SEX AND THE CITY 2 : Si toi aussi, au fond, tu es une pouffe à paillettes

sexandthecity2afficheNous avons tous une pouffe qui sommeille en nous. Chez moi, elles sont trois à avoir le pouvoir de révéler celle qui demeure dans mon for intérieur : Britney Spears, Beckie Bloomwood (L’Accro du Shopping) et Carrie Bradshaw. 95% du temps, je joue aux jeux vidéos, je regarde le foot en buvant de la bière et en me grattant les… Bref, les 5% du temps, je change radicalement. Comme le temps d’un Sex and The City 2 !

Après deux ans de mariage, Carrie et Big connaissent l’écueil de tous les couples : la routine… et pire encore, la télévision dans la chambre ! Que faire pour remettre des paillettes dans leur vie ? En attendant, Samantha lui propose de tout oublier par un séjour tous frais payés à Abu-Dhabi, en compagnie naturellement de Miranda et Charlotte, trop heureuses de faire une pause dans leur difficile vie de mère de famille.

Sex and The City 2 est typiquement le genre de film qu’il est très difficile de juger objectivement. En fait, objectivement, si vous n’avez jamais vu, et à fortiori, si vous n’avez pas aimé, la série, inutile d’aller voir ce film, il n’aura guère d’intérêt. Voilà, c’était la fin du paragraphe objectif, passons désormais en mode fan qui juge ce film avec les yeux de l’amour. Et on sait bien que s’il ne rend pas toujours complètement aveugle, en tout cas, il trouble quelque peu la vue.

Retrouver Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte suffirait déjà presque à notre bonheur. Mais bon, on est quand même sur grand écran, alors on veut en avoir plein les mirettes. A ce niveau-là, Sex and The City 2 remplit parfaitement son rôle. Vous vous dites que la série avait totalement fini de nous faire explorer tous les coins et recoins d’un Manhattan branché, où la mode règne en maître, où un magasin Prada est ce qu’il y’a de plus proche du paradis ! Et bien que cela ne tienne, ce film vous emmènera là où le luxe prend une autre dimension, à Abu-Dhabi, une des cités folles qui pousse aux Emirats.

Alors, bien sûr, tout cela sonne comme l’apologie du glamour clinquant et totalement artificiel. Bah en fait, ça ne fait pas que sonner comme, ça l’est. Mais c’est aussi pour ça qu’on a aimé la série et qu’on aimera Sex and The City 2. On peut toujours lui reprocher l’absence total de regard critique, mais c’est un peu comme reprocher à Star Wars de ne pas aborder le problème de la pollution causée par les satellites usagés. C’est simplement pas le sujet ici. On est face ici à du pur divertissement, pas à de la critique sociétale.

sexandthecity2Mais bon, tout cela n’est que de l’anecdotique, puisque la seule question pertinente pour juger la qualité de Sex and The City 2 est simplement : Arrive-t-il à nous faire rire ne parlant des rapports amoureux…enfin de sexe quoi ? Et la réponse est totalement affirmative. Allez, on peut l’avouer, le film n’aurait sûrement rien perdu à être un peu plus court, mais bon, plus c’est long plus c’est bon. Et franchement, rien pour le final dans le souk d’Abu-Dhabi, le film vaut le coup d’être vu. On retrouve dans ce vrai moment de bravoure cinématographique ce qui a fait le succès phénoménal de la série : un vrai politiquement incorrect qui fait du bien, beaucoup de bien !

Sex and The City 2 est un film sourire… C’est à dire un film que l’on regarde avec un air niais tout du long, content d’être là et ne voulant être nul par ailleurs. Un film qui fait naître un enthousiasme démesuré face à une intrigue finalement assez pauvre, une superficialité totalement assumée et une mise en scène plus efficace qu’artistique. Mais voilà, c’est la magie des séries et de l’attachement profond qu’il fait naître pour des personnages qui ont partagé votre vie au gré des saisons (cf. un excellent article écrit sur ce sujet sur mon blog !). Et je ne dis pas ça uniquement parce que j’ai toujours été amoureux de Miranda… Enfin ça joue quand même un peu.

Sex and The City 2 apportera donc au fan de la série les paillettes et les dialogues crus qu’il attendait ! Et ça suffit à son bonheur ! Un grand bonheur !

Fiche technique :
Production : Michael Patrick King, Sarah Jessica Parker, Darren Star, John Melfi, New Line cinema, HBO Films, Village Roadshow
Distribution : Warner Bros. Entertainment France
Réalisation : Michael Patrick King
Scénario : Michael Patrick King
Montage : Michael Berenbaum, A.C.E.
Photo : John Thomas
Décors : Lydia Marks
Son : William Sarokin
Musique : Aaron Zigman
Effets spéciaux : Sheena Duggal
Maquillage : Nuria Sitja
Directeur artistique : Miguel Lopez-Castillo
Durée : 135 mn

Casting :
Sarah Jessica Parker : Carrie Bradshaw
Cynthia Nixon : Miranda Hobbes
Kim Cattrall : Samantha Jones
Kristin Davis : Charlotte York
Chris Noth : Mr. Big
David Eigenberg : Steve Brady
Liza Minelli : Liza Minelli
Evan Handler : Harry Goldenblatt
Penelop Cruz : Carmen Garcia Carrion 

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