
Si le sport féminin tricolore nous a donné certaines des athlètes les plus populaires, Kiki Caron et Colette Besson hier, Marie-Josée Perec, Amélie Mauresmo et Laure Manaudou plus récemment, les équipes collectives ont souvent évolué dans un grand anonymat. Pourtant les résultats sont là ! Les basketteuses ont été deux fois championnes d’Europe en une décennie, quant les handballeuses ont même été championnes du monde. Et ne parlons même pas des clubs qui, même quand Bourges et Valenciennes dominaient outrageusement le basket européen, avaient droit au mieux à une citation.
On peut pourtant espérer que les choses changent… Les footballeuses en tout cas sont en train d’obtenir une popularité jusqu’alors inconnue pour une équipe tricolore féminine. Il est encore trop tôt pour savoir si elle va continuer à croître dans la durée ou si elle bénéficie simplement de la double conjoncture de bons résultats et d’une équipe masculine plus impopulaire que jamais. Reste aussi à savoir si cette popularité va rejaillir sur les autres sports collectifs…
Cette première journée d’hier fut aussi marquée par le titre olympique d’Alexandre Vinokourov. Une victoire qui me procure un sentiment mitigé. Ce que j’ai peu aimer ce coureur ! Toujours à l’attaque, constamment offensif, il a fait preuve tout au long de sa longue carrière de ce panache qui fait la marque aujourd’hui d’un Voeckler. De plus, ses initiatives spectaculaires étaient souvent couronnées de succès. On se souvient notamment de sa superbe victoire sur les Champs Elysées. Mais le champion faut aussi suspendu pour deux ans pour dopage, jetant une inévitable suspicion sur ses performances. Son titre olympique, acquis à 38 ans, le fut-il à l’eau claire ? Mais après tout qu’importe, car s’il a gagné, c’est tout simplement parce qu’il a osé attaquer quand les autres restaient le cul sur leur selle. Pour ça, merci Monsieur Vino !