
On peut aisément parier, malgré la noble incertitude du sport, qu’il ne s’arrêtera pas là. On peut même penser que les années à venir verront les plus grands tournois trustés par le duo Andy Murray – Novak Djokovic. Roger Federer est rattrapé par son âge, Rafael Nadal par les blessures. Ces deux-là sont loin d’être finis mais leur avenir est marqué désormais de plus d’interrogations que de certitudes. Et derrière, il y a un fossé entre ce quatuor et leurs poursuivants les plus immédiats, David Ferrer et Jo-Wilfried Tsonga, qui ne semblent guère posséder de marges de progression. Au-delà, on ne voit pour l’instant rien venir.
Andy Murray à une autre époque aurait déjà un palmarès long comme le bras. Il a eu la malchance de connaître la densité de champions la plus forte que le tennis n’ait jamais connu. Mais il n’a pas accepté la situation comme une fatalité et n’a jamais renoncé. Il en est aujourd’hui logiquement récompensé. Espérons que l’avenir lui offre une reconnaissance à la hauteur de son formidable talent.