CACHEZ CETTE AUGMENTATION QUE JE NE SAURAIS VOIR

pvEn France, il y’a trois grands persécutés du porte-monnaie. Evidemment, au premier rang, siège le contribuable. Comme on dit, dans la vie, il y’a deux sortes de gens, ceux qui ont des problèmes d’argent et ceux qui ont des problèmes d’impôts. Les personnes faisant partie de la seconde catégorie n’ont évidemment aucunement conscience de leur chance par rapport à la première. Mais bon, ce n’est pas d’eux dont je vais parler aujourd’hui.

Ensuite viennent les fumeurs. Car en plus de payer chaque paquet de clopes un bras, ils sont obligés, désormais, de frôler la pneumonie tout l’hiver dès qu’ils se retrouvent obligés de sortir pour s’adonner à leur vice. Bientôt, le froid sera un plus grande cause de mortalité chez eux à la place des cancers du poumon. Mais si vous êtes comme moi, un non-fumeur tout heureux de ne plus avoir à jeter ses vêtements dès qu’il sort dans un bar, vous ne pleurerez guère sur leur sort.

Enfin, the last but not the least, les automobilistes ! Et dernière preuve de l’acharnement dont ils sont victimes, le PV pour mauvais stationnement va passer de 11 à 20 euros. Quelle n’est pas leur colère face à cette hausse inconsidérée, qui fait passer les vaches à lait pour des retraités en villégiature ! Cette situation m’inspire deux petites réflexions que je vais me faire un plaisir de partager avec vous.

Tout d’abord, cet épisode montre bien l’intérêt politique de procéder par hausse successive. Le tarif de 11 euros n’avait pas bougé depuis 1985. Or, il n’y a aucune raison qu’il ne suive pas l’inflation, le délit en question ne devenant pas de moins en moins grave au fur et à mesure des années. Cette hausse correspond donc plus à la régularisation d’une situation anormale qui profitait aux automobilistes qu’une véritable hausse. Mais bon, si ce genre de raisonnement est toujours accepté quand il concerne le voisin, l’appliquer à soi-même quand c’est à nous de payer est nettement plus difficile intellectuellement.

Ensuite, tout ceci est quand même révélateur de la place totalement disproportionnée qu’occupe la bagnole dans nos sociétés. Et depuis que je suis élu local, je m’en suis encore plus rendu compte. Organisez n’importe quelle réunion publique un peu générale et vous aurez au minimum la moitié de ceux qui prendront la parole qui vous parleront de leur problème de stationnement. A croire que la qualité du cadre de vie se mesure uniquement à la facilité avec laquelle on gare sa voiture. C’est affligeant mais c’est comme ça !

Après, on pourra toujours me dire que je ne suis pas forcément non plus un citoyen modèle, puisque je continue à préférer encombrer les rues de mon quartier (qui le sont) plutôt que de payer un abonnement au parking souterrain situé à 300 m de chez moi. Et oui, moi aussi j’ai le portefeuille sensible…

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