THE RELEASE (Yules) : Les ressources insoupconnées de Vesoul

thereleaseyulesBon, voici un avis que j’ai bien failli ne jamais écrire. En effet, hier, par mégarde, j’ai jeté mes notes prises à l’écoute de The Release du groupe Yules. Du coup, je vais un peu ramer pour écrire ce billet et je vais être bien incapable de vous parler des titres de l’album un par un. Je pourrais bien sûr le réécouter, stylo à la main, mais oh, hein, bon, j’ai quand même une vie moi ! Donc voilà, je vais faire avec les moyens du bord.

Surtout que j’avais très envie de vous en parler parce que j’ai beaucoup aimé. Il s’agit là d’une vraie découverte et ça m’aurait chagriner de ne pas vous la faire partager. En plus, en me renseignant sur le groupe, j’ai découvert qu’il était… français. Pourtant, j’aurais parié beaucoup d’argent (enfin façon de parler) sur le fait qu’il soit anglais. En tout cas, pas une seule seconde, il ne me serait venu à l’idée qu’ils ne soient pas anglo-saxons…

Pourtant, ces deux jeunes gens, deux frères pour être précis, Bertrand et Guillaume Charret, sont originaires de Haute-Saône. Vous avez voulu voir Vesoul ? Et bien, je vous conseille plutôt de l’écouter… Bon personnellement, je n’ai rien contre Vesoul, disons que j’y suis allé une fois et je n’en garde pas un très bon souvenir…Enfin, je ne suis pas là pour raconter ma vie.

Car avec tout ça, vous ne savez toujours pas ce le groupe Yule peut bien chanter. Globalement, on peut qualifier leur musique de Pop-folk, ou folk-pop, comme vous préférez. De la musique plutôt douce, des instrumentations relativement acoustiques, même si certains morceaux ne sont pas dénués d’énergie. On aurait envie de faire la comparaison avec Simon and Garfunkel, même si les voix n’ont absolument rien à voir.

En fait, Guillaume, le frangin qui chante, sait faire varier sa voix de manière assez radicale d’un titre à l’autre. Des chansons interprétées avec une voie aiguë à la James Blunt aux morceaux plus sombres, portés par une voix plus caverneuses, il n’y a souvent qu’un pas dans The Release, les quelques secondes qui séparent deux plages pour être précis. Ca apporte de la variété, même si, pour être honnête, le résultat est bien meilleur dans les tons plus graves, qui donnent une impression plus nette de maturité. La musique pour adolescente pré-pubère, c’est bien, mais pas trop longtemps non plus…

La plus grande qualité de The Release est sa densité. C’est une caractéristique à laquelle je suis très attachée. Je préfère nettement un album avec une dizaine de titres de qualité, que deux ou trois titres exceptionnels cachant une forêt de médiocrité. On est ici incontestablement dans le premier cas, car sur les 13 morceaux de cet album, ceux qui sont plus en retrait se comptent sur les doigts d’une main. Et encore, vous pouvez même avoir perdu un ou deux doigts au passage, que ça marcherait encore.

Bon, c’est à ce moment-là que j’aurais du vous désigner plus précisément quels sont les titres les plus remarquables. Mais voyez-vous, sans mes notes, et même si je l’ai écouté hier soir, l’âge aidant, ma mémoire flanche un peu… Du coup, je ne peux que vous inviter à savourer ce très bon album pour vous faire votre propre classement. L’album est disponible sur Deezer, cela sera donc très facile à faire. Vous pourrez aussi en passant découvrir leur deuxième album.

Voilà, mon avis n’est peut-être pas aussi précis qu’il aurait du l’être mais je tenais à vous faire partager cette découverte hexagonale, qui vaut le coup d’être écoutée.

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