DRAGONS : Envolez-vous à dos de dragon

dragonsafficheUn film avec le mot dragons dedans peut faire peur. En effet, on rit encore en pensant à Donjons et Dragons, un improbable navet où Jeremy Irons a été se perdre, et on se désole en se remémorant le très cheap Cœur de Dragon. Et encore, le mot ne figure pas dans le titre du film Eragorn, pitoyable adaptation d’un excellent roman sur le sujet. Par contre, si on pense film d’animation, on retrouve déjà le sourire en se rappelant avoir passé un excellent moment devant Chasseurs de Dragons, une petit perle hexagonale. Mais le film qui les mettra définitivement tous d’accord se nomme tout simplement Dragons (soit la très mauvaise traduction de How to train your Dragon), la dernière petite merveille des studios Dreamworks.

Harold est un jeune viking, vivant au bout du monde, dans un village régulièrement attaqué par des hordes de dragons. Mais voilà, il ne ressemble guère à ses concitoyens qui ont autant de muscles dans chaque phalange que lui dans tout le corps, au grand désespoir de Stoïk, son père et chef du village. Mais Harold ne désespère pas de gagner le respect des siens en tuant lui aussi une de ces créatures. Un jour, il n’en a enfin l’occasion, mais sa main tremble au moment d’achever la bête blessée. Au lieu de ça, il décide de l’apprivoiser.

Dragons est pendant une bonne partie à classer dans le gentillet, avant une scène finale vraiment époustouflante et recelant un vrai souffle épique. Nous sommes donc là devant un divertissement familial au vrai sens du terme, c’est à dire qui pourra séduire petits et grands. Toutes les générations n’y apprécieront peut-être pas les mêmes choses, mais le film est largement assez riche pour contenter tout le monde.

Car qui dit gentillet, ne veut dire ni niais, ni simplet. Dragons raconte une vraie histoire rythmée, riche en rebondissements, bourrée d’humour et d’aventures. Certes, il n’y a pas de massacres sanglants, ni d’interrogations métaphysiques majeures, mais les scénario n’est en rien bâclé et les personnages ont tous une personnalité bien marquée et on s’y attache avec une facilité absolue.

dragonsL’équilibre humour/aventures de Dragons penchent pendant une bonne partie vers le premier. Là encore, on n’est pas dans le méga subtil, mais ça marche. Et ce souvent ! Il n’y pas un gag par heure, mais des moments vraiment amusants qui surviennent constamment. On n’a donc aucune chance de s’ennuyer et de trouver le temps long. Sur la fin, l’humour laisse place à un long moment de pur action mais qui est encore plus prenant. On sort donc de ce film sur une excellente impression.

Enfin techniquement, le film est parfait. Vous me direz, il y’a longtemps que les Dreamworks ou autres Pixar ne sortent plus des films autrement que sublimes visuellement. On pourrait être blasé, mais Dragons nous réserve un vrai bonheur pour tous les animateurs d’animation. Le dragon justement, d’une expressivité remarquable et qui vous donne envie de l’adopter et de l’accueillir dans votre salon. Ce n’est pourtant pas gagné avec une telle créature. Il y’a là un vrai travail artistique que les moyens numériques ont sans doute facilité mais qui est surtout l’expression de l’immense talent des créateurs de cette créature…qui porte donc fort bien son nom.

Dragons ne sera peut-être pas le film d’animation de l’année, mais en tout cas, il restera comme une excellente production familiale à consommer sans modération.

Fiche technique :
Production : DreamWorks Animation, Mad Hatter, Vertigo
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : Chris Sanders, Dean DeBlois
Scénario : Will Davies, Dean DeBlois, Chris Sanders
Montage : Darren Holmes, Maryann Brandon
Format : 35mm
Décors : Kathy Altieri
Musique : John Powell
Directeur artistique : Pierre-Olivier Vincent
Durée : 93 mn

Casting :
Creg Ferguson : Gueulfor
Jonah Hill : Rustik Le Morveux
Gérard Butler : Stoïk
Jay Baruchel : Harold
America Ferrera : Astrid

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