
Il y avait pourtant là toutes les conditions habituelles pour une finale fermée et ennuyeuse. Deux équipes du même pays, qui se connaissent par cœur et surtout un favori et un outsider évidents. Dans bien d’autres circonstances, cela aurait donné un attaque-défense avec l’équipe supposée la plus faible recroquevillée sur son but avec comme seul objectif de détruire le jeu de son adversaire. Mais c’est n’est pas la mentalité qui règne outre-Rhin et le spectacle d’hier soir n’a rien eu à voir avec la purge qu’avait représenté la finale entre le Milan AC et la Juventus il y a tout juste dix ans.
Rien à voir donc entre ce Borussia Dortmund qui a joué crânement sa chance et le Chelsea de la saison dernière qui a été un des champions d’Europe les plus médiocres de l’histoire. Mais les cyniques souligneront que l’étroitesse d’esprit du club anglais s’est révélé payante puisqu’elle lui a permis de triompher de l’ogre bavarois. Certes, le monde n’est pas toujours juste et l’intérêt du spectateur, surtout quand il est complètement neutre, n’a souvent rien à voir avec celui des équipes qui savent qu’elles ne gagneront pas en ouvrant le jeu. Alors c’est pour ça, qu’une dernière fois, on peut dire : merci beaucoup messieurs les Allemands !