GUY ET JOSE SUR LE TOIT DE L’EUROPE

guynovesAprès un week-end occupé, mais bien occupé, je peux enfin reprendre ma plume (ou plutôt mon clavier) et je ne pouvais pas ne pas écrire au moins un petit mot sur la belle soirée européenne de samedi dernier. Toulouse et Milan ont réussi leur pari en remportant un titre continental amplement mérité.

J’ai déjà parlé de l’histoire d’amour entre le Stade Toulousain et la Coupe d’Europe dans un billet précédent. Cela se confirme puisqu’il est devenu le premier club français à être quadruple champion d’Europe, tout sport collectif confondu. Je ne pourrai donc plus répéter que Bourges est le club français le plus titré au niveau européen. Guy Novés, à la tête de l’équipe rouge et noire depuis près de 20 ans, vient de se forger un palmarès d’entraîneur à nul autre pareil dans l’histoire du sport français. Et au niveau mondial, seul un Alex Ferguson en football ou un Phil Jackson en basket peuvent lui être comparés (pour les entraîneur en activité).

Certains diront que j’oublie dans cette liste José Mourinho, victorieux de sa deuxième Ligue des Champions. Un titre conquis avec l’Inter de Milan, 6 ans après celui conquis avec Porto. Un personnage que l’on adule parfois, que l’on déteste souvent. Sa morgue, son ego démesuré qui le conduise à s’octroyer lui-même le titre de « the special one », horripilent et agacent. Mais personne ne peut lui enlever son incroyable talent de meneur d’hommes et un sens tactique hors du commun. Il est incontestablement le meilleur entraîneur actuel.

Que lui manque-t-il pour être au même rang que les entraîneurs cités plus haut ? Au-delà du palmarès brut, il n’est jamais resté assez longtemps dans un même club pour devenir un bâtisseur, qui instaure une véritable culture destinée à lui survivre et qui transforme un club bien au-delà du terrain. Cette œuvre, il l’a commencé à Chelsea mais n’a pas pu la poursuivre jusqu’au titre suprême. Et son départ annoncé vers le Real Madrid prouve bien qu’il ne construit pas sa carrière dans cette optique-là, comme si sa propre gloire était vouée à toujours dépasser celle des équipes qu’il entraîne. C’est dans doute là sa plus grande force… mais aussi sa plus grande limite.

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