UN DSK QUI SURGIT HORS DU FMI…

Dominique-Strauss-KahnAh ça devait bien finir par le titiller… Certes, il est bien payé, il a un boulot sympa, New York n’est pas le pire endroit où vivre… Mais voilà, quand on est un homme politique français de premier plan, même si on essaye de se convaincre du contraire, et bien on veut être PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ! Et DSK comme les autres !

Globalement, un homme politique français soit il est candidat à la Présidence, soit il ne l’est pas… parce qu’il sait qu’il n’a aucune chance, sinon il le serait. On peut entamer ici le débat passionnant sur les vertus et les vices de la Vème République et de la « Présidentalisation » du régime, mais tel n’est pas mon propos ici.

Non, je veux juste dire quelques mots sur le coureur de jupons le plus célèbre depuis Bill Clinton, à savoir Dominique Strauss-Kahn. Les journaux se sont emparés de la question sur une éventuelle candidature de sa part depuis un moment déjà. Sondages, analyses, conjonctures, tout était bon pour étayer le sujet. Mais ça y’est, il l’a avoué des bouts des lèvres, il n’exclut rien. Et quand on n’exclue pas en politique, c’est qu’on y va tout droit !

On sent bien dans les médias une envie de le voir revenir pour devenir le candidat du PS aux prochaines élections présidentielles. Alors que les modalités des primaires ne sont pas encore connues, on n’a l’impression que le choix de la presse est fait. C’est DSK qu’il faut opposer à Sarko en 2012. Ce choc de Titans est alléchant et fera vendre beaucoup de papiers, soyons en sûr. Un duel contre Aubry n’aurais sûrement pas la même saveur.

DSK aurait de réelle chance de s’imposer s’il était désigner candidat du PS. Mais sa situation médiatique ressemble à celle de Ségolène Royale en 2006, lors de la campagne interne. Elle était la meilleure candidate parce qu’on avait décidé qu’elle l’était, donc elle l’était. Bref, on est face à une prophétie auto-réalisatrice et la campagne de 2007 a montré que ce genre de mécanisme de décision possédait quelques limites.

DSK profite de son éloignement de la vie politique française, et du PS, en particulier pour semblée au-dessus de la mêlée politicienne. Mais le système de primaires qui se dessinent, quelque soit la forme qu’elles prendront au final, le forcera à y replonger très vite. Et là, Aubry et d’autres ont encore une petite longueur d’avance…

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