SOURIEZ VOUS ETES FILMES !

cameraLe débat à propos des caméras de sécurité fait rage. Brice Hortefeux veut en mettre partout, Bertrand Delanoë aime bien en semer à tous les coins de rues de Paris. Un peu plus la classe politique se prendrait pour Stanley Kubrick. Alors pour ou contre ?

Cette question est aussi absurde et vide de sens que la question « Pour ou contre le sel en cuisine ? ». Ca dépend évidemment où, combien, comment… Mais surtout, un bon petit plat dépend d’une multitude de choses, pas simplement de la quantité d’un seul ingrédient. Mettre plus ou moins de sel ne fera jamais de vous un cordon bleu.

Une politique de lutte contre la délinquance ne tient évidemment pas simplement à un peu ou un peu moins de caméras. C’est une politique complexe et surtout globale à mettre en place, qui concerne aussi bien des aspects judiciaires, policiers, mais aussi sociaux et de politique de la ville. Chaque élément doit apporter sa contribution à un projet d’ensemble et à une vision qui doit porter à long terme. L’ensemble des mesures prises doivent être en cohérence avec ces derniers pour que cela finisse par porter ses fruits.

Ce débat médiatiquo-polique sur les caméras de sécurité montre bien à quel point on prend ce genre de problèmes par le petit bout de la lorgnette. Il faut dire que l’exemple vient d’en haut, avec un gouvernement dont la politique en la matière consister à empiler les lois sous le coups de l’émotion médiatique provoquée par un fait divers. Pour la politique globale et cohérente, vous repasserez. Une loi n’a même pas eu le temps d’être appliquée (et je ne parle même pas d’être évaluée) qu’une autre est déjà dans les tuyaux. Tout ceci n’ayant pour résultat que l’absence de résultat…

Alors si on me demande ce que je pense de l’installation des caméras de sécurité, je citerai simplement ce grand penseur qu’était Fernand Raynaud et répondrai « ça dépend ! ».

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