CITY ISLAND : Je vous ai dit que c’était excellent ?

cityislandafficheSi j’ai été voir City Island, c’est pour deux raisons. Déjà, l’horaire m’arrangeait bien car collait avec l’heure de fin de Bright Star que j’ai vu juste avant. Mais aussi, parce que j’avais entendu le matin même une critique dithyrambique de la part de Benjamin Gomez, le critique de Ouï FM. Pourtant, on ne peut pas dire que je suive très fidèlement ses avis, vu qu’il passe son temps à faire l’éloge des films sponsorisés par la radio qui l’emploie. Mais bon, pour une fois, son enthousiasme était communicatif et je me suis laissé tenté. Et grand bien m’en a pris !

La famille Rizzo n’est pas vraiment championne du monde dans le domaine de l’honnêteté mutuelle et de la communication. Tout le monde fume en cachette, le père prend des cours de théâtre à l’insu de sa femme, qui du coup, pense qu’il a une liaison. La fille cache à ses parents qu’elle s’est faite virer de la fac et qu’elle exerce le noble métier de strip-teaseuse en attendant. Enfin, le petit dernier cache à tout le monde son addiction pour les obèses. Un jour, le père découvre que son fils illégitime, qui pense que son vrai père est mort, se trouve dans la prison où il est gardien. Il le fait sortir et le ramène dans la famille… sans évidemment expliquer quoi que ce soit à qui que ce soit.

City Island est une comédie humaniste, un peu trash. Voilà, j’ai presque envie d’arrêter ma critique ici, tout est dit, sauf à rajouter qu’elle est vraiment excellente. Mais bon puisqu’il faut développer, sachez aussi qu’elle est enthousiasmante, rafraîchissante, vivifiante, patatifiante… ok, le mot n’existe pas, mais résume bien l’état d’esprit avec lequel on quitte la salle après ce film. Parce que si ce film véhicule des valeurs très positives, du style, la famille c’est formidable, la communication y’a que ça de vrai et il faut suivre ses rêves, et bien il le fait de manière très intelligente.

Déjà les personnages sont loin d’être des américains propres sur eux qui se fondent dans le moule. D’ailleurs, la société américaine bien-pensante en prend un petit coup dans City Island puisque c’est en s’affranchissant de ses standards les plus idiots que les protagonistes accèdent au bonheur ! C’est une sorte de Whatever Works, mais en beaucoup moins bavard ! L’effet produit est à peu près le même, si ce n’est que Raymond De Felita n’est pas tout à fait Woody Allen. Mais il se défend tout de même et nous livre une excellente comédie (mais je crois que je l’ai déjà dit).

cityislandDans ce genre de film, tout se joue dans la sympathie que peuvent nous inspirer les personnages. Pour cela, City Island a tout bon et on a presque envie de faire partie de la famille Rizzo, qui, malgré ses faiblesses toutes humaines, est composée de personnages attachants. Bien sûr, les repas de famille sont quelque peu animés, surtout au début du film, mais c’est souvent mieux que de ne rien se dire du tout. L’autre qualité indispensable pour une comédie est le sens du rythme. Et ce film n’en manque pas, ne laissant jamais au spectateur le temps de s’ennuyer. Tout s’enchaîne, non avec frénésie, mais avec assez de peps pour nous entraîner avec un certain enthousiasme.

City Island, c’est aussi l’occasion de voir le trop rare Andy Garcia à l’écran. Ses premiers rôles se font rares et on peut se rappeler ici qu’il semblait promis il y’a un peu mois de 20 ans à devenir une des plus grandes stars d’Hollywood. L’avion de sa carrière n’a jamais vraiment totalement décollé comme il aurait du. Reste le talent et un immense charisme qui apporte la petite touche supplémentaire qui fait de ce film un vrai bon moment de cinéma.

Je ne sais pas si je vous ai dit mais City Island est une excellente comédie. Alors allez-y !

Fiche technique :
Réalisateur : Raymond de Felitta
Scénariste : Raymond de Felitta
Compositeur : Jan A.P. Kaczmarek
Directeur de la photographie ; Vanja Cernjul
Monteur : David Leonard
Directrice du casting : Sheila Jaffe et Meredith Tucker
Chef décoratrice : Franckie Diago
Directeur de production :Ged Dickersin
Costumier : Tere Duncan

Casting :
Andy Garcia : Vince Rizzo
Julianna Margulies : Joyce Rizzo
Steven Strait : Tony Nardella
Ezra Miller : Vinnie Rizzo
Dominik García-Lorido : Vivian Rizzo
Alan Arkin : Michael Malakov
Emily Mortimer : Molly Charlesworth
Sharon Angela : Tanya
Curtiss Cook : Matt Curniff

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