
Pendant une petite moitié, le film intrigue assez pour capter l’attention du spectateur. Michel Houellebecq et Gérard Depardieu sont égaux à eux-mêmes, tout en s’auto-parodiant de manière assez savoureuse. Ils ont bien des défauts, mais ne manquent sûrement pas d’autodérision. On s’en amuse, on sourit et on finit surtout par s’en lasser. Parce qu’au-delà de ça, Thalasso s’apparente à un grand néant. Le fil rouge narratif qui finit par se superposer a ce double numéro de cabotinage ne présente strictement aucun intérêt, même s’il parlera peut-être de manière plus flagrante à ceux qui ont vu l’Enlèvement de Michel Houellebecq, dont il fait réapparaître les principaux personnages. Les autres se contrefoutent royalement de cette histoire de vieille dame fugueuse qui finit par prendre toute la place. Cela nous mène à un final qui sonne avant tout comme un aveu d’impuissance, Guillaume Nicloux se montrant incapable d’apporter une conclusion à une histoire qui n’en est pas vraiment une.

LA NOTE : 5/20
Fiche technique :
Production : Les films du Worso, Wild Bunch
Distribution : Wild Bunch distribution
Réalisation : Guillaume Nicloux
Scénario : Guillaume Nicloux
Montage : Guy Lecorne
Photo : Christophe Offenstein
Musique : Julien Doré
Durée : 93 min
Casting :
Michel Houellebecq : Michel
Gérard Depardieu : Gérard
Maxime Lefrançois : Maxime
Mathieu Nicourt : Mathieu
Daria Panchenko : Daria
Françoise Lebrun : Françoise
Jade Roberts : Sly
Luc Schwartz : Luc