BUS PALLADIUM : Mais pourquoi Dieu a-t-il crée la femme avant le rock !

buspalladiumafficheVoilà un film que je n’aurais jamais du voir. Ayant raté mon train, je suis arrivé hyper à la bourre au ciné à la Défense et en prenant mon billet, je pensais aller voir Soul Kitchen. C’est en entrant dans la salle, alors que le film avait commencé et en entendant parler français que j’ai réalisé mon erreur. J’avais pris un billet pour Bus Palladium…

Lucas revient de Londres après un stage en architecture. Il retrouve ses potes d’enfance Philippe, Jacob, Mario et surtout Manu, dont il est inséparable depuis l’enfance. Leur groupe de rock Lust va rencontrer un succès grandissant au cours de cet été là, au point d’envisager de faire un album. Mais voilà, il y’a une femme… il y’a toujours une femme. Elle s’appelle Laura et elle va très vite venir perturber les liens d’amitié qui les unissent. Au point de remettre en question leurs rêves de gloire ?

Bon si mon erreur ne m’a pas conduit à venir m’ennuyer pendant une heure et demi devant un navet, elle ne m’a pas non plus offert un grand moment d’enthousiasme. Bus Palladium est typiquement le genre de film sympa un soir de pluie à la télévision. En payant, dans une salle obscure, c’est une autre paire de manche…

La principale faiblesse de ce film repose dans le personnage de Laura. Elle perturbe l’équilibre du groupe par son charme dévastateur, mais surtout parce que ses deux prétendants ne comprennent jamais vraiment très bien ce qu’elle veut. Le problème, c’est que nous non plus. Du coup, les rebondissements du film semblent survenir une peu au hasard, sans fil conducteur. Surprendre le spectateur, c’est bien. Le manque de sens, ça l’est moins.

Par contre, les personnages masculins fonctionnent très bien. Le couple « Lucas-Manu » est un peu caricatural, avec d’un côté le beau gosse sûr de lui et, de l’autre, le sentimental plus effacé. Mais tous nous inspirent une très forte sympathie du début à la fin. C’est vraiment cela qui donne du contenu à ce Bus Palladium. C’est un peu léger, mais ça suffit à rendre ce film tout de même regardable.

buspalladiumL’autre qualité de ce film repose sur son aspect musical. Les morceaux joués sont excellents et on peut aisément croire au succès de ce groupe. Ajouté à cela la sympathie évoquée précédemment, le spectateur a vraiment envie de les voir réussir. Du coup, en sentant que Laura va venir perturber, on ressent une certaine antipathie envers elle. On n’a qu’une seule envie, c’est qu’elle dégage et les laisse tranquille. Bon évidemment, si ça arrivait, le film n’existerait plus ! Mais on touche là la principale limite de ce film.

On sent dans la caméra de Christopher Thomson une grande nostalgie des années 80 et de sa propre jeunesse. Bus Palladium pourra donc toucher les gens de la même génération que lui. Pour un premier film, ça aurait pu être pire, mais force est de constater, qu’il n’est pas encore tout à fait au niveau de sa mère, Danièle Thomson, qui l’avait fait jouer dans son magnifique Fauteuil d’Orchestre. On sent tout de même un humanisme très familial, mais qui manque, dans ce film, d’un peu trop d’humour pour être vraiment délectable.

Bus Palladium ravira sûrement ceux qui ont rêvé devenir Indochine ou Téléphone quand ils avaient 20 ans. Les autres ne déborderont certainement pas d’enthousiasme.

Fiche technique :
Réalisateur : Christopher Thomson
Scénariste : Christopher Thomson et Thierry Klifa
Compositeur : Yarol Poupaud
Directeur de production : David Giordano
1er assistant réalisateur : Emilie Cherpitel
Directeur de la photographie : Rémy Chevrin

Casting :
Marc-André Grondin : Lucas
Arthur Dupont : Manu
Jules Pelissier : Jacob
Abraham Belaga : Philippe
Elisa Sednaoui : Laura
François Civil : Mario
Géraldine Pailhas : Prune Angelli
Naomi Green : Rizzo

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