SEVENTH TREE (Goldfrapp) : Envoûtant

seventhtreegoldfrappGoldfrapp, voici un nom qui me disait quelque chose, mais sur lequel je n’arrivais pas à mettre une musique. C’est donc fait depuis que je me suis procuré Seventh Tree pour y remédier… Bon en revoyant la pochette, j’ai aussi réalisé qu’en fait, j’avais déjà écouté cet album chez une amie, mais ceci est une autre histoire qui au fond n’a aucun intérêt pour cet avis et donc, je ne sais pas pourquoi j’en parle aussi longuement, franchement, c’est ridicule…

Si je devais résumer Seventh Tree par un seul mot, ça serait celui de envoûtant. Envoûtant comme la voix de Alison Goldfrapp qui nous charme à chaque chanson. Envoûtant comme cette musique calme et relaxante, mais jamais ennuyeuse, jamais lancinante, jamais répétitive. Un vrai moment de grâce et de douceur musicales, qui constituera une parfaite musique d’ambiance ou pour un moment de détente les yeux fermés dans un canapé.

Pourtant, c’était loin d’être gagné lorsque l’on sait que Goldfrapp est proche de l’électro à la Massive Attack ou du trip-hop à la Tricky, dont Alison Goldfrapp fut d’ailleurs une choriste. En effet, ce sont deux genres que je n’apprécie guère pour rester mesuré dans mes propos. Mais ce coup-ci, je suis sous le charme, ce qui montre bien que nous sommes là face à un album de toute première qualité. Bien sûr, dans le genre musique douce de détente, je préfère tout de même un son plus jazzy à la Norah Jones, Diana Krall ou encore Lisa Ekdhal. Mais un peut de variété dans la discothèque de ne fait jamais de mal alors Seventh Tree y a toute sa place dans la mienne.

La musique de Goldfrapp est très sobre dans ses instrumentations et repose essentiellement sur la voix de sa chanteuse. Mais malgré cela, Seventh Tree ne tourne jamais en rond. Bien sûr, il y’a une grande unité musicale tout au long de l’album, mais sans que cela ne donne l’impression d’entendre deux fois la même chanson. J’ai vraiment gardé toute mon attention tout au long des dix titres, ce qui est, encore une fois, est un vrai exploit pour ce genre musical qui a tendance à me plonger très vite dans une profonde torpeur. Ce n’est vraiment pas le cas ici.

Seventh Tree est donc un album largement assez bon pour séduire bien au-delà des fans de ce genre musical. J’en suis la preuve vivante. Et y’a-t-il meilleure preuve ?

Pour finir, un petit tour d’horizon des 10 titres de cet album :

1.: Clowns
Une chanson très douce aux accents un rien orientaux.

2.: Little Bird
La voix est ici plus claire et du coup, encore plus envoûtante.

3.: Happiness
Un morceau plus rythme et entraînant, mais le charme demeure intact.

4.: Road To Somewhere
La voix d’Alison Goldfrapp est cette fois-ci plus grave, plus profonde. Le titre donne une impression différente, mais toujours aussi bonne.

5.: Eat Yourself
Une chanson très calme, peut-être un peu trop pour le coup.

6.: Some People
Un titre aux accents plus tristes, sur une instrumentation très simple au début, mais qui s’intensifie au fur et à mesure. Vraiment très beau.

7.: A&E
La voix et le son sonnent ici plus “pop”, mais toujours avec le même succès.

8.: Cologne Cerrone Houdini
Dans la lignée du titre précédent, mais en un peu moins bon. Enfin, tout est relatif…

9.: Caravan Girl
Un morceau plus dynamique, qui ressemble un peu à du Blondie.

10.: Monster Love
Une petite douceur pour conclure et atterrir en douceur après ce très beau voyage musical.

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