TRINITY REVISITED (Cowboy Junkies) : Le verre à moitié plein

trinityrevisitedcowboyjunkiesEn 1988, le groupe The Cowboy Junkies signe son album le plus connu, The Trinity Session en enregistrant un concert unique et presque improvisé dans l’Eglise de la Trinité de Toronto. 20 ans plus tard, pour célébrer cet anniversaire, ils y sont retournés pour réenregistrer les mêmes chansons, interprétés avec la maturité acquise lors de ces deux décennies de carrière. Cela a donné naissance à Trinity Revisited.

Evidemment, là, il aurait été opportun de vous faire un parallèle entre l’original et la nouvelle version. Sauf qu’avant de faire des recherches sur Wikipedia après avoir écouté Trinity Revisited, je ne savais absolument pas qui étaient les Cowboy Junkies et encore moins de ce à quoi pouvait ressembler The Trinity Session. Ne l’ayant toujours pas écouté, je n’en ai d’ailleurs toujours pas la moindre idée. Je vais donc me contenter de vous parler de Trinity Revisited et c’est déjà pas mal.

The Cowboy Junkies est donc un groupe canadien de rock-folk et Trinity Revisited est un album de rock-folk… Et en y repensant, c’est tout de même relativement logique. Enregistré dans une église, cet album ne nous offre donc pas de grands morceaux de musique énervée et bruyante, mais plutôt de belles ballades symphoniques et douces aux oreilles. La voix de la chanteuse, Margo Timmins, a d’ailleurs quelque chose d’assez angélique. La musique, souvent épurée, cherche avant tout à la mettre en valeur.

Trinity Revisited nous offre un beau moment de magie musicale. On reste sous le charme des mélodies et de la voix pendant la moitié de l’album. La simplicité de l’accompagnement permet en fait de profiter au maximum des qualités vocales et mélodies des Cowboy Junkies. Et puis, ça se gâte. Peut-être parce que tous les titres restent un peu sur le même ton et qu’on se lasse, mais aussi, objectivement, parce que les plages 7 à 11 sont quand même moins intéressantes et moins féeriques. Heureusement, l’album se termine par la reprise étonnante d’un vieux standard country, Walkin After Midnight, dont je ne connaissais précédemment que la version interprétée par Bryan Adams.

Trinity Revisited provoque donc une certaine frustration. On aurait vraiment aimé que la magie perdure et ne s’étiole pas ainsi sur la fin. Après, c’est une question d’état d’esprit : le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein. En tant qu’éternel optimiste, je retiendrai évidemment cette dernière option en savourant cette moitié d’album qui est un ravissement musical rare.

Trinity Revisited laisse donc une impression mitigée, mais quelques belles mélodies valent largement le coup d’y jeter une oreille.

Pour finir, faisons le tour des morceaux qui composent cet album :

1.Mining for Gold
Un morceau chanté a capella qui permet de découvrir la voix très belle et envoûtante de Magro Timmins.

2.Misguided Angel
Une excellente ballade aux accents irlandais.

3.Blue Moon Revisited
Une ballade aux accents nettement plus américains cette fois-ci, avec une forte présence d’un harmonica. Mais le résultat est toujours aussi bon.

4.I Don’t Get It
Un morceau plus rythmé, entre blues et rock, mais la magie continue.

5.I’m So Lonesome I Could Cry
Une ballade particulièrement dépouillée, mais toujours aussi belle.

6.To Love is to Bury
Ballade accompagnée au piano, dernier moment de grâce avant que ça se gâte.

7.200 More Miles
Ce n’est pas Magro Timmins, mais son frère Michael au chant. Or sa voix est nettement moins intéressante… la chanson aussi du coup.

8.Dreaming My Dreams with You
Une ballade au rythme lent et quelque peu transparente.

9.Working on a Building
Un titre au rythme jazz et chanté avec des voix plus graves. Nettement moins magique que les morceaux précédents.

10.Sweet Jane
Un long morceau sans grand intérêt.

11.Postcard Blues
Un blues sombre, sans grand intérêt non plus.

12.Walkin’ After Midnight
Une reprise surpenante d’un classique de la country

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