LES ENFANTS DE L’ATLANTIDE, TOME 3 : LE CREPUSCULE DES GEANTS (Bernard Simonay) : Une nouvelle mythologie !

lesenfantsdelatlantide3Créer un univers original mais tout ce qu’il y’a de plus terrien n’est pas chose aisée. Réviser les origines du monde est un exercice périlleux, où l’imagination est moins libre que dans un monde totalement imaginaire. Barjavel l’avait réalisé dans son magnifique « La Nuit des Temps ». Bernard Simonay s’y attaque avec sa saga les Enfants de l’Atlantide, dont le Crépuscule des Géants est le troisième volet.

Astyan, après avoir retrouvé la mémoire, décide de naviguer sur l’océan pour retrouver la trace de Poseidonia, le royaume atlante qui fut jadis le sien. Mais le navire fourni par Callisto n’est pas taillé pour ce genre de voyage. Il se voit obligé de faire escale à Leonesse pour bâtir un bateau avec les connaissances qu’il est le dernier à maîtriser. Mais cette cité est tenue d’une main de fer par le phareïs et les prêtres du culte de Yawehah. Et ces derniers ne voient pas d’un très bon œil les étrangers.

Depuis, le début de la saga Les Enfants de l’Atlantide, Bernard Simonay aura conduit son héros sur des chemins totalement inattendus. Qui aurait pu penser à la lecture des premières pages que ce jeune chasseur néolithique était en fait la réincarnation d’un Titan, un dieu atlante. Bon évidemment, dit comme ça, à froid, ça peut laisser circonspect, mais le tout est vraiment bien amené et donne au récit une vraie dimension.

Dans le Crépuscule des Géants, les surprises sont moindres. L’univers a été introduit, le personnage nous a été présenté sous ses multiples facettes. On connaît son présent et son passé. Nous n’avons plus qu’à le suivre dans ses aventures et sa recherche de l’Atlantide (et accessoirement son ex…). Evidemment, on se doute bien qu’il n’y a plus de continent au milieu de l’Atlantique, je pense qu’on l’aurait remarqué depuis le temps.

Ce tome marque une pause dans la saga. Très peu du mystère est ici dévoilé. On ignore encore tout (ou presque) des circonstances de la chute et la destruction de l’Atlantide. Bernard Simonay en profite pour donner plus d’épaisseur et d’humanité à son héros. Le récit peut sembler plus anecdotique, mais le Crépuscule des Géants n’en reste pas moins très agréable à lire. Les deux premiers tomes étaient assez bons pour nous donner envie de continuer à nous imprégner de cet univers singulier. Et puis, entretenir la frustration est le meilleur moyen de pousser le lecteur vers le quatrième et dernier tome de la saga (malheureusement très décevant paraît-il).

Le style de Bernard Simonay est pour beaucoup dans le plaisir que l’on prend à parcourir le Crépuscule des Géants. Préférant les dialogues aux descriptions, il nous fait découvrir son univers de manière vivante et dynamique. On pourra simplement lui reprocher un très léger penchant pour le manichéisme. Car si certains méchants sont relativement ambigus, les gentils sont vraiment gentils. Heureusement, ils sont avant tout attachants.

Les Enfants de l’Atlantide constitue donc un agréable mélange des genres. Du fantastique dans un monde antique, de l’heroic fantasy au néolithique, une nouvelle mythologie en fait. Si vous aimez à la fois les récits d’aventure et avez toujours eu un faible pour les légendes gréco-romaines, cette série est faite pour vous !

Le Crépuscule des Géants est donc un ouvrage dans la lignée des deux précédents, très agréable à lire, original et parfois vraiment inattendu. Bref du bon bouquin !

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