L’ENTRE DEUX-GUERRES, TOME 2 : LE BOUCANIER DU ROI (Raymond E. Feist) : L’aventure continue

leboucanierduroiNouvelle ballade à Midkemia, avec L’Entre-deux Guerres, tome 2 : le Boucanier du Roi. Un nouveau récit d’aventures indépendant, mais qui nous permet de retrouver les personnages que l’on apprécie et cet univers qui devient de plus en plus familier. Même si pour le coup, le roman va nous emmener vers des rivages encore inconnus.

7 ans ont passé depuis les évènements de Prince de Sang. Le plus jeune fils du Prince Arutha, Nicholas est désormais un jeune homme. Mais il reste quelque peu timide et réservé, bien que son écuyer, Harry, l’entraîne sur quelques mauvais coups. La faute à un léger handicap, un pied déformé, qu’il a appris à compenser mais qui fait qu’on a toujours cherché à le ménager. Son père décide alors de l’envoyer passer quelques temps à Crydee, loin de la cour princière. Mais ce voyage va l’entraîner beaucoup plus loin que prévu lorsque la cité est attaqué par une force aux motivations mystérieuses.

A première vue, ceux qui ont lu l’ensemble des romans qui ont précédé cet l’Entre-deux Guerres, tome 2 : le Boucanier du Roi pourront se dire que celui-ci est un retour aux sources puisqu’il nous ramène à Crydee, le royaume où tout a démarré dans Pug, l’Apprenti. Il n’en est rien puisque nos héros n’y resteront pas longtemps et embarqueront rapidement pour une destination encore inconnue. Cela prouve la volonté de Raymond E. Feist de se renouveler dans ces deux récits qui marquent une transition entre deux époques beaucoup plus dramatiques.

L’Entre-deux Guerres, tome 2 : le Boucanier du Roi nous propose une autre nouveauté, en la personne de Nicholas qui n’était précédemment qu’un enfant dont l’existence n’était que signalée. Cela permet de nous proposer des thèmes nouveaux quant à la psychologie des personnages, même si l’attirance de Raymond E. Feist pour le « roman d’apprentissage » demeure évidente. Mais que ceux ayant peur de l’inconnu se rassure, le récit laisse également une large place à Amos Trask, l’ancien pirate, devenu capitaine de la flotte royale qui a déjà joué un rôle très important dans les premières Chroniques de Krondor.

Comme pour le tome précédent de l’Entre-deux Guerres, le Boucanier du Roi est de l’heroic fantasy que l’on pourrait qualifier de soft. En effet, si la magie est présente, elle joue quand même un rôle très mineur. On est plus dans des éléments de fantastiques qui viennent enrichir un récit d’aventures très classique, un peu comme un Indiana Jones (même si la comparaison est un peu osée, je l’admets). Les allergiques aux dragons et aux elfes pourront donc se laisser tout de même tenter, bien qu’il risque quand même d’en croiser un ou deux aux détours du récit.

L’Entre-deux Guerres, tome 2 : le Boucanier du Roi reste globalement très agréable à suivre. Riche en rebondissements, il n’est peut-être pas le plus passionnant de la saga, mais reste tout de même d’un très bon niveau. Les nouveautés apportées, la richesse des péripéties procurent beaucoup de plaisir au lecteur qui ne s’ennuie pas une seule seconde. La manière dont Raymond E. Feist arrive à cacher le plus longtemps possible les réels intentions des ennemis créent une tension permanente dans le roman.

Le style de Raymon E. Feist reste toujours plaisant. On pourra cependant reprocher à l’Entre-deux Guerres, tome 2 : le Boucanier du Roi certains passages un peu confus. En effet, en nous emmenant dans des royaumes totalement nouveaux, le lecteur a besoin de retrouver ses repaires pour bien comprendre qui sont les forces en présence. Il est vrai que le récit ne prend pas toujours le temps au lecteur de s’en imprégner et ce dernier a parfois du mal à se rappeler qui est qui. Cependant, cela ne lui que très peu au plaisir de la lecture.

L’Entre-deux Guerres, tome 2 : le Boucanier du Roi se situe donc la lignée de cette grande saga d’heroïc fantasy, particulièrement plaisante à suivre.

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