CHUTE A L’AVANT

contadorAlors qu’on s’attendait plutôt à un classement de l’affaire, le monde du cyclisme a connu un nouveau cataclysme après l’annonce de la suspension pour deux ans pour dopage d’Alberto Contador, avec au passage le retrait de sa victoire lors du Tour 2010. On peut légitimement considérer que ce n’est que justice. Mais cette condamnation a un léger goût amer.

Déjà parce que le champion espagnol est tombé pour des faits assez mineurs. On est un peu dans le cas, même si la comparaison est un peu déplacée, je l’admets, d’Al Capone, tombé pour fraude fiscale, faute de pouvoir prouver ses autres évidents et beaucoup plus graves délits. On peut d’ailleurs considérer que Contador paye ici avant tout ses liens présumés avec l’affaire Puerto, à travers laquelle il est passé sans éclaboussure. Du coup, au-delà de l’intime conviction, on n’est pas entièrement certain que justice soit faite…

Ensuite, cette condamnation arrive quelques jours après l’annonce de l’arrêt de l’enquête fédérale américaine à l’encontre de Lance Armstrong. Les amoureux du cyclisme plaçait beaucoup d’espoirs dans cette procédure qui aurait pu laver ce sport de sa tâche la plus flagrante. Certes, d’autres poursuites sont en cours, mais cela marque un sérieux coup d’arrêt à tous ceux qui voudraient remettre en cause les sept victoires de l’Américain.

En attendant, le cyclisme continuera de souffrir de cette image de sport de dopés. Peut-être parce que c’est sûrement un des rares sport où l’on cherche vraiment…

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