MONTPELLIER, UN DAUHPIN TOUJOURS LA

montpellierJe viens de m’apercevoir que 4 des 5 derniers articles de ce blog ont été consacrés au Paris-Saint-Germain. Alors certes, je revendique complètement le statut de supporter tout à fait partial. Certes, le club de la capitale a donné de nombreuses raisons (bonnes et surtout mauvaises) de faire parler de lui. Mais tout de même, l’actualité footballistique ne se limite pas aux mufleries de Leonardo. Car si Paris reste le grand favori pour le titre en fin de saison, il devra visiblement compter sur une concurrence acharnée de son surprenant dauphin : Montpellier.

 

J’ai toujours beaucoup aimé le club de Louis Nicollin, bien avant même de savoir à quoi cette ville pouvait bien ressembler. Cette affection est née avec le très beau parcours en Coupe des Coupes du club héraultais, lors de la saison 1990-91, la première que j’ai suivi. Je garde un vrai souvenir de ce match retour contre Manchester United, en quart de finale, perdu 2-0, après une bévue du gardien Claude Barrabé, alors que le match aller, 1-1 à Old Trafford, avait fait naître de grands espoirs. Valderama, Ziober, Xuereb et un certain Laurent Blanc, formaient une très belle équipe.

 Alors bien sûr depuis, Louis Nicollin a quelque peu cessé de me faire rire. Ses sorties à la limite de l’homophobie, son complexe de persécution, ses dérapages verbaux à répétition gâchent quelque peu l’admiration que l’on peut avoir pour l’homme et tout ce qu’il a accompli avec son club. Et quoiqu’il puisse en penser, il n’y a pas que les Parisiens qui le trouvent grossier et vulgaire. 

Montpellier est aussi un club sympathique parce qu’il a toujours misé sur la formation. Si Laurent Blanc reste le joueur le plus marquant qui ait été formé au club, d’autres internationaux en sont issus : Gérald Passi, Pascal Baills, Laurent Robert et un autre champion du monde, Vincent Candela. Et c’est sans compter tous les bons joueurs de notre championnat comme Jérôme Bonnissel, Kader Ferahoui, Ibrahima Bakayoko ou encore Bruno Carrotti. Cette tradition se poursuit encore aujourd’hui avec Younes Belhanda ou Mapou Yanga-Mbiwa.

 

Et si Montpellier réussit une telle saison, c’est avant tout grâce à deux hommes un peu moins médiatiques que Loulou Nicollin. Tout d’abord, René Girard, l’entraîneur, arrivé au club après avoir été poussé hors de la Direction Technique National par un Gérard Houllier qui a toujours adoré les intrigues de palais. Il attaque sa troisième saison au club où on lui a laissé le temps de bâtir une équipe de haut niveau, composé de jeunes formés au club et aussi de recrues aux rapport qualité-prix défiant toute concurrence. On pense en particulier à Olivier Giroud, bien sûr, mais aussi au Chilien Estrada, à John Utaka ou à Geoffrey Dernis. 

Cette politique de recrutement particulièrement intelligente porte un nom : Nicollin. Mais pas Louis, qui a souvent eu tendance au cours de l’histoire du club à commettre de grosses erreurs à ce niveau là. Non, c’est aujourd’hui son fils, Laurent, qui s’il est discret dans les médias, réalise un travail remarquable et est devenu le vrai dirigeant de ce club. Bref, il a le talent de son père, mais pas ses défauts.

 

Le plus dur pour un club comme Montpellier reste de se maintenir à un tel niveau. Son effectif est déjà objet de bien des convoitises et on sait à quel point il est parfois difficile de se remettre du départ d’un joueur emblématique. La saison dernière, les résultats ont été moyens et le transfert de Tino Costa à Valence n’y était sûrement pas étranger. Le club connaîtra forcément des hauts et des bas, ne pouvant rivaliser financièrement avec ses concurrents directs.

Mais pour l’instant le club est très haut. J’espère simplement, malgré toute l’affection que j’ai pour lui, qu’il ne grimpera pas encore un échelon en fin de saison.

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