RETOUR SUR UN MOIS CONSTERNANT

sarkofillonAyant une vie mouvementée et dissolue, comme chacun le sait, j’ai quelque peu négligé ma rubrique actualités. Pourtant, il s’en est passé des choses depuis le 24 octobre. Et bien sûr, un homme continue d’occuper la une et de briller de mille feux. Je veux évidemment parler de notre cher et tendre Président, Nicolas Sarkozy.

Avec le feuilleton du remaniement, je crois qu’on a vraiment touché le fond en termes de dramatisation et de scénarisation de la vie politique, histoire d’occuper au maximum les médias et d’empêcher tout débat de fond ou d’idées. Mais en nous faisant lambiner six mois pour finalement reconduire François Fillon, Nicolas Sarkozy nous a surtout prouvé qu’il n’avait plus d’autre choix que de tout miser sur la mobilisation maximale de son électorat traditionnel. Une tactique qui peut paraître suicidaire, quand on sait que les élections se gagnent, au contraire, en mobilisant l’électorat « flottant ». Cependant, en se concentrant sur l’idéologie qu’il maîtrise le mieux, il pourrait se reprendre du poil de la bête d’ici 2012…

… si l’affaire de Karachi ne lui a pas explosé à la figure d’ici là. L’agressivité du Chef de l’Etat vis à vis des journalistes qui ont l’audace d’écrire sur le sujet montre bien que c’est la panique à bord. On trouve aujourd’hui sur Mediapart une excellente synthèse sur l’affaire, qui renvoie vers tous les documents, parfois publics, qui vont totalement à l’encore de la défense de Sarkozy : http://www.mediapart.fr/club/blog/francois-bonnet/241110/nos-lecteurs-mediapart-karachi-et-le-president Et il ne faut surtout pas oublier que l’affaire a repris de l’ampleur depuis un rapport d’enquête de la police luxembourgeoise. Il est tout de même difficile de penser que la justice du Grand Duché cherche à répandre de pures calomnies sur notre Président.

Enfin, la nouvelle qui ferait rire si elle était vraiment drôle est le revirement de l’ancien jeune militant UMP d’origine maghrébine qui s’était fait joyeusement insulté par Brice Hortefeux. Des propos pour lesquels l’ancien Ministre de l’Intérieur a été condamné pour injure raciale, il faut quand même le rappeler. Dans beaucoup de pays, cela aurait évidemment conduit à une démission immédiate, pas chez nous, où les dérapages racistes du gouvernement sont devenus trop fréquents pour provoquer une indignation d’ampleur. Une nouvelle preuve que la politique du pire finit par habituer le citoyen à tout et n’importe quoi.

Espérons que ce mois politiquement consternant finisse par pousser les Français à mener une cure de désintoxication contre le sarkozysme.

 

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