LE HAMBURGER DE LA DISCORDE

QuickhalalJ’ai quelque peu hésité à écrire ce billet, vu qu’on a déjà beaucoup trop parlé de cette anecdote, qui n’est certainement pas un événement. Mais bon les voix de l’emballement médiatique sont impénétrables et tout le monde a donné son opinion sur la fameuse affaire des Quick qui ne propose plus que la viande halal. Je vais donc faire de même.

Que Quick, en tant qu’entreprise privée, fasse le nécessaire pour attirer une certains clientèle est son droit plein et entier. Aux dernières nouvelles, on a le droit de vendre des produits halal en France, et encore heureux, alors pourquoi pas sous la forme de hamburgers. Certes, le choix a été fait de ne vendre que de la viande halal, mais c’est bien le cas des boucheries halal justement. Alors la plainte pour « discrimination » portée par le maire de Roubaix me semble totalement hors de propos.

Par contre, cette affaire est vraiment regrettable pour ce qui est du rôle « social » d’un tel restaurant. Ceci n’a rien à voir avec le droit, mais simplement avec notre devoir moral de construire, chacun à notre niveau, « un vivre ensemble ». Un Quick, c’est un lieu de rencontre, d’échange et de convivialité notamment pour la jeunesse. On y va rarement seul, mais le plus souvent entre amis. Si le restaurant avait proposé deux types de menu, il aurait contribué à créer un lieu où tous pouvaient se retrouver, sans que personne ne se sente exclu. Le choix qui a été fait contribue au contraire, à créer des barrières et contribue à un « vivre chacun de son côté ».

La connerie n’est pas encore un délit malheureusement. Sinon, effectivement, porter plainte contre Quick aurait été le premier réflexe à avoir.

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