L’UMP ATTAQUE, DSK TREMBLE…OU PAS

dskDepuis qu’Anne Sinclair a évoqué à demi-mot l’avenir de son président du FMI de mari, c’est le branle-bas de combat à l’UMP. Le parti présidentiel a envoyé au front plusieurs seconds couteaux pour lancer quelques piques. L’argumentation était pathétique et la réaction révélatrice d’un état de panique.

Pourquoi un tel empressement à critique DSK ? La réponse est simple. Les derniers sondages donnent vainqueur ce dernier avec près de 70% des voix lors d’un deuxième tour de l’élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy. Même si évidemment un tel score ne sera jamais atteint, l’écart semble pour beaucoup déjà irrémédiable. Alors, si la droite veut rester au pouvoir, elle n’a plus qu’un seul espoir. Que Dominique Strauss-Kahn ne soit pas chois comme candidat lors des primaires socialistes.

Ceci explique les propos quelque peu surprenants de la part Christian Jacob et Pierre Lellouche. D’après eux, le plus grand défaut de DSK serait de ne pas être assez à gauche et de ne pas assez connaître la France profonde. Evidemment, on peut leur accorder qu’il n’a rien d’un paysan ou d’un prolétaire, mais transformer cet état de fait en argument politique est tout simplement pitoyable. Surtout venant de personnes dont le leader est Nicolas Sarkozy. Comme prolétaire et paysan, on fait également mieux. Rappelons simplement que quand notre Président était Maire de Neuilly, Dominique Strauss-Kahn était maire de Sarcelles. On ne peut même pas parler d’hôpital se moquant de la charité car un tel degré de mauvaise foi est indigne de membres du gouvernement.

Christian Jacob et Pierre Lellouche ont sûrement voulu souligner les handicaps avec lequel DSK part dans la course à l’investiture socialiste, espérant ainsi qu’elle sera accordée à un autre candidat. Ils feraient mieux de s’occuper de leur ministère au lieu de se couvrir de ridicule et ont surtout, à mon avis, eu une démarche complètement contreproductive.

Ce n’est sûrement pas en critiquant DSK qu’ils l’éloigneront des cœurs des Français de gauche. Aujourd’hui, c’est être l’ami de Sarkozy plutôt que son ennemi qui représente un handicap. Alors, Dominique Strauss-Kahn pourra vraiment s’inquiéter quand ces guignols commenceront à en dire du bien.

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