TANT QU’IL Y AURA DES QUEVILLY

quevillyLe sport en général, et le football en particulier, génère ses légendes, ses mythes, ses évènements inexplicables, qui fascinent les amateurs et laissent perplexes les rétifs. L’équipe de Quevilly contribue à cette irrationalité qui rend le sport si passionnant. Pourquoi ce petit club obtient-il si souvent, et ce depuis des décennies, des résultats aussi brillants en Coupe de France ? Bonne question, merci de l’avoir posé…

On peut arguer que Quevilly a toujours été un des meilleurs clubs amateurs de France. Du coup, qu’il soit le Petit Poucet le plus récurent de cette compétition aurait quelque chose de logique. Sauf que cela n’est plus vrai depuis longtemps, sans que les résultats en Coupe ne déclinent, et leur piètre classement en National cette année le démontre une nouvelle fois. Ce n’est pas la première équipe, même amateur, à avoir des résultats diamétralement opposés entre la Coupe et le Championnat, mais cela n’explique toujours pas pourquoi cela arrive à cette équipe si souvent et pas à une autre.

Reste le fameux, « c’est une équipe de Coupe ». Sauf que ce n’est pas une explication, c’est juste une autre façon de formuler le même constat. Certes, cela renvoie à une forme de « culture » d’un club, de son attachement, de sa motivation pour une certaine compétition. Mais on ne sait toujours pas comme cela naît et comment surtout cela finit par se traduire par des résultats sur le terrain. Ce n’est pas l’histoire, l’héritage du passé qui ont marqué trois buts hier soir face à l’OM. Ce sont les joueurs d’aujourd’hui, pas ceux d’hier.

En fait, cette réussite renvoie à un élément primordial pour la réussite d’un sportif : la confiance. En rentrant sur le terrain avec ce maillot sur les épaules, les joueurs de Quevilly étaient persuadés que l’exploit était possible. On est là dans une forme de superstition auto-réalisatrice, d’effet placébo comme la confiture sur le nez du schtroumpf chétif dans les Schtroumpfs Olympiques. Et sans doute, les joueurs de l’OM ont subi l’effet exactement inverse. En s’imaginant qu’ils pouvaient perdre, ils avaient sans doute déjà perdu.

Tant qu’il y aura des Quevilly, la Coupe de France restera une compétition à nulle autre pareil. Sa légende s’est encore enrichie hier soir, sans pouvoir vraiment comprendre comment tout cela a pu arriver une nouvelle fois. Mais si on arrivait à trouver des explications rationnelles à tout ça, la magie disparaîtrait.

Et ça serait bien dommage…

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