé comme il est, Federer ne battrait pas ce record à sa portée dès cette saison. Je pense qu'un grand nombre de fans du tennis s'en réjouiraient car Federer possède une qualité qu'il exerce en dehors des cours : il est sympa ! Certains lui reprocheront peut-être un petit côté propre sur lui et regretteront le temps où les McEnroe, Connors et autres Noah mettaient un peu de fantaisie par leur attitude parfois rebelle sur le cours. Mais si Pete Sampras était réellement lisse et un peu benêt, Roger Federer est tout simplement élégant et classieux. Bref, longue vie au Roi Federer !

Michel Platini aura tout réussi dans sa vie. Meilleur joueur du monde lors de la première moitié des années 80, il a été aussi co-président du comité d'organisation d'une Coupe du Monde 1998 très réussie. Seul son semi-échec en tant que sélectionneur lors de la phase finale de l'Euro 92 (élimination au premier tour) est une minuscule ombre dans sa biographie. Le voilà depuis peu président de l'UEFA. Voir un joueur à la tête de cette instance est évidement une très bonne nouvelle car on peut espérer que cela rééquilibre la balance entre business et équité sportive, bien malmenée depuis un peu plus de dix ans. Le plus dur reste à faire, mais on peut compter sur le talent de Michel Platini pour arriver à ses fins et faire aboutir ses idées. Cependant, la débauche d'auto-satifaction tricolore a réellement été insupportable dans les heures qui ont suivi les résultats de l'élection. J'ignorais que l'on élisait un pays à la tête du football européen, je pensais bêtement que l'on élisait un homme. Cette victoire n'es pas la victoire de la France mais celle de Michel Platini. Je sais bien qu'il y'a ici un sentiment de revanche (Messieurs les Anglais, rendez-nous nos JO !) compréhensible, mais tout de même. J'ai eu parfois l'impression que les dirigeants du football français se congratulaient beaucoup plus qu'ils ne félicitaient le seul et l'unique vainqueur de cette élection : Michel Platini ! Espérons que l'auto-satisfacion se transforme vite en satisfaction face aux premier résultats obtenus.

Pour finir cette petite chronique, une petite question : comment a-t-on fait pour être champion du Monde en 1998 à domicile en finissant le tournoi avec trois expulsions ? Quand on voit le grand n'importe quoi de l'arbitrage lors de la demi-finale du championnat du Monde du Mondial de handball, on se demande pourquoi on doit être la seule nation incapable de provoquer "un arbitrage à domicile" comme l'on dit. Peut-être que nous sommes trop honnêtes. Mais bon, je préfère perdre honnêtement que gagner comme ça. Et puis, pour le coup, ça nous a pas empêché de gagner. Espérons que nos rugbymen sauront en faire de même !

 

22/01/2007 : Allez Richard !

Le tennis français est particulièrement performant chez les juniors, mais enregistre peu de confirmation une fois que les poils ont fini de pousser. Ce n'est pas que Escudé, Di Pasquale, Benneteau, Jeanpierre et autres Tsonga ne soient pas de bons joueurs, mais ils ont tous compté parmi les meilleurs joueurs de leur génération en junior, gagnant moult Grand Chelem dans cette catégorie. Cependant, chez les seniors, aucun d'entre eux n'a, même en rêve, espéré gagner le moindre grand titre (Escudé mis à part, mais vraiment ponctuellement). D'autres joueurs de leur génération, qu'ils battaient pourtant en junior, ont accompli le rêve ultime de tout tennisman : soulever le trophée à Melbourne, Paris, Wimbledon ou Flushing Meadows.

Tout le sport français espère que les choses vont changer avec les deux plus grands espoirs du tennis tricolore : Richard Gasquet et Gael Monfils. Passons rapidement sur ce dernier, qui à mon avis, n'arrivera jamais qu'à décevoir au vu de son potentiel physique et technique, gâché par une personnalité loin des exigences du haut niveau. Il y'a sûrement chez lui une part d'immaturité qui pourrait disparaître avec l'age, mais franchement, je doute fort que ce garçon soit réellement de la trempe d'un champion, malgré ses envies de "faire péter un Grand Chelem dès 2007".

Reste Richard Gasquet. Pour la 4ème fois de sa jeune carrière, Richard Gasquet à échoué au stade des 8ème de finale d'un tournoi du Grand Chelem. Atteindre 4 fois ce stade de la compétitions à à peine 20 ans est déjà le signe d'une carrière bien engagée et prometteuse. Car contrairement à ses prédécesseurs, Richard Gasquet est capable de faire briller son talent avec une certaine régularité. Si son mental reste parfois fragile, si son physique doit encore s'épaissir, son talent naturel, immense, lui permet d'être souvent au niveau des tous meilleurs, au point même de pouvoir battre le grand Federer ! Physique et mental, voilà deux qualités qui souvent se bonifient avec l'age. On peut donc s'attendre à ce que la montée en puissance continue et que les sommets soient pour bientôt.

Cependant, il faut tout de même faire vite. Les meilleures années d'un tennisman se situent le plus souvent entre 20 et 25 ans. Si Richard Gasquet doit atteindre des sommets, et surtout y rester longtemps, c'est cette année ou l'année prochaine  au plus tard. Il lui reste du temps pour mûrir, mais un peu moins à chaque tournoi. Sa défaite face à Robredo a démontré le chemin qui lui reste à parcourir. Il est ténu, mais nombreux furent les apprentis champions à ne jamais la franchir avant de sombrer dans les profondeurs du classement. Mais heureusement, il n'existe aucune raison pour que Richard Gasquet ne franchisse pas cette dernière barrière. Il ne lui suffit plus que de le faire. Allez Richard, tu as toutes les capacités et le talent pour le faire, fais le, toute la France du tennis y croit et est avec toi !

