TANT D’ESPOIR POUR LE MONDE

egypte2Ce soir le monde se réjouit de la démission de Hosni Moubarak de la tête de l’état égyptien. Le peuple a gagné, comme en Tunisie. Evidemment, comme je l’ai souligné dans un billet précédent, de grandes incertitudes planent encore sur le futur de ces deux pays. Mais ce soir, c’est l’optimisme qui prédomine et avec raison. L’actualité ne nous laisse pas assez souvent le loisir de célébrer de bonnes nouvelles, alors profitons-en.

Ces deux « révolutions » présentent plusieurs caractéristiques remarquables qui peuvent donner de l’espoir pour l’avenir de l’humanité… Bon je m’emporte peut-être un peu dans mes formules, mais tout de même. Déjà, ces évènements furent d’une rapidité incroyable, étant donné la solidité présumée de ces dictatures établies depuis plusieurs décennies. Et le plus étonnant reste tout de même le peu de sang versé, même si peu, c’est encore trop. 

 
La Tunisie et l’Egypte ne sont ni le Soudan, ni la Corée du Nord. Ils étaient largement intégrés dans la communauté internationale, aussi bien économiquement que politiquement. Du coup, quel futur leur aurait offert un bain de sang ? Celui de paria à la tête d’un état ruiné ? Il était évidemment inenvisageable à qui on peut reprocher sûrement bien des choses, mais sûrement pas l’idiotie ou la folie.

Le « Auschwitz, ça ne pourrait plus arrivé de nos jours, tout le monde aurait su » reste malheureusement une vue de l’esprit. Il existe encore bien assez de tyrans, d’opprimés, de torture, de génocide et de répression sur Terre, parfois largement médiatisés, pour savoir que les choses ne sont certainement pas aussi simples. Mais les évènements de ces derniers jours prouvent tout de même que l’interdépendance entres les états, s’il n’empêche pas les autocraties de prospérer, limite les extrémités que ces régimes peuvent se permettre.

La notion de communauté internationale (sans même parler de réelle gouvernance) demeure trop souvent au stade de belle idée, la mondialisation a bien des aspects pervers. Cependant, doucement, trop doucement, les peuples se rapprochent, pour le meilleur, parfois pour le pire. Mais si à côté de Coca-Cola et Mc Donald, la démocratie peut devenir une valeur réellement universelle, alors le monde y aura beaucoup gagné.

Mais la plus belle leçon que nous aura donné la Tunisie et l’Egypte reste le fait qu’il est encore utile de se battre et que les peuples peuvent encore changer et choisir le monde dans lequel ils vivent. Et ça, c’est une vraie raison d’espérer !

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