HAPPINESS THERAPY : Hymne à la joie

happinesstherapyafficheJ’adore les comédies romantiques. C’est comme pour Britney Spears ou les vignettes Panini, j’assume totalement, même si cela contredit mon image d’homme mature et viril… Comment ? Qui a dit que je n’avais jamais eu cette image ? Bref, passons et parlons plutôt de Happiness Therapy, la comédie romantique de ce début d’année 2013. Un film très réussi même s’il n’échappe pas aux limites du genre.

Pat sort de l’hôpital psychiatrique et revient vivre chez ses parents. Il est armé d’un optimisme à tout épreuve, prêt à reconstruire sa vie et surtout reconquérir sa femme. Mais la rechute n’est jamais loin et le chemin s’annonce long et difficile. Mais il va trouver un appui chez Tiffany, jeune veuve, dont la stabilité mentale n’est pas non plus le plus grand point fort. Du coup, leurs proches craignent qu’au lieu de s’aider, ils finissent pas se tirer mutuellement vers le bas.

Bon allez, je commence par mon coup de gueule habituel dans ce genre de situation. Pourquoi un film dont le titre original Silver Linings Playbook sort en France sous le titre de Happiness Therapy ? Non sérieusement ?… Comme d’habitude, je n’aurai pas de réponse à cette interrogation existentielle, alors je vais m’arrêter là. Et puis, ce n’est quand même pas ça qui va gâcher notre plaisir.

En effet, Happiness Therapy (puisqu’il faut bien l’appeler comme ça) possède assez de qualités pour en procurer une bonne grosse dose. Evidemment, comme pour toutes les comédies romantiques, on n’a pas vraiment de doute sur la manière dont tout ça va finir. L’important, c’est le comment. Et pour le coup, le chemin est ici tortueux, comme l’esprit des deux protagonistes, ornés de quelques cicatrices. Il ne réserve pas non plus de moments totalement inattendus, mais au moins n’est-il pas cousu de fil blanc.

Par contre, Happiness Therapy se distingue de la concurrence par une chose : l’impression initiale laissée par les deux protagonistes. En effet, ils n’apparaissent pas immédiatement comme terriblement sympathiques. Ils sont horripilants et de la même manière qu’ils ont du mal à tisser des liens normaux avec les autres, ils n’inspirent pas forcément une tendresse instantanée aux spectateurs. Mais ce film raconte un processus, où les personnages se reconstruisent eux-mêmes pour pouvoir reconstruire des relations avec les autres. La relation avec les spectateurs suit le même chemin. C’est, pour moi, la grande force de ce film, mais aussi sa grande limite car il est vrai qu’on a un peu de mal à y rentrer, étant parfois au bord de l’ennui lors de la première heure.

Heureusement, au fur et à mesure que les personnages s’ouvrent aux autres, on rentre dans l’histoire et on sent monter l’enthousiasme. Le film devient plus classique, mais fonctionne parfaitement car cela ressemble à une récompense pour la patiente du spectateur. Il s’achève pour un très beau final, en confirmant à quel point la danse, même de salon, peut véhiculer une foule d’émotion à l’écran. Le spectateur est alors totalement conquis, avec l’impression d’avoir lui aussi suivi cette Happiness Therapy particulièrement réjouissante.

happinesstherapyBradley Cooper est une des coqueluches d’Hollywood, sûrement l’acteur le plus en vogue avec Ryan Gosling. Il confirme dans Happiness Therapy l’étendu de son charme et de son charisme. Ce coup-ci, il est pourtant presque éclipsé par la formidable performance de Jennifer Lawrence, dont le jeu est peut-être moins spectaculaire, mais dont la formidable présence à l’écran contribue de manière magistrale à rendre l’histoire convaincante. Après Winter’s Bone et Hunger Games, elle confirme l’étendue de son talent. Enfin, un mot sur un Robert De Niro en pleine forme qui lui transforme un personnage assez antipathique en second rôle particulièrement délectable.

Happiness Therapy est au final une comédie romantique très réussie, car assez originale, en moins dans sa première partie. Si le fond est un peu léger, il évite vraiment le pathos dans lequel il aurait pu si facilement tomber.

Fiche technique :
Production : The Weinstein Company, Mirage Enterprises
Distribution : StudioCanal
Réalisation : David O. Russell
Scénario : David O. Russell
Montage : Jay Cassidy
Photo : Masanobu Takayanagi
Décors : Judy Becker
Musique : Danny Elfman
Effets spéciaux : DIVE
Costumes : Mark Bridges
Durée : 100 mn

Casting :
Bradley Cooper : Pat
Jennifer Lawrence : Tiffany
Robert De Niro : Pat Sr.
Jacki Weaver : Dolores
Chris Tucker : Danny
Anupam Kher : Dr Cliff Patel
John Ortiz : Ronnie
Julia Stiles : Veronica

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