WELCOME TO THE RILEYS : Débuts réussis

welcometotherileysafficheDans la famille Scott, je voudrais le fils. Bonne pioche ! Welcome to the Rileys est le premier film (d’envergure) de Jake Scott, le fils de Ridley. Et il prouve une nouvelle fois que la génétique joue tout de même un rôle dans l’émergence des talents artistiques. Bon évidemment, on est encore loin de pouvoir le comparer à son père, mais Jake Scott signe là une entrée remarquée dans le grand monde, à défaut d’être fracassante.

Doug et Loïs Riley ne forment vraiment plus un couple unie et passionnée. Depuis la mort de leur fille dans un accident de voiture, cette dernière ne sort plus de chez elle et lui a pris une maîtresse. Lors d’un congrès professionnel à la Nouvelle-Orléans, Doug va croiser le chemin de Mallory, une jeune strip-teaseuse un peu paumée qui va réveiller en lui un certain instinct paternel. Va alors commencer une improbable amitié qu pourrait bien définitivement briser le couple.

Le thème des amitiés improbables est un grand classique du cinéma. Différence d’âge, d’éducation, de milieu social, de couleur de peau, le 7ème art a tout explorer en long en large et en travers. Le sujet central de Welcome to the Rileys n’est donc pas particulièrement surprenant ou original. Par contre, on appréciera comment Jake Scott l’a enrichi en le mélangeant avec d’autres thèmes comme le deuil ou l’usure du temps dans le couple. C’est la somme de tout ça, qui aboutit à une sorte de ménage à trois, qui rend le film un tout petit peu plus intéressant que la moyenne.

On peut aussi reprocher à Welcome to the Rileys d’être une énième célébration des valeurs familiales à l’Américaine, qu’Hollywood sait si bien cuisiner à tous les sauces, parfois jusqu’à la nausée. Pourtant, sans rien dévoiler du dénouement, ce film nous offre une vision un peu plus subtile et un peu moins manichéenne que d’habitude. Il ne se termine pas dans un happy end béat autour de la dinde de Thanksgiving, même s’il est tout de même profondément marqué par cette culture typiquement américaine. Le ton reste avant tout léger et résolument optimiste, ce qui rend le film plutôt sympathique.

welcometotherileysWelcome to the Rileys se démarque aussi par une grande qualité de réalisation. Et là, on voit bien que Jake Scott à de qui tenir. Pourtant, il n’y a ni action, ni effets visuels ou spéciaux pour briller avec une caméra. Mais c’est justement savoir filmer les simples relations humaines en leur offrant une forme aussi réussie que le fond qui fait la marque des grands réalisateurs. Il faudra biens sûr d’autres film à Jake Scott pour confirmer ces promesses, mais il a dors et déjà démontré un vrai sens de l’image et de la mise en scène.

Welcome to the Rileys nous permet aussi de retrouver avec grand plaisir James Gandolfini, qui réussit doucement son passage du petit au grand écran. Espérons qu’il ne restera pas pour toujours Tony Soprano. En tout cas, dans ce film, il prouve que son charisme est intact, même quand il n’incarne pas un mafieux dépressif. Il porte une large part du film sur ses épaules, même si la jeune et talentueuse Kristen Stewart ne s’en laisse pas compter.

Welcome to the Rileys n’est donc pas le film du siècle, le sujet ayant été déjà trop souvent traité. Cependant, il restera comme tous ces films qu’on oublie un peu avant de dire « ah oui, c’était pas mal » le jour où on est amené à en reparler. En tout cas, on attend avec impatience le retour de Jake Scott derrière la caméra.

Fiche technique :
Production : Scott Free Productions et Argonaut Pictures
Distribution : BAC Films
Réalisation : Jake Scott
Scénario : Ken Hixon
Montage : Nicolas Gaster
Photo : Christopher Soos, CSC
Décors : Happy Massee
Musique : Marc Streitenfeld
Durée : 110 mn

Casting :
James Gandolfini : Doug Riley
Kristen Stewart : Mallory
Joe Chrest : Jerry
Melissa Leo : Lois Riley
Ally Sheedy : Harriet
Tiffany Coty : Tara
Eisa Davis : Vivian
Peggy Walton Walker : Brenda

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