AWAY WE GO : Un vent d’optmisme si délicieusement léger

awaywegoafficheAway we Go est un film quelque peu singulier. Non pas son contenu, mais par la place qu’il occupe dans la carrière de son réalisateur, Sam Mendes. Sorti moins d’un an après Les Noces Rebelles, il en est l’exact opposé. Encore un film sur le couple, certes, mais cette fois un film léger et drôle. Il ne nous raconte toujours pas que tout est facile en amour, mais il nous donne cette fois beaucoup de raisons d’espérer.

Burt et Verona, couple d’une petite trentaine d’années, pas vraiment installés dans la vie, vont avoir un bébé. Mais à quelques mois de l’accouchement, les parents de Burt leur annoncent qu’ils partent vivre à…Anvers. Comme plus rien ne les retiens là où ils habitent, ils se décident à chercher le parfait endroit pour élever leur enfant.

Away we Go est un film à sketchs. Chaque ville visitée donne lieu à une nouvelle situation et une nouvelle rencontre. Ils croiseront des personnages et vivront des situations saugrenus. Ils découvriront surtout que le bonheur des autres cachent parfois bien des choses inattendues. Qui dit film à sketchs dit souvent, film inégal. Away we Go n’échappe pas à la règle, même si chacun d’eux reste de grande qualité. Tous ceux qui auront vu ce film auront leur scène fétiche. Pour moi, il s’agira d’une histoire de poussette dont la bande-annonce a donné un aperçu pour ceux qui l’ont vu. D’ailleurs vue l’hilarité générale dans la salle, je pense que je ne suis pas le seul à avoir préféré ce moment là.

Entre rire et réflexion, le rire l’emporte largement dans Away we Go. Le film n’a rien d’une interrogation métaphysique sur le couple. C’est le thème central du film, mais il est traité par les différentes scènes qu’elles soient comiques au premier degré, au second, au troisième ou au vingt-huitième. Tout est léger, gai et tendre dans ce film qui dégage au final un vrai optimisme et une vraie joie de vivre. D’ailleurs, certains trouveront d’ailleurs peut-être le dénouement un peu cucul, mais bon, après la fin des Noces Rebelles, on lui pardonnera aisément.

awaywegoD’ailleurs, pour continuer la comparaison, on pourra remarquer que le casting de ce film est cette fois essentiellement composé d’inconnus. Pas de Leonardo Di Caprio, ni de Kate Winslet, cette fois-ci. Mais John Krasinski et Maya Rudolph n’ont pas à rougir et son largement à la hauteur. Deux vraies révélations ! Et puis, d’un point de vue personnel, je suis très heureux d’y avoir retrouver Maggie Gyllenhall, puisque je vais l’épouser si vraiment Zooey Deschanel refuse.

Evidemment, tout cela se fait sous la caméra de Sam Mendes. Et donc pas sous n’importe quelle caméra ! Une caméra élégante, mais aussi discrète qui est là pour mettre en valeur les acteurs qu’il sait si merveilleusement bien diriger. Bref, un régal pour les yeux, tout autant que pour l’esprit, par l’optimisme qui parcourt ce film.

Away we Go n’a pas la dimension des Noces Rebelles. Mais il reste un très beau film, vraiment drôle, remarquablement intelligent et surtout qui donne envie d’être amoureux.

Fiche technique :
Production : Focus Features, Big Beach, Neal Street Productions
Distribution : Mars Distribution
Réalisation : Sam Mendes
Scénario : Dave Eggers, Vendela Vida
Montage : Sarah Flack
Photo : Ellen Kuras
Format : 35mm
Décors : Jess Gonchor
Musique : Alexi Murdoch
Costumes : John Dunn
Durée : 98 mn

Casting :
John Krasinski : Burt
Maya Rudolph : Verona
Catherine O Hara : Gloria
Jeff Daniels : Jerry
Allison Janney : Lily
Jim Gaffigan : Lowell
Maggie Gyllenhaal : LN

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