LA PROPOSITION : Drôle, tout simplement

lapropositionafficheUne bande-annonce qui lassait présager le pire, la présence en tête d’affiche de Sandra Bullock, Madame Je ne fais que des navets depuis Speed… Bref, je n’étais pas du tout parti pour aller voir, et encore moins aimer, la Proposition. Et puis, une bonne critique dans Télérama et là, mon côté midinette et romantique, m’a ordonné d’aller le voir… Je lui ai obéi et je ne l’ai pas regretté.

Au début, ils se détestent, à la fin, ils s’aiment…

… Comment ça, j’ai tué tout suspense ? Ah oui, excusez-moi, je n’avais pas fait attention. A la fois, s’il y’a une seule personne qui se soit assis dans une salle obscure en se demandant vraiment comment cela va finir, qu’elle se dénonce, il y’a des docteurs qui soignent ça très bien. Bref, La Proposition est une comédie romantique, on sait très bien comment tout cela va finir. C’est comme un épisode de Columbo, le seul intérêt c’est de savoir comment cela va se produire.

Et puis, dans comédie romantique, il y’a aussi le mot comédie. Et c’est là que la Proposition devient un très bon film. En effet, c’est drôle, vraiment drôle. De l’humour très premier degré (un degré en dessous de Very Bad Trip tout de même), mais qui nous fait rire au début, à la fin et au milieu. Et je peux en témoigner, c’était toute la salle 3, un des plus grandes, de l’UGC des Halles qui riait à plein poumons. Après, certes, le rire est communicatif, peut-être que je trouverai ça un peu moins drôle, tout seul devant ma télé, mais il n’en reste pas moins que ce film a contribué à la musculature de mes zygomatiques et c’est un mérite que je ne peux lui refuser.

Et l’autre chose que l’on demande à une comédie romantique, c’est d’y croire. Et là encore, c’est vrai, en tant qu’éternel romantique (y’en a qui rigolent, qu’ils arrêtent, c’est vexant !), je suis peut-être parfois un peu bon public dans ce domaine. Il n’empêche que la bande-annonce faisait craindre le pire, que tout ça soit trop gros, trop facile, trop improbable. Et bien, il faut reconnaître à Peter Chiarelli, le scénariste, une grande intelligence. Evidemment, ce n’est pas non plus de la psychologie de très très haut niveau, mais bon, ça marche et c’est non dénué d’une certaine subtilité sous le premier degré.

lapropositionEnfin, le dernier facteur de réussite est le charisme du couple. Bon, je ne m’étendrais pas sur le charme de Ryan Reynolds, mais il faut admettre que son personnage est éminemment sympathique et la manière dont il arrive à renverser la position de faiblesse dans laquelle il se trouve au départ le rendrait presque intéressant. A ses côtés, Sandra Bullock… Si son parcours d’actrice peut prêter à sourire et aux moqueries, elle prouve là que c’est une femme magnifique et une actrice qui mérite mieux que les navets dans lesquels elle tourne. Tous ceux qui étaient tombés amoureux d’elle, il y’a 15 ans dans Speed peuvent aller voir la Proposition sans peur. Son charme n’a pas pris une ride… Euh et elle non plus d’ailleurs, mais ça c’est la magie d’Hollywood (et du maquillage… et de la chirurgie…).

Bref, la Proposition est un film de toute façon réussie parce qu’il est vraiment drôle. Après, il possède toutes les faiblesses inhérentes aux comédies romantiques, mais franchement, qui s’en soucis ?

Fiche technique :
Production : Mandevilel films, Touchstone pictures
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Réalisation : Anne Fletcher
Scénario : Peter Chiarelli
Montage : Priscilla Nedd Friendly
Photo : Oliver Stapleton
Décors : Nelson Coates
Durée : 108 mn

Casting :
Sandra Bullock : Margaret Tate
Ryan Reynolds : Andrew Paxton
Betty White : Grand mère Annie
Craig T. nelson : Joe Paxton
Mary Steenburgen : Grace Paxton
Oscar Nunez : Ramone 

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