 

15/01/2007 : Zorro s'appelle Paulo

Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai bien choisi le sujet et le contenu de mon précédent billet. Car la sanction est vite tombé ! Guy Lacombe a été licencié et laisse sa place à Paul Le Guen à la tête du PSG. Avec lui, c'est le souvenir d'une période béni, la plus belle de l'histoire du club qui revient. Mais ce souvenir prendra-t-il à nouveau vie ?

Changer d'entraîneur n'est évidemment pas la recette miracle, même si c'est immanquablement elle qui est appliquée dès qu'un club connaît des difficultés ! Mais là, franchement, on voit mal comment il aurait pu en être autrement ! Guy Lacombe a eu toutes les cartes en main pour réussir et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a échoué ! Mais évidemment rien ne prouve que Paul Le Guen réussira. Sa réussite indéniable à Rennes (enfin pour une moitié de son mandat) et à Lyon plaide pour lui, et ce n'est pas son échec aux Rangers, dans un contexte très particulier qui va diminuer sa crédibilité !

Même si la situation a évolué, la conclusion reste la même : début de réponse (d'espoir ? de désespoir ?), mercredi au Parc contre Toulouse

 

14/01/2007 : Paris morne plaine

Pour inaugurer cette rubrique, j'aurais aimé traiter d'un autre sujet que celui-là... Mais il m'aurait été difficile de parler d'autre chose en ce week-end où le Paris-Saint-Germain semble vraiment avoir touché le fond. Enfin le fond, non pas tout à fait, il reste trois clubs plus mal lotis que lui. Trois clubs en position de relégable. Et Paris juste au dessus, avec encore un petit bout de narine pour respirer. Une place en dessous et c'est le début d'une de noyade qui semblerait absolument surréaliste. 

Comment a-t-on pu en arriver là ? L'effectif semble être le meilleur depuis un bon bout de temps, mené par un entraîneur qui a fait ses preuves ailleurs. Il a eu le temps de travailler avec un groupe relativement sain, où aucune dissension interne ne semble apparaître. Le seul élément perturbateur, Vikash Dhorasoo, a été mis à la porte (une erreur sans nom de mon point de vue, vu la qualité du joueur, mais bon, ce n'est pas le sujet du jour...). Des stars surpayés ? Elles le sont encore plus à Lyon qui écrase le football français (avant le football européen ?). Il reste l'ambiance dans les tribunes. Cela peut apparaître une explication plausible, au vu des résultats globalement corrects enregistrés par le PSG à l'extérieur, en tout cas bien meilleur que son parcours désastreux à domicile. Mais comment blâmer un Parc des Princes devenu calme et tranquille de la défaite contre un adversaire de faible calibre comme Valenciennes.

L'explication réside très certainement dans un tout. Un tout qui bride une équipe qui a largement le niveau de jouer les tous premiers rôles, comme elle l'a prouvé à de très rares reprises (contre Lyon trois fois notamment). Que faire pour que ce potentiel s'exprime enfin ? Yannick Noah sera-t-il le sauveur ? Bernard Lacombe est-il vraiment l'homme de la situation ?

A la première question, la réponse est d'arriver à enchaîner des résultats positifs. Comme tous les sports, le football est souvent une affaire de dynamique où la confiance joue un rôle primordial. Une équipe qui vient de gagner a plus de chance de gagner qu'une équipe qui vient de perdre. Le PSG a souffert d'un manque indéniable de réussite, d'une malchance récurrente, sans parler des décisions d'arbitrage quelques fois farfelues prise contre lui. Si ces éléments contraires pouvaient disparaître, même sans un fond de jeu flamboyant, Paris pourrait enfin peut-être enchaîner des bons résultats. Ou du moins juste assez pour s'éloigner de la zone rouge. Gagner des matchs par chance, sans bien jouer, est souvent le meilleur moyen de se mettre à bien jouer !

Concernant Yannick Noah, il est rassurant de se remémorer son impact positif sur le groupe parisien avant sa finale de Coupe des Coupes victorieuses en 1996. Cependant, ce genre de démarche va-t-elle fonctionner à tous les coups ? Et puis, la situation du club aujourd'hui est quand même extrêmement différente de celle de l'époque. Vu le palmarès et le niveau de l'équipe en 1996, lui permettre de battre le Rapid de Vienne 1-0 n'a pas non plus le plus grand exploit de Yannick Noah... Mais bon, ce dernier n'a plus à prouver sa valeur en tant que meneur d'hommes, alors wait and see...

Enfin, pour ce qui est de Guy Lacombe, la question se pose vraiment. Et ce n'est pas l'ombre grandissante de Paul Le Guen qui va faire taire les interrogations. Guy Lacombe est là depuis un an et on est obligé de constater que les choses vont de mal en pis. Il a remplacé Laurent Fournier à la trêve l'année dernière et a réalisé une seconde moitié de championnat bien moins bonne que celle dirigée par son prédécesseur. Et en cette nouvelle saison, le PSG réalise le pire parcours de son histoire. Je suis partisan de laisser du temps aux entraîneurs. Quelques fois les mauvais résultats du début cachent des promesses insoupçonnées, Claude Puel en étant la preuve vivant à Lille. Mais on ne peut que constater que depuis que Guy Lacombe, aucune amélioration n'a été constatée. Pire les résultats empirent de plus en plus... bref les conclusions ne sont pas dures à tirer.

Début de réponse (d'espoir ? de désespoir ?), mercredi au Parc contre Toulouse

 

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