SEX AND THE CITY : Happy end dans tous les sens du terme

sexandthecityafficheL’autre jour, j’ai parlé mon côté midinette, en expliquant que j’aimais notamment Sex and the City. Et bien, je le prouve, puisque après avoir avalé les six saisons, j’ai regardé le film hier soir. Cet avis sera éminemment subjectif pour deux raisons. D’abord, adorant la série, il est difficile de regarder ce film en le considérant comme une œuvre indépendante de cette dernière. Et puis, on m’en avait dit beaucoup de mal et j’ai été agréablement surpris, ce qui n’a fait que décupler mon plaisir.

Trois ans ont passé depuis le retour de Carrie à New York, après un court séjour à Paris. Elle file le parfait amour avec Big, dont on connaît enfin le nom, John Preston. Il acquière d’ailleurs un magnifique penthouse pour qu’ils puissent emménager tous les deux. Ils décident également de se marier, pour que Carrie soit aussi propriétaire de l’appartement. Mais ce qui devait être une petite cérémonie intime se transforme vite en un grand événement sous la pression de Carrie… au risque de faire ressortir les vieux travers de Mr Big.

Sex and the City forme une histoire tout à fait compréhensible, avec un début et une fin. Mais il est réellement dans la continuité de la série et le voir sans avoir vu cette dernière ne doit présenter qu’un intérêt limité. Trop de choses échapperait à un spectateur dont cet univers est totalement inconnu. C’est bien sûr une des grandes limites de ce genre de film. De plus, je doute que voir le film vous donne envie de vous ruer sur la série.

En effet, Sex and the City met un peu de côté, ce qui a fait l’originalité et la saveur de la série : les remarques des femmes sur le cul ! S’il y’a le mot Sex dans le titre de la série, ce n’est pas pour rien. Mais le film est là avant tout pour conclure le fil rouge narratif qui a tenu pendant six saisons : la relation Carrie-Mr Big. Beaucoup ont formulé ça comme un reproche. Personnellement, je parlerais simplement de choix. Franchement, après 94 épisodes, on a quand même surtout envie de voir comment tout ça va finir.

sexandthecityEt pour moi, c’est là qu’est venue la bonne surprise. Pas tant sur le point d’arrivée, qui fait un peu happy end, mais j’y reviendrai. Mais sur le chemin qui nous y emmène. J’avais un peu peur que tout cela finisse un peu trop simplement, dans un grand moment de célébration des personnages et de la série, où le bonheur coulerait par tous les coins. Il n’en est rien et Sex and The City nous rappelle que l’amour, c’est souvent compliqué et surtout souvent n’importe quoi. Et la conclusion de tout ça, c’est qu’il faut parfois arrêter de se poser trop de questions. On ressent ce qu’on ressent, il ne faut pas chercher à comprendre, ni penser aux détails pragmatiques qui sont souvent autant de tue-l’amours. On peut bien tous se l’avouer : il nous ait tous arrivé d’écouter notre cœur au lieu de notre raison, pour au final nous prendre un méchant gadin. On souffre un bon coup, mais bon ça passe et on oublie. Par contre, chaque fois que nous avons écouté notre tête, nous ignorerons à jamais ce qu’il y’a après le « et si… », nous laissant des regrets qui peuvent nous pourchasser le restant de notre vie.

Sex and The City, c’est ça ! Un hymne à l’amour sans condition, qui se vit sans questions existentielles qui viennent tout gâcher. Alors oui, c’est un peu rose bonbon parfois, un peu trop enveloppé dans de la haute couture aussi souvent. On y perd certainement en subtilité, mais, pour moi, on y gagne en force narrative. Et puis, après six saisons passées en leur compagnie, on est trop attaché aux personnages pour avoir envie de voir autre chose qu’une fin heureuse.

Bon, il faut quand même admettre qu’il y’a quelque chose d’un tantinet insupportable. C’est ce rapport malsain qu’ont les Américains avec le mariage, qui semble presque une fin en soi. Sex and The City nous assène pendant près de deux heures qu’au fond le mariage, ce n’est pas le plus important, qu’il représente parfois plutôt une raison de se déchirer que de sublimer la passion… Pour qu’au final, ils se marient quand même… On va mettre ça sur le compte des particularités culturelles de la société américaine.

En fait, cette critique tient en une phrase : vous avez vu la série, ne ratez pas le film !

Fiche technique :
Production : Darren Star productions, HBO Films, New Line cinema
Distribution : Metropolitan Filmexport
Réalisation : Michael Patrick King
Scénario : Michael Patrick King, d’après les personnages de Candace Bushnell
Montage : Michale Bernebaum
Photo : John Thomas
Décors : Jeremy Conway
Musique : Aaron Zigman
Effets spéciaux : Big Film Design
Durée : 135 mn

Casting :
Sarah Jessica Parker : Carrie Bradshaw
Kim Cattrall : Samantha Jones
Kristin Davis : Charlotte York
Cynthia Nixon : Miranda Hobbes
Chris North : Mr. Big
Candice Bergen : Enid Frick
Jennifer Hudson : Louise

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