LE VENT DU TRIOMPHE

jasonlamychappuisRépondre présent alors qu’on est très attendu n’a jamais été une spécialité des sportifs français. Les tricolores ont toujours mieux fonctionner dans le registre « exploit sorti de nul part et divine surprise ». Certes, cela s’estompe quelque peu depuis deux décennies depuis que Marie-Josée Perec et David Douillet ont montré la voix. Leur héritier pour ses Jeux Olympiques d’hiver a un nom : Jason Lamy Chappuis.

La course d’hier soir, et surtout ses cinq dernières minutes, furent de ces petits moments de bonheur absolu qui vous rappellent pourquoi vous aimez le sport. Ces instants où vous finissez debout dans votre salon, le cœur qui bat à 100 à l’heure en train de hurler des encouragements à votre poste de télévision, avant de vous mettre à sauter partout.

Jason Lamy Chappuis était incontestablement le plus fort hier et il a fallu des conditions climatiques difficiles lors de son passage au saut à ski pour ménager un peu (beaucoup) le suspense. Tant mieux pour le spectacle, qui fut magnifique, et pour la légende olympique. Si Jason Lamy Chappuis avait mené la course de bout en bout pour triompher sans coup férir, sa médaille d’or n’aurait pas eu la même saveur.

A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Jason Lamy Chappuis pourra remercier les bourrasques de vent qui lui auront apporté plus de gloire qu’il n’aurait pu imaginer.

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