TITANIC : 3D, 2D, on s’en fout, seule demeure la légende

titanicafficheIl y a les films. Puis il y a les bons films. Ensuite les grands films. Et enfin, il y a les films qui se situent au-delà de tout ça. Les films qui vous rappelle pourquoi vous pouvez aimer si passionnément le cinéma. Les années passant, ils deviennent ce qu’on appelle des classiques, continuant d’émerveiller générations après générations. Titanic fait incontestablement partie de ces films-là. Alors avoir l’occasion de le revoir sur grand écran est une chance qu’il ne faut pas laisser passer.

Jack Dawson gagne sa place sur le Titanic quelques minutes avant le départ, à l’occasion d’une partie de poker. Sur le bateau, il sauve Rose du suicide. La jeune femme, passagère de première classe est la fiancée d’un riche héritier qu’elle méprise. Mais sa mère, désargentée, compte sur ce mariage pour survivre. Malgré le dilemme, des sentiments que rien ne pourra arrêter vont naître entre Rose et Jack. Que rien ne pourra arrêter, sauf peut-être un célèbre iceberg.

Bon, commençons par un mot sur la 3D. Personnellement, je trouve que c’est comme la galette, c’est bon quand c’est bien fait. Ca a l’avantage de mettre en valeur les arrières-plans en leur donnant de la profondeur. Sauf que ce film se passe essentiellement soit en intérieur, soit avec l’océan à perte de vue en fond. Bref, la 3D est techniquement très réussie mais n’avait de toute façon pas grand chose à apporter.

Revenons donc au cœur du sujet. Titanic est un film Kisscool. Un film double effet. D’un côté, vous avez l’intrigue, cette histoire d’amour archi-classique, mais dans lequel on se laisse prendre grâce à ses personnages. James Cameron nous raconte une histoire éternelle mais qui n’a jamais lassé. De l’Iliade à Titanic, tant d’auteur nous ont compté des passions impossibles entre deux êtres que tout sépare. Le roi et la bergère, même si, ici, on est plutôt face à la reine et le berger. On n’est pas vraiment surpris par le fond de l’histoire, mais qu’importe, elle est trop bien racontée pour qu’on n’en tienne rigueur.

De l’autre côté, il y a bien sûr le décor. L’océan, un bateau, mais surtout un mythe, celui du Titanic. Là-aussi, quelque part, on est face à une histoire éternelle. Celle de la folie des grandeurs humaine qui finit toujours par se terminer en désastre. Ce paquebot fut une Tour de Babel moderne. La plus grande force de James Cameron est d’avoir su faire revivre ce mythe en mêlant son intrigue avec toutes les anecdotes déjà connues, comme l’orchestre qui joue jusqu’au bout. La petite et la grande histoire se mêlent. Bien sûr, quelques effets spéciaux ont un peu vieilli, notamment les survolés du bateau, où les passagers ont l’air de personnages de vieux jeux-vidéos. Mais tout cela est bien fugace et le décor de ce film continue d’émerveiller, de faire rêver, de fasciner.

titanicEnfin, le génie de Titanic tient dans le talent de James Cameron, qui n’est peut-être pas le plus grand réalisateur de l’histoire d’un point de vue purement artistique, mais qui a toujours été remarquablement imaginatif et inventif. Ce film est le seul à ma connaissance à contenir sa propre bande-annonce. La première partie où est présentée une reconstitution numérique du naufrage nous met à la bouche « Quoi ? Nous allons assister à ça, mais c’est incroyable ! ». Le spectateur brûle alors d’impatience et ne ressortira plus jamais du film. Désormais, on est peut-être moins facilement impressionné par les effets-spéciaux, mais la scène où le paquebot se retrouver à la verticale avant de sombrer définitivement reste une des plus spectaculaires de l’histoire du 7ème art.

Titanic restera à jamais dans nos mémoires, c’est aussi grâce à son duo d’acteurs. Bon, Leonardo Di Caprio était encore dans sa phase « j’ai une tête d’ado prépubère » qui m’horripilait franchement à l’époque. Mais le talent est déjà là et on comprend aisément que Rose puisse vouloir tout lâcher pour lui (surtout quand on voit ce qu’il l’attend par ailleurs). A ses côtés, l’immense Kate Winslet commençait une grande carrière qui lui a valu 5 nominations aux Oscars, bien qu’elle tourne finalement assez peu, avant d’être enfin récompensée pour The Reader. Sa présence à l’écran, son charisme, font d’elle la vraie seconde star de ce film… après le bateau bien sûr.

Quand on pense à Titanic, on ne sait pas quel est est son plus grand exploit. Celui d’être le film ayant fait le plus d’entrées dans l’histoire du cinéma en France ou bien celui de nous faire supporter Céline Dion pendant le générique de fin. Quoiqu’il en soit les deux sont la marque d’un film inoubliable.

Fiche technique :
Réalisation et scénario : James Cameron

Production : James Cameron et Jon Landau (producteurs) ; Rae Sanchini (producteur délégué) ; Al Giddings, Grant Hill et Sharon Mann (co-producteurs) ; Pamela Easley (productrice associée)

Musique: James Horner

Direction artistique : Martin Laing et Charles Dwight Lee, sous la supervision de Peter Lamont

Costumes : Deborah Lynn Scott

Photographie : Russell Carpenter

Sociétés d’effets spéciaux : notamment Digital Domain et Industrial Light & Magic

Son : Christopher Boyes

Montage : Conrad Buff, James Cameron et Richard A. Harris

Durée : 194 minutes

Casting :
Leonardo DiCaprio : Jack Dawson

Kate Winslet : Rose Dewitt Bukater jeune

Billy Zane : Caledon Hockley

Bill Paxton : Brock Lovett

Gloria Stuart : Rose Dawson Calvert âgée

Frances Fisher : Ruth Dewitt Bukater

David Warner : Spicer Lovejoy

Lewis Abernathy : Lewis Bodine

Danny Nucci : Fabrizio De Rossi

Suzy Amis : Lizzy Calvert

Jason Barry : Tommy Ryan

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