LEUR NOM EST FUSIBLE

christianblancalainjoyandetLe bateau sarkozyste coule. Sauve qui peut !, s’écrit le capitaine Fillon. Christian Blanc et Alain Joyandet d’abord !

Sauf qu’évidemment, il n’y a ni chaloupe, ni gilet de sauvetage. Dans cette lamentable tentative de sauver les apparences, Nicolas Sarkozy continue de s’enfoncer. Virer deux ministres, dont un qui avait déjà annoncé son départ pour la rentrée, choisis un peu au hasard, c’est gros, énorme et tout le monde le voit. Qui va être convaincu par cette manœuvre à part un électorat UMP jusqu’auboutiste qui lui sera de toute façon acquis ? Peu de monde, c’est évident.

Le Président et le gouvernement continuent d’assurer Eric Woerth de leur soutien. Il est vrai que, comme ils aiment à le rappeler, le cas du ministre du travail n’a rien à voir puisque ce dernier n’a jamais piqué directement ou indirectement dans la caisse de l’Etat. Sauf que plus les jours passent, plus il semble que des choses bien plus graves que l’achat de quelques cigares se soient produites sous sa responsabilité. Bien sûr, il y’a présomption d’innocence, tout ça, tout ça, mais entre l’affaire Bettencourt et les rétro-commissions autour des frégates de Taïwan, tout ce beau monde est assis sur bon nombre de bombes à retardement. Reste à la justice de se donner les moyens de les faire exploser…

La technique du bouc émissaire, du fusible, du contre-feux, appelons ça comme on veut, va devoir être utilisée à plein, si Nicolas Sarkozy veut remonter la pente de la popularité d’ici 2012. Surtout qu’en face, cela fait un moment qu’il n’y a pas eu de grosses conneries de faites. Même si personne n’en parle, ce week-end dans les Yvelines, se déroule une élection législative partielle dont le deuxième tour met en compétition un ticket UMP contre un ticket Verts-PS, uni dès le premier tour, qui a de réelles chances de l’emporter dans un bastion historique de la droite. Après le triomphe des Régionales, cela montre que les deux principaux partis de gauche sont capables de s’entendre et de mener campagne ensemble. Pour l’élection présidentielle, c’est évidemment loin d’être gagné et comme dirait Pierre Moscovici, « Je ne vois pas comment Sarkozy pourrait gagner en 2012, mais je vois encore comment on pourrait perdre »…

En attendant, on peut souhaiter bonnes vacances à Christian Blanc et Alain Joyandet. Mais qu’ils se réjouissent, être les premiers rats à quitter un navire qui coule permet parfois d’augmenter considérablement ses chances de survie.

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