LE MONDE DE NARNIA, CHAPITRE 3, L’ODYSSEE DU PASSEUR D’AURORES : Plus anecdotique, mais toujours aussi divertissant

narnia3afficheAlors que toute l’attention se portait sur un Harry Potter et les Reliques de la Mort, 1ère partie, très controversé, l’adaptation d’une autre série phare de littérature fantastico-magique est presque passée inaperçue. Je veux parler de la sortie du troisième volet du Monde de Narnia, l’Odyssée du Passeur d’Aurores. Et de mon point de vue, c’est bien dommage.

Edmund et Lucy sont désormais séparés de Susan et Peter, partis en Amérique. Ils vivent chez leur oncle, en compagnie de leur insupportable cousin Eustache. Mais le Monde de Narnia n’est jamais loin et les voilà tous les trois happés par un tableau. Ils se retrouvent sur un bateau commandé par leur ami, le prince Caspien, qui vogue à la recherche de sept seigneurs, qui étaient restés à l’époque fidèles à son père, mystérieusement disparus.

Le Monde de Narnia, chapitre 3, l’Odyssée du Passeur d’Aurores a reçu un accueil plutôt froid de la part de la critique. Un des plus fréquents reproches formulés est son côté enfantin un peu trop prononcé. Il est vrai que l’on trouve ici nulle trace de la noirceur qui habite les derniers épisodes du magicien à lunettes et que l’intrigue manque quelque peu de complexité. Il s’agit effectivement d’un récit assez simple et abordable à tout âge. Mais de mon point de vue, cela ne gâche guère le plaisir, même pour les plus grands.

Par contre, j’admets volontiers que ce troisième épisode est nettement en retrait par rapport aux deux premiers volets dans l’ambition du récit. L’histoire est ici plus anecdotique, avec un souffle épique bien moindre. On n’assiste pas à de grandes batailles décidant du destin de tout un monde. En cela, le Monde de Narnia, chapitre 3, l’Odyssée du Passeur d’Aurores présente un intérêt limité à celui d’un simple, mais très bon divertissement.

Malgré la simplicité, le récit est rythmé, plein de magie et d’actions. Le tout est porté par des effets spéciaux plus beaux à chaque épisode. Si le premier volet de la saga avait été une vraie révolution à ce niveau-là, le Monde de Narnia, chapitre 3, le Passeur d’Aurores se contente de se hisser au niveau des productions actuelles. Mais quand on sait à quel point les progrès ont été fulgurants ces dernières années dans ce domaine, on serait bien injuste de le lui reprocher. Mais au final, on ne s’ennuie pas une seconde et on apprécie également la petite dose d’humour, un peu enfantin lui aussi, qui ponctue l’intrigue.

narnia3L’interprétation est quant à elle assez moyenne, il est vrai. Les jeunes acteurs ont bien sûr grandis au fil des années et, un peu à l’image d’un Daniel Radcliffe, leur spontanéité et leur énergie se sont un peu diluées avec la puberté. Mais s’ils ne tirent pas le Monde de Narnia, chapitre 3, le Passeur d’Aurores vers le haut, ils ne l’entraînent pas non plus vers les grands fonds. Là encore, on ne peut pas crier au génie, mais le plaisir est ailleurs.

Au final, le Monde de Narnia, chapitre 3, le Passeur d’Aurores renoue avec un cinéma en vogue dans les années 60 avec les films tirés des voyages de Simbad ou l’adaptation du mythe de Jason et les Argonautes. Un bateau qui vogue d’iles en îles, entraînant les héros vers des mondes mystérieux et des aventures sans cesse renouvelées. Ca ne brille pas par sa profondeur ou son originalité, mais constitue un parfait divertissement familial et sympathique.

Le Monde de Narnia, chapitre 3, le Passeur d’Aurores est donc nettement plus anecdotique que ses prédécesseurs, mais ce n’est pas une raison, de mon point de vue, pour totalement bouder son plaisir.

Fiche technique :
Production : Walden Media, 20th Century Fox, Fox 2000 Pictures
Distribution : Twentieth Century Fox France
Réalisation : Michael Apted
Scénario : Michael Petroni, Richard LaGravenese, Christopher Markus, Stephen McFeely, d’après l’oeuvre de C.S. Lewis
Montage : Rick Shaine
Photo : Dante Spinotti
Décors : Barry Robison
Son : James Boyle, Nigel Stone
Musique : David Arnold
Effets spéciaux : Thomas Van Koeverden
Maquillage : Jen Stanfield, Rick Findlater
Directeur artistique : Marco Niro, Mark Robins, Karen Murphy (II)
Durée : 115 mn

Casting :
Georgie Henley : Lucy
Skandar Keynes : Edmund
Ben Barnes : Caspian
Will Poulter : Eustache
Tilda Swinton : La reine blanche
Liam Neeson : voix d Aslan
Simon Pegg : voix de Ripichip

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