VIF-ARGENT, TOME 3 : LE CREPUSCULE DE VIF-ARGENT : Une fin et une fin de la fin très réussies

vifargent3Le plus dur dans une saga en plusieurs tomes, c’est de savoir conclure. Pour les besoins de l’histoire, on ouvre généralement plusieurs intrigues en parallèle, on plonge les héros dans des situations qui semblent de plus en plus inextricables, on maintient le suspense à son intensité maximale le plus longtemps possible, avant de tout conclure, de tout arranger, de tout terminer en quelques pages. Et il faut avouer que tout cela est généralement assez décevant et rarement à la hauteur du reste de l’œuvre. C’est un écueil auquel la saga Vif-Argent a échappé puisque son troisième et dernier tome, Le Crépuscule de Vif-Argent est totalement réussi et maîtrisé.

La rébellion a été décimée par la trahison de Tanalvah. Une poignée de ses membres ont tout de même réussi à prendre possession de l’Ile de Diamant et y établir leur état libre. Parmi eux, Reeth Cadalson qui se décide à enfin partir à la recherche de la Clepsydre, artefact magique, son dernier espoir de se libérer du mystérieux mal qui le ronge. Mais très vite, l’île est assiégée par des hordes de pirates, tandis que les deux Empires se préparent à unir leur force pour écraser définitivement la rébellion.

Si dans le second tome, l’intrigue avait un peu tendance à stagner, dans le Crépuscule de Vif-Argent, ce n’est pas du tout le cas. Beaucoup d’éléments qui n’avaient été pour l’instant qu’évoqués prennent forme, l’enrichissant d’autant plus. En plus, ce livre a la bonne idée de commencer par un résumé des épisodes précédents, ce qui permet au lecteur de remettre ses idées au clair sur ce monde imaginaire à la structure relativement complexe. On n’a fait pire dans le genre, mais n’avoir aucun soucis de « qui est qui ? » ou « c’est quoi ça déjà ? » est un vrai plus. Cela permet une meilleure immersion dans l’univers crée par Stan Nichols.

Vif-Argent est à ranger dans les sagas « sympathiques, mais pas indispensables ». Le Crépuscule de Vif-Argent est le tome le plus réussi, mais les trois forment vraiment un tout. Les coupures sont totalement artificielles, les trois ouvrages racontant une seule et même histoire. Ce volume est donc vraiment le climax narratif de cette série et aboutit sur un dénouement très réussi, comme je l’ai déjà indiqué. Les allergiques aux fins à la Tolkien seront ravis, les autres la trouveront peut-être un peu abruptes. Mais dans tous les cas, elle est claire et cohérente avec le reste du récit.

Le style de Stan Nichols n’a rien d’exceptionnel, mais reste très agréable à lire. Il privilégie largement les dialogues et l’action, sur les descriptions. Cela donne un roman qui se parcourt sans que l’on ne voit ni le temps, ni les pages passer. L’univers qu’il a crée nous est désormais familier pour ce troisième tome, et c’est un plaisir de s’y attarder. Du coup, on n’est un peu triste de le quitter, surtout que l’on avait fini par s’attacher profondément à ses personnages, qui ont eux-aussi pris de l’épaisseur au fur et à mesure des pages.

Vif-Argent, tome 3 : le Crépuscule de Vif-Argent constitue donc une fin très réussie pour une saga à recommander aux fans du genre. Les autres pourront survivre sans l’avoir lu, mais pourront également y prendre du plaisir.

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