UNE GRANDE BOUCLE DEJA BOUCLEE ?

bradleywigginsBradley Wiggins était le grand favori de ce Tour de France dessiné pour les rouleurs comme lui et il n’a pas déçu. Si bien que sa victoire écrasante dans le contre-la-montre d’hier pourrait nous annoncer une des Grande Boucle les plus ennuyeuses depuis des lustres, nous renvoyant au temps où Miguel Indurain tuait la course dès le premier contre-la-montre. Certes, les écarts ne sont pas si imposants qu’à l’époque, mais on voit mal comment ils pourraient être comblés par une concurrence visiblement en demi-teinte.

Sauf qu’il n’existe jamais de certitude. Bradley Wiggins semble invincible, mais il est encore trop tôt pour être déjà affirmatif sur son potentiel sur trois semaines. Lors des dernières éditions, il a parfois déçu, ne se mêlant jamais à la course à la victoire, ni même au podium. Cette saison, il semble avoir franchi un cap, aidé par une armada à son service. Mais une défaillance n’est jamais impossible et le métronome Cadel Evans pourrait bien en profiter. La spécificité et toute la difficulté du Tour est bien dans la répétition des efforts et on a vu des leaders plus solides s’écrouler soudainement.

La haute montagne commence demain. Cependant, le programme semble trop léger pour pouvoir déstabiliser l’Anglais. On peut espérer que le Tour 2012 soit aussi spectaculaire que celui de l’an dernier… comme on peut espérer gagner au Loto…

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