BECAUSE OF THE TIMES : C’était mieux après

becauseofthetimeskingsofleonJ’avais déjà rédigé une critique d’un album de Kings of Leon. Il s’agissait de Only by the Night, sorti en 2008 et qui les avait définitivement propulsé sur le devant de la scène rock mondiale. Je l’avais jugé assez bon, très propre, parfaitement maîtrisé, mais pas forcément parcouru par une souffle de génie et une créativité débridée. Cette fois-ci, je vais remonter le temps et vous parler de Because of the Times, sorti un an auparavant et qui permet de mesurer à quel point le groupe a pu progresser d’un album à l’autre.

Petit rappel, sur Kings of Leon : il s’agit d’un groupe de rock alternatif (je ne sais toujours pas ce que ça veut dire…) originaire de Nashville et est composé de trois frères et de leur cousin. Bref, on fait les choses en famille. D’ailleurs, il tire son nom du prénom des deux grand-pères des trois frangins. Leur plus grand tube à ce jour s’appelle Sex on Fire et on le trouve sur l’album Only by the Night.

Autant j’ai apprécié Only by the Night, autant Because of the Times m’a très fortement déçu. La faute avant tout à la voix de Caleb Followhill. Elle est vraiment particulière et donne sa personnalité au groupe. Elle est un rien cassée et éraillé, mais avec beaucoup de profondeur. Mise en valeur, elle est un atout. Dans le cas contraire, elle devient carrément pénible et disgracieuse. Et dans de nombre titre de cet album, elle casse bien plus les oreilles qu’elle ne les enchante.

A côté de ça, Kings of Leon a déjà cette maîtrise dans les arrangements et les instrumentations. Cependant, ils nous livre un grand nombre de titres aux sonorités sombres pour ne pas dire sinistres. Ca tourne parfois en rond, ne décolle jamais vraiment et reste souvent d’une grande platitude. Bref, on sent qu’ils savent vraiment bien manier leurs instruments, mais pas forcément quoi en faire. Ca manque d’une vraie créativité et le plus souvent d’énergie et de conviction. Ce n’est pas toujours mélodieux et quand ça l’est, ça n’est jamais vraiment entraînant et encore moins enthousiasmant.

Si on devait tout de même retenir quelque chose de positif de Because of the Times, on retiendrait deux titres. Ragoo d’abord est un des rares moments où Kings of Leon daignent mettre un tantinet d’énergie dans leur musique. Cela n’est pas débridé, mais au moins, ils n’ont pas l’air de jouer avec le frein à main enclenché. Ensuite, Fans, une belle ballade et surtout peut-être le seul morceau où la voix si particulière de Caleb Followhill est vraiment mise en valeur et se transforme en un vrai vecteur pour transmettre de l’émotion. Vraiment dommage que tout l’album ne soit pas à l’image de ces deux titres. Cela n’en aurait pas fait un pur chef d’œuvre, mais au moins un petit moment de plaisir musical.

Heureusement, Kings of Leon a sorti deux albums bien meilleurs depuis ce Because of the Times. Ce dernier révèle un certain potentiel, mais encore largement inexploité. La voix de Caleb Followhill est une arme à double tranchant. Sur cet album, c’est le groupe qui en fait les frais.

Pour finir, faisons le tour des titres que l’on trouve sur Because of the Times.

1.: Knocked Up
Un rock acoustique, presque country.

2.: Charmer
Un morceau plus rock, plus sombre, mais surtout pas terrible.

3.: On Call
Un titre qui reste plat et assez sinistre.

4.: McFearless
C’est lent, un peu distordu et surtout assez moche.

5.: Black Thumbnail
Un titre plus guilleret, mais la voix y est vraiment insupportable.

6.: My Party
Un morceau tout en maîtrise, mais où il manque l’étincelle.

7.: True Love Way
Un titre qui tourne en rond.

8.: Ragoo
Un peu plus de conviction et d’énergie.

9.: Fans
Une ballade maîtrisée qui exploite très bien la voix ce coup-ci.

10.: Runner
Un ballade plus triste, bien mais sans plus.

11.: Trunk
Un titre éthéré mais sinistre.

12.: Camaro
La voix part carrément en sucette.

13.: Arizona
Un rock lent, maîtrisé, mais sans génie.

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