CRAZY NIGHT : Une comédie qui fait rire

crazynightafficheAllez, ne soyez pas timides, avouez-le. Je sais que je vous ai manqués ! Bah oui plus de quinze jours sans ciné pour moi, et donc sans critiques pour vous, ça a semblé être une éternité. Mais bon, hier enfin, j’ai réussi à trouver un moment de libre dans mon emploi du temps de ministre pour me faire une petite soirée ciné. Et pour la débuter en beauté, j’ai été voir Crazy Night, une comédie américaine qui aurai pu ne pas être drôle et qui finalement l’est.

Les Foster forment un couple modèle. Une maison en banlieue, un club de lecture, deux enfants et des sorties romantiques toujours dans le même resto. Bref, ils se font grave chier, mais ne se l’avouent pas vraiment ! Mais quand un couple d’amis décide de se séparer, ils prennent tous les deux conscience qu’il faut réagir. Et bien, direction New York, pour une soirée romantique dans un des restaurants les plus branchés. Mais la soirée en question va vite virer au cauchemar.

Dans la série des traductions absurdes, Crazy Night tient une jolie place, puisque le titre original est Date Night… Il ne vaut mieux ne pas chercher à comprendre… Si tant est qu’il y’ait quelque chose à comprendre. Bon, en tout cas, ce film, j’ai longtemps pensé ne pas aller le voir. Ayant vu la bande-annonce 653 fois, je me suis dit que j’avais déjà vu les meilleurs moments du film, comme c’est souvent le cas dans la bande-annonce. C’est au final pas totalement faux, mais pas totalement vrai non plus.

Ce sont au final les bonnes critiques qui m’ont incité à aller voir Crazy Night. Non qu’elles soient dithyrambiques, certaines sont même très mauvaises, à l’inverse personne ne crie au génie. Mais il y’en a un certain nombre qui prennent ce film pour ce qu’il est, un sympathique divertissement, sans aucune profondeur, mais avec assez de consistance pour maintenir les zygomatiques du spectateur en éveil pendant une heure et demi. On n’est loin des sommets dans le genre d’un Very Bad Trip, mais on aurait bien eu tort de s’y attendre.

L’absence de profondeur ne signifie pas forcément que le film ne développe pas certains thèmes en dehors de la comédie. Ici, c’est la vie de couple et la routine qui en découle qui sert de fil conducteur. Comme souvent, c’est la description de quand ça va mal qui fonctionne le mieux. A n’en pas douter, vous reconnaîtrez quelques couples de votre connaissance pendant le premier quart d’heure. Bon si, vous commencez à vous reconnaître vous-même, il est temps d’emmener votre partenaire pour un voyage inattendu ! Plus sérieusement, on a tous connu les affres de la routine et forcément, on ne peut échapper à une légère impression de « ça sent le vécu » qui rend les choses beaucoup plus drôles.

crazynightAprès, le reste du film s’assimile plus à la grosse farce et au premier degré. Mais Crazy Night recèle quelques moments de bravoure délectables, comme une poursuite en voiture qui arrive à être originale, ce qui est loin d’être facile vu le nombre qui ont déjà eu lieu sur grand écran. L’intrigue policière sous-jacente est des plus basiques, mais là n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel est qu’on rit beaucoup et ça tombe bien, on était venu pour ça.

Crazy Night fonctionne bien, surtout parce que le couple Steve Carell-Tina Fey fonctionne lui aussi à la perfection. Si on ne ressentait aucune tendresse pour eux, le film aurait vite capoté. Evidemment, Steve Carell en fait un peu beaucoup parfois, mais Tina Fey ne s’en laisse pas compter et impose son charme et son talent face aux facéties de son partenaire. Un mot enfin sur la présence à l’écran du beaucoup trop rare Ray Liotta qui interprète là une nouvelle fois un rôle de gangster. Ah qui aurait imaginé après les Affranchis qu’il aurait une carrière si famélique…

Crazy Night n’est donc pas la comédie de l’année, mais un bonne tranche de rire à consommer sans modération.

Fiche technique :
Production : Shawn Levy, 21 Laps, Media Magik
Distribution : Twentieth Century Fox
Réalisation : Shawn Levy
Scénario : Josh Klausner
Montage : Dean Zimmerman
Photo : Dean Semler
Décors : David Gropman
Musique : Christophe Beck
Directeur artistique : Dan Webster
Durée : 88 mn

Casting :
Steve Carell : Phil Foster
Tina Fey : Claire Foster
Mark Wahlberg : Holbrooke
Taraji P. Henson : Detective Arroyo
Jimmi Simpson : Armstrong
James Franco : Taste
William Fichtner : Franck Crenshaw
Kristen Wig : Haley Sullivan
Mark Ruffalo : Brad Sullivan
Ray Liotta : Joe Miletto 

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