NIGHTS OUT (Metronomy) : Ah oui, mais là non !

nightsoutmetronomyBon, je sais, je n’aime pas du tout la musique électro, alors pourquoi donc ai-je eu l’idée d’écouter Nights Out du groupe anglais Metronomy ? Bon, en fait, je ne sais pas du tout comment il a atterri sur ma liste. J’ai sans doute été appâté par une critique élogieuse et sans doute par une classification ambiguë, genre pop-électro. Et puis à la fois, j’aime bien Daft Punk, Goldfrapp et je reconnais le talent de Massive Attack (même si ce n’est définitivement pas ma tasse de thé). Mais là, cela dépasse vraiment mon entendement.

Metronomy est donc un groupe anglais formé en 1999 par Joseph Mount. Leur discrographie comporte trois albums, dont ce Nights Out, leur deuxième, sorti en 2008. Leur dernier, intitulé The English Riviera vient de sortir, mais à la lecture de cette critique, vous comprendrez aisément que je n’ai pas du tout l’intention d’aller voir ce que cela peut donner.

Effet, Nights Out est tout simplement mauvais. Si seulement, il n’était que sans intérêt, transparent ou juste oubliable. Non, il est carrément déplaisant, voire pénible à écouter pour certains titres. On passe de l’étonnement quand la musique nage en plein ridicule à la consternation quand la musique s’apparente à l’antithèse totale du mot harmonie. Ca a l’intérêt artistique de David Gueta et l’énergie de Massive Attack. Et autant vous dire que le mélange est indigeste.

Certains trouveront peut-être un côté vintage à ce son qui semble parfois sortir tout droit des synthétiseurs Bontempi de notre enfance. Mais au moins, quand nous cassions les oreilles de nos parents, personne n’aurait eu l’idée d’en faire un disque. Bon, je suis un peu sévère car quelques fois dans Nights Out surgit un véritable instrument de musique. Et immédiatement, cela ressemble presque alors à de la vraie musique. Heartbreaker, Side 2 et surtout On Dancefloors s’écoutent ainsi sans donner envie de s’enfuir en courant, mais sans donner envie de sauter au plafond, ni se rouler par terre de plaisir.

Parfois, Nights Out rappelle l’excellent groupe anglais Just Jack, qui lui fait vraiment de l’électro-pop de toute première qualité. Mais Metronomy a infiniment moins de talent et le résultat sonne comme une mauvais parodie. Si les titres sont assez variés, on ne peut pas vraiment parler de créativité, mais tout simplement de grands n’importe quoi successifs. Quand on affiche aussi peu de maîtrise de son art, ce n’est pas très difficile d’arriver à des résultats toujours différents.

Je ne vais donc pas appesantir plus longtemps sur ce Nights Out de Metronomy qui ne va définitivement pas me réconcilier avec l’électro. Enfin, même sans aimer ce genre musical, j’ai du mal à concevoir une telle médiocrité artistique.

Avant d’en finir, faisons le tour des titres de Nights Out.

1.: Nights Out
Une ambiance étrange pour ce morceau introductif.

2.: End Of You Too
Electro plus enjouée, mais assez nulle…

3.: Radio Ladio
Enfin du chant se pose sur la musique. Du coup, ça ressemblerait presque à quelque chose. Presque…

4.: My Heart Rate Rapid
Nul et inaudible.

5.: Heartbreaker
Plus jazzy et peu meilleur.

6.: On The Motorway
Instrumental ridicule.

7.: Side 2
Plus mélodieux et élaboré.

8.: Holiday
Horrible, dissonant, pénible.

9.: Thing For Me
Voix suraiguë pénible sur une instrumentation sans intérêt.

10.: Back On The Motorway
Ca ressemble beaucoup à du Just Jack, mais en moins bien…

11.: On Dancefloors
C’est mieux… Dommage, le CD est presque fini.

12.: Nights Outro
Oh une guitare !

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