MAX ET LES MAXIMONSTRES : Le vrai conte pour enfants de ce Noël !

maxetlesmaximonstresafficheTous les papas et les mamans qui ont emmené leurs chers têtes blondes (ou brunes ou rousses, ne soyons pas racistes) voir le Drôle de Noël de Scrooge en pensant voir un conte de Noël pour enfants, se sont trompés de salle. Il fallait aller dans la salle d’à côté voir Max et les Maximonstres ! Mais il n’est pas encore trop tard pour bien faire !

A la suite d’une dispute avec sa mère, Max s’enfuit de la maison. Il trouve une barque au bord d’une rivière et se retrouve vite au pleine mer. Il finit par accoster sur une île où vivent d’étranges créatures. Ces dernières proclament rapidement Max comme leur roi, après qu’il leur ait expliqué qu’il possédait de puissants pouvoirs. Mais qu’arrivera-t-il s’ils s’aperçoivent qu’il n’est en fait qu’une jeune garçon d’une dizaine d’années ?

Max et les Maximonstres est à la fois très moderne et tout à fait classique. Classique dans le fond, qui n’est guère différent des contes les plus anciens. On y retrouve le thème de l’enfant, de sa soif de découverte, de reconnaissance et d’émancipation qui va le pousser à se croire capable d’être déjà autonome. Evidemment, tout finira dans la reconstitution de la cellule familiale, après que l’enfant ait échappé aux pires dangers de mort.

Par contre, la forme est ici tout à fait contemporaine. Pas de princesse, de château, mais une famille américaine moyenne, monoparentale et vivant dans un maison en banlieue. Max est un petit garçon d’aujourd’hui, auquel tous les petits garçons d’aujourd’hui peuvent aisément s’identifier. Il inspirera également la sympathie des adultes par son air à la fois espiègle et fragile. Pas l’enfant idéal, et encore moins idéalisé, mais le fils que l’on pourrait tous avoir.

maxetlesmaximonstresAprès évidemment, on a le droit de trouver ça un rien cucul. Il est vrai que si le film recèle quelques moments plus sombres et inquiétants (mais vraiment rien de bien méchant), il se termine tout de même avec une bonne dose de bons sentiments. Heureusement, Max et les Maximonstres ne donne pas non plus dans l’hyper sirupeux et si tout se termine bien, il n’y a aucune envolée lyrique et bien lourde. Un regard et une embrassade suffisent pour symboliser la réconciliation et l’affection. Bref, un film familial, vraiment tout public, sans qu’il donne envie de se caler deux doigts au fond de la gorge.

Si le jeune Max Records est parfait dans son rôle, Max et les Maximonstres se distingue par un casting de voix de haut niveau, avec notamment Forest Whitaker. Les amateurs de séries reconnaîtront également avec joie la voix de James Gandolfini, alias Tony Soprano, et celle de Lauren Ambrose, alias Claire Fischer de Six Feet Under… Bon j’avoue pour elle, j’ai passé tout le film a me dire que je connaissais cette voix, sans pouvoir l’identifier, avant que Allocine ne me sauve la vie.

Max et les Maximonstres est donc le film où emmener ses enfants ce Noël… auxquels on pourra offrir le DVD à Noël prochain.

Fiche technique :
Production : Legendary Pictures, Village Roadshow, Playtone / Wild Things, Warner Brox
Distribution : Warner Bros. Pictures France
Réalisation : Spike Jonze
Scénario : Spike Jonze, Dave Eggers, d’après le livre de M. Sendak
Montage : Eric Zumbrunnen, James Haygood
Photo : Lance Acord
Décors : K.K.Barrett
Musique : Karen O, Carter Burwell
Costumes : Casey Storm
Durée : 100 mn

Casting :
Max Records : Max
Catherine Keener : la mère
Mark Ruffalo : Le petit ami
James Gandolfini : Carol
Paul Dano : Alexander
Catherine O Hara : Judith
Forest Whitaker : Ira
Lauren Ambrose : KW

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