C’EST SI BON !

angleterrefrance12En sport, et en football en particulier, il y’a des adversaires que l’on prend plus de plaisir à battre que d’autres. Il y’a l’Italie, mais cette rivalité a été surtout exacerbée par les affrontements répétés entre nos deux équipes nationales depuis 15 ans, avec des scénarios assez improbables et pour le moins dramatiques. Mais historiquement, cette rivalité n’est rien par rapport à celle qui nous oppose à l’équipe allemande. La blessure du match de Séville ne se refermera sans doute jamais totalement et chaque victoire contre la Manschaft aura comme un goût de revanche.

Mais le vrai ennemi reste tout de même l’Angleterre. Car avouons-le, si on aime les Beatles et Hugh Grant, on continue de regarder la perfide Albion d’un œil méfiant. En sport, cette rivalité se manifeste aussi bien en football qu’en rugby, où elle est même exacerbée. Mais avec leur modèle social ultra-libéral que certains aimeraient nous imposer et les bâtons qu’ils ont toujours placés dans les roues de la construction européenne, avouons que tout cela dépasse largement le périmètre du stade. Et je ne vous parle même pas de leur gastronomie !

La victoire de l’Equipe de France hier à Londres a donc fait doublement plaisir. Humilier l’Angleterre chez elle et rabattre leur caquet aux Rosbifs, dont le fair-play est légendaire, surtout quand ils gagnent, est un plaisir irrationnel mais bien réel. Putain, ça fait du bien, ça défoule et ça donne envie de brailler la Marseillaise dans les rues de Londres.

Le plaisir fut aussi évidemment dans le jeu pratiqué par l’Equipe de France. Ce n’est pas encore digne des plus belles heures de 84 ou 98, mais au moins ça ressemble à une équipe, avec des passes qui arrivent à destination et un jeu collectif ressemblant à quelque chose. Il faut dire qu’au cours de ces quatre dernières années, on avait presque oublié que des joueurs de l’Equipe de France de football pouvaient courir derrière un ballon sans avoir l’air d’ignorer totalement ce qu’ils vont bien pouvoir en faire. Bref, ce n’est qu’un retour à la normale en fait, mais on revient de tellement loin qu’on ne peut s’empêcher d’exprimer un certain enthousiasme.

Quant à l’Angleterre, si j’étais méchant, je dirais que le Luxembourg nous a posé plus de problèmes. Bon, la différence est surtout que le Luxembourg joue comme une équipe du niveau du Luxembourg, c’est à dire à 11 derrière et se jeter sur tous les ballons comme des morts de faim. Les Anglais ont voulu jouer comme une équipe de haut niveau européen, oubliant qu’ils ne sont plus qu’une équipe de seconde zone. Mais Benzema et Valbuena leur ont gentiment rappelé.

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