IRRATIONALITE IMPATIENTE

patoCe soir, j’aurais pu décider de réagir à chaud à l’actualité et vous proposer un article sur la perte du triple A que vient de subir notre pays. Et puis, je suis dit qu’il n’y avait pas le feu. A la fois, il ne s’est rien pensé entre hier et aujourd’hui qui fasse que tout ait subitement changé. Je vais donc vous parler plutôt du PSG, qui reste quand même mon sujet de dissertation préféré…surtout pour dire du mal de Leonardo.

Après le transfert raté de Beckham, qui a fait sourire gentiment toute la planète football, voici le bide engendré par l’annonce de la venue de Pato. Ceci ne tend à prouver qu’une seule chose : l’incompétence du directeur sportif parisien qui prouve jour après jour qu’il n’apporte guère de plus value au club. On peut lui accorder le crédit de la venue d’Ancelotti, sauf que rien ne vient démontrer que le PSG avait besoin de changer d’entraîneur.

Leonardo et la direction qatarie, par leur manque de patience et leur refus de faire grandir le club progressivement, commettent en fait une double erreur. Déjà sportivement, tout cela est aussi superflu qu’inutile. Le club est en tête du championnat et n’a donc aucun besoin impérieux de renforts immédiats (ni de changement d’entraîneur… mais bon j’en ai déjà largement parlé). L’arrivée de Maxwell constitue notamment une bien meilleure nouvelle pour l’équipe que la venue de n’importe quelle star, puisque les défenseurs latéraux sont le maillon faible de l’équipe. Un groupe, ça se construit patiemment joueur à joueur, selon un subtil équilibre et non pas en empilant les noms ronflants.

Tout cela est évidemment économiquement irrationnel. Le PSG ne va pas acquérir l’attractivité d’un très grand d’Europe du jour au lendemain. Il faut donc sortir le carnet de chèques et miser gros, très gros. En effet, on a beau dire, les footballers ne s’offrent pas forcément au plus offrant. Quand on gagne déjà plusieurs millions d’euros par an au Milan A.C., on peut se passer d’en gagner un ou deux de plus dans un club au prestige inférieur. Surtout que cela risque d’entraîner une diminution des revenus publicitaires, ces derniers constituant une bonne part de leurs revenus.

La voie choisie ne pourra donc que conduire à une surenchère dont les résultats restent très hasardeux. On ne va pas pleurer sur les millions perdus des Qataris… Par contre, si on pleure un échec pour la conquête du titre en fin de saison, Leonardo pourra sérieusement s’inquiéter pour son avenir. Et ça non plus, ça ne va pas nous faire pleurer.

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