JENNIFER’S BODY : Démon contre femme à lunettes

jennifersbodyafficheTout d’abord, excusez-moi deux secondes : aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah Megan !… Voilà, ça va mieux, on peut passer à la critique de Jennifer’s Body.

Bon s’il y’a un genre cinématographique où ma culture n’est pas vraiment au niveau, c’est le cinéma d’horreur. J’essaye de rattraper mon retard, mais il manque encore pas mal de classiques à ma culture. Toujours pas vu un seul Freddy, ou un seul Saw. Alors quand un film du genre sort, j’essaye de ne pas le rater pour éviter que mon ignorance ne se creuse. C’est donc pour cela que j’ai été voir Jennifer’s Body. Ce ne fut pas la plus mauvais idée de ma vie. Pas la meilleure non plus, certes, mais elle ne me laisse aucun regret.

Au fin fond de l’Amérique profonde, Jennifer est une adolescente aguicheuse et provocante. Elle traîne partout avec elle, Needy, blonde à lunettes, un peu gourde et surtout infiniment moins sexy que Jennifer. Un soir, elles se rendent à un concert dans un bar minable dans lequel se déclare un incendie. Jennifer disparaît avec les membres du groupes, avant de réapparaître couverte de sang et quelque peu, comme dire, transformée…

Jennifer’s Body n’a rien de très original sur le fond. Un film d’horreur, une histoire de démon qui prend possession du corps d’une jeune fille qui, du coup, commence à massacrer les garçons qui passent à sa portée. A ses côtés, sa meilleure amie qui se rend compte de sa transformation, essaye d’avertir une foule incrédule et se retrouve seule face à la bête. Ca a été vu cent fois et le scénario ne réserve pas de grandes surprises. Ca fait un peu peur, mais pas trop. Ca n’ennuie pas, ça divertit, mais ça ne laisse pas non plus un souvenir impérissable.

Par contre, ce qui est relativement séduisant, c’est la forme ! Non, je ne parle pas des formes de Megan Fox… Enfin pas que de ça ! Le film possède un casting de qualité, il est réalisé plus que correctement, les effets spéciaux ne font pas cheap du tout, les producteurs semblent avoir acheté assez de projecteurs pour que la photographie soit correcte… Bref, un film d’horreur avec un minimum de moyen, ce qui est quand même plutôt rare, pour que Jennifer’s Body soit tout à fait regardable visuellement. En plus, le film n’est pas vraiment gore, donc pas d’effets hémoglobinant superflus.

jennifersbodyLe seul truc qui cloche, mais c’est souvent le cas dans ce genre de film, c’est la copine moche. Parce que la copine moche est interprétée par Amanda Seyfried, actrice principale de Mama Mia ! (putain, a y’est, j’ai des boutons rien que d’avoir écrit le titre de ce film) où elle est censée être super belle. Et en fait, faut bien l’avouer, elle l’est. Mais dans Jennfier’s Body, ils ont décidé de l’enlaidir et elle est donc contrainte de porter un faux nez…non… un faux menton…non plus…mais des lunettes ! Bah oui, c’est bien connu, si vous êtes belle et que vous mettez des lunettes, d’un coup, vous devenez repoussante et plus aucun garçon ne veut de vous. D’ailleurs, je sais que vous êtes beaucoup à souffrir de ce handicap et que l’on vous jette des pierres dans la rue. Mais heureusement, je suis particulièrement bon et magnanime et je suis prêt à vous sortir de cette solitude. Donc toutes les femmes portant des lunettes peuvent m’envoyer deux photos, dont une maillot, et je choisirai celles avec qui je veux bien…

Bref, tout cela m’éloigne complètement de mon sujet. Jennifer’s Body n’est donc sûrement pas le chef d’œuvre du siècle. Il est vraiment dommage que forme et fond n’est pas été au même niveau, car cela aurait pu donner un résultat vraiment remarquable. Au final, ça pourra contenter les fans du genre ou les compulsifs de la carte UGC (comme moi !). Les autres pourront attendre éventuellement une soirée pluvieuse à la maison.

Allez, excusez-moi, faut que ça sorte une dernière fois avant de vous quitter : Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah Megan !

Fiche technique :
Réalisateur : Karyn Kusama
Scénariste : Diablo Cody
Directeur de la photographie : M. David Mullen
Monteur : Plummy Tucker
Chef décorateur : Arvinder Grewal
Directeur artistique : Paolo G. Venturi
Décorateur : Joanne Leblanc

Casting :
Megan Fox : Jennifer Check
Amanda Seyfried : Needy Lesnicky
Johnny Simmons : Chip Dove
Adam Brody : Nikolai Wolf
J.K. Simmons : Mr Wroblewski
Amy Sedaris : Toni Lesnicky

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