NOUVELLE ANNEE, NOUVEAUX ESPOIRS

monfilstsongaEn commençant à écrire ces quelques lignes, je me dis que je n’ai pas peur de me répéter. En effet, voici un nouvel article sur nos nouveaux Mousquetaires du tennis français, un de mes sujets de dissertation favoris. Le problème est que le thème central est toujours le même : des espoirs pour l’avenir. Le fait que je me sente obligé de les reformuler encore et encore montre bien qu’ils n’y ont toujours pas complètement répondu.

Mais cette fois, j’y crois… Ok, je le dis à chaque fois, toujours convaincu que cette fois sera la bonne. Sauf que je me suis jusqu’à présente toujours plus ou moins trompé. Cependant, cette première semaine de tennis de l’année, avec une finale franco-francaise à Doha et la demi-finale de Gilles Simon à Brisbane me donnent à penser que jamais la conjoncture ne fut aussi bonne… mais c’est peut-être avant tout parce que la concurrence donne des signes de faiblesse.

Sur les 27 derniers tournois du Grand Chelem, un seul (l’US Open 2009) a échappé au trio Federer-Nadal-Djokovic. Nous vivons une période comme le tennis n’en a jamais connu et il est devenu presque impossible de se faire une place au soleil. Quand on voit comment le quatrième homme, Andy Murray, doit se contenter de maigres miettes, on se dit que ceux qui suivent ne peuvent guère espérer que des victoires dans des tournois de deuxième rang.

Mais entre l’âge de Federer, la santé de Nadal et le caractère slave de Djokovic, on se dit que la fin du règne absolu du trio infernal est proche. Bon bien sûr, le caractère slave constitue surtout un cliché ridicule et rien n’indique que le Serbe va connaître une moindre baisse de régime cette année. Cependant, on peut parier en 2012 sur un vainqueur en Grand Chelem qui connaîtrait pour la première fois cet honneur. Dans ce cas, pourquoi pas un de nos joueurs tricolores.

Jo-Wilfried Tsonga semble être celui taillé pour ce rôle. De la constance, malgré une certaine fragilité physique, et surtout une immense dose de talent, voilà de beaux atouts. Seule lui manque encore trop souvent cette faculté à se sublimer le jour J. A force de le répéter, on finit par se dire que cette caractéristique est profondément ancrée en lui, mais je crois qu’il serait encore prématuré de baisser les bras.

Ce mental qui autorise les exploits, Gael Monfils le possède. Par contre, la constance et la motivation de tous les instants ne sont toujours pas son fort. J’ai parfois dit beaucoup de mal de ce joueur à ces débuts. J’avoue humblement que je n’aurais jamais imaginé le voir à ce niveau pendant si longtemps. Cependant, les reproches restent les mêmes, même si un immense talent, supérieur à ce que j’imaginais, arrive à souvent à les compenser.

Gilles Simon reste de loin le moins médiatique des quatre, mais peut-être pas le moins talentueux. 2011 fut une année plutôt décevante, marquée aussi par les blessures. On peut croire que 2012 sera l’année où son ascension reprendra… ou pas. Ses mauvais résultats en Coupe Davis, malgré les excuses que le joueur avance, démontrent bien qu’il lui manque tout de même un tout petit peu de l’étoffe d’un très grand champion.

Enfin Richard Gasquet… Bon, j’ai déjà tellement dit de chose qui ne se sont pas vérifiées avec lui que cette fois-ci, je me contenterai d’un qui vivra verra.

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