JE SAIS QUE LA TERRE EST PLATE (Raphaël) : Il n’y a pas que la Terre qui est plate…

jesaisquelaterreestplateraphaelDe Raphaël, je connaissais uniquement les singles qui sont passés à la radio. Et je dois avouer que j’aimais généralement bien, même si je ne suis pas fan du genre grand mou qui n’articule pas. C’est donc sans aucune crainte qu’après avoir lu une bonne critique, j’ai rajouté Je Sais que la Terre est Plate à la liste des CD à téléch… euh à acheter…

Et bien, j’ai eu tort car ce disque est un des plus dénués d’intérêt qui m’ai été donné d’entendre. Texte et mélodie sont d’une platitude absolue. Et encore, donner le nom de mélodie au vague accompagnement que l’on entend derrière le chant est déjà faire preuve d’une grande magnanimité. Quant à la voix, il y met tellement peu de conviction qu’on se demande s’il comprend même le sens de ce qu’il a lui même écrit…

Pourtant Je Sais que la Terre est Plate commence bien puisque la seule chanson audible est la première. Le Vent d’Hiver est le seul titre qui ressort quelque peu du lot. Mais bon, point d’enthousiasme démesuré, je n’ai employé que le terme audible, ni génial, ni même super. Bref, cet album est vraiment consternant de médiocrité.

Le fond est atteint avec Concordia, une chanson où Raphaël se contente de répéter les trois mêmes phrases sans intérêt. Franchement, on est proche du foutage de gueule. Ca se veut certainement une effet de genre, il y’a sûrement des fans pour se pâmer et trouver ça génialement original, mais les autres trouveront ça juste dénué d’intérêt. Bref, c’est vraiment le service minimum artistique.

Après, il reste sa voix relativement unique, qui a largement contribué à son succès. Elle a une vraie personnalité et permet de le reconnaître à la première note. C’est évidemment le cas ici, les fans ne seront pas déçus, mais Raphaël donne l’impression de ne plus que se contenter que de ça. Il s’était précédemment également démarqué par la qualité de ses textes, mais dans Je Sais que la Terre est Plate, ce n’est plus du tout le cas. Du coup, il semble aussi motivé que moi, le lundi matin quand je me rend au bureau. Certes, j’adore mon boulot, mais je ne déborde pas non plus d’énergie et d’enthousiasme…

Il est rare que je conserve pas un album qui atterrit sur mon disque dur. Mais Je Sais que la Terre est Plate va finir dans la corbeille sans aucun regret.

Allez, on va tout de même se donner la peine de faire le tour des titres de cet album.

1-Le Vent de l’Hiver
Raphaël articule plus qu’à son habitude pour cette ballade mélancolique. De loin, la meilleur chanson de l’album.

2-Je Sais que la Terre est Plate
La chanson titre de l’album, au rythme heurté, mais surtout un rien lancinante.

3-Adieu Haïti
La voix ici fait tout, car il n’y a pas vraiment de mélodie derrière cette dernière. Mais cela limite quand même largement l’intérêt du titre, même si le texte est peut-être le plus intéressant de l’album

4-Le Petit Train
Une chanson un peu guillerette. Ca a le mérite de changer…

5-Sixième étage
Pas de réelle mélodie là non plus. C’est avant tout très chiant

6-La Jonque
Un peu plus mélodique que le titre précédent, mais chanté sans énergie

7-Quand c’est toi qui conduis
Une chanson triste et sans relief et très répétitive

8-Concordia
3 phrases répétées plusieurs fois… C’est sensé faire style ?

9-Tess
Ca ressemblerait presque à une vraie chanson, même si cela reste encore assez répétitif

10-Les limites du monde
De la poésie plus parlée que chantée, sur une vague mélodie. Le problème, c’est que ce n’est guère poétique

11-Transibérien
Un instrumental pour conclure… et soulager l’auditeur.

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