LE DERNIER REMPART : He’s back !

ledernierrempartafficheIl nous l’avait dit qu’il serait de retour, il nous l’avait promis et il a tenu parole. Après des caméos dans les deux The Expandables, Arnold Schwarzenegger est à nouveau sur nos écrans avec Le Dernier Rempart. Certes, cela pouvait faire peur à première vue. On pouvait craindre l’ode à l’auto-défense écervelé. Finalement, on a droit à un joli moment d’auto-dérision et tout simplement un bon western.

Ray Owens a connu la violence et la mort lorsqu’il était flic à Los Angeles. Désormais, il est le simple shérif d’une petite ville désespérément tranquille à la frontière entre Etats-Unis et Mexique. Mais au même moment, le pire chef de cartel qui soit s’évade selon un plan qui va l’amener à traverser cette sympathique bourgade. Mais cette dernière va se préparer à le recevoir.

S’il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher à Arnold Schwarzenegger, c’est bien de manquer de sens de l’auto-dérision. Il en avait fait déjà preuve dans Last Action Hero, un de mes films culte, dans les années 90, où il n’hésitait pas à se dépeindre comme un abruti et à démonter tous les codes des films d’action qui ont fait sa fortune. Au moins, l’homme à du recul sur lui-même et sur son œuvre qui, si elle ne nous a jamais fait mal à la tête, nous a quand même réservé quelques très bons moments de bonheur cinématographique.

Et bien, Le Dernier Rempart se situe exactement dans la même lignée. On retiendra notamment cette réponse donnée par son personnage à la question « how do you feel ? » : « Old ! ». Le film est constellé de clins d’œil à sa propre carrière et à son retour à 65 ans dans le cinéma d’action. Il est aussi marqué constamment par un humour parodique et très second degré. Les méchants sont des caricatures et les héros ne sont pas vraiment des héros. Plutôt des gens comme tout le monde qui cherchent à faire comme les héros des films d’action. Bref, ce film ne se prend jamais au sérieux et on l’apprécie d’autant plus pour cela.

A côté de ça, Le Dernier Rempart est un western, un vrai. Certes, on se situe au XXI ème siècle mais qu’importe, les codes sont les mêmes. Il y a toujours des shérifs et des hors-la-loi qui s’attaquent aux petites villes. Cela donne quelques belles fusillades et un duel final que n’auraient pas renié John Ford ou Sergio Leone. Et si les voitures de sport ont remplacé les chevaux, on retrouve vraiment tout ce qui a fait la grandeur du western des années 60. Entre John Wayne et Arnold Schwarzenegger, les mentons des shérifs sont tout toujours aussi carrés.

Pour couronner le tout, Le Dernier Rempart nous livre des scènes d’action convaincantes et parfaitement réalisées. Certes, encore une fois, elles ne se prennent pas au sérieux et sont fortement marquées par le second degré, mais cela ne les empêche pas d’être particulièrement spectaculaires et réussies. Tout ces ingrédients font de ce film un excellent moment de divertissement bon enfant et qui ne vous coûtera pas trop de neurones.

ledernierrempartLe Dernier Rempart est un peu plus qu’une série B. Il suffit de regarder le casting. Aux côtés d’un Arnold Schwarzenegger toujours inexpressif, mais toujours aussi parfaits dans ses rôles, on retrouve notamment le trop rare Forest Whitaker, pour une contraste entre flic du FBI des villes contre shérif des champs. Le méchant est interprété par Eduardo Noriega, que l’on avait déjà vu récemment dans un western crépusculaire, Blackthorn. Il est secondé par Peter Stormare qui est décidément spécialiste des rôles d’homme de main des pires truands. Il faut dire qu’avec son physique…

Le Dernier Rempart est donc une des bonnes surprises de ce début d’année, grâce à une bonne dose d’auto-dérision, qui n’enlève rien au caractère spectaculaire et jouissif de l’action.

Fiche technique :
Production : Lionsgate, Di Bonaventura Pictures
Distribution : Metropolitan Filmexport
Réalisation : Kim Jee-Woon
Scénario : Andrew Knauer
Montage : Steven Kemper
Photo : Ji Yong Kim
Format : 35mm
Décors : Franco Carbone
Musique : Mowg
Effets spéciaux : Josh Hakian
Directeur artistique : James F. Oberlander
Durée : 104 mn

Casting :
Arnold Schwarzenegger : Ray Owens
Rodrigo Santoro : Franck Martinez
Eduardo Noriega : Gabriel Cortez
Luis Guzman : Mike Figuerola
Johnny Knoxville : Lewis Dinkum
Forest Whitaker : Agent Bannister
Peter Stomare : Burell

